Le narcotrafic prospère dans la rue de Causserouge située en plein centre-ville à Bordeaux, au grand dam des habitants, contraints de vivre avec les drogués qui envahissent leurs parties communes.
« Mardi soir, il y a un mec qui était encore là. Il avait coincé une grosse cuillère dans la porte pour la bloquer. Je lui ai dit de dégager, il a demandé à récupérer sa cuillère. C’est folklorique. » Devant le 20, rue de Causserouge, à 400 mètres du Cours Victor Hugo, en plein centre-ville de Bordeaux, Myriam* est dépitée. Le hall de son immeuble est squatté depuis des années mais le problème s’est aggravé au cours des derniers mois avec la multiplication des dealers et des drogués qui viennent se piquer dans sa cour. Porte d’entrée blindée, vidéosurveillance, digicode et numéros de police affichés sur la porte d’entrée… Rien n’y fait.
« On est squatté depuis des lustres. La SDF qui avait pris l’habitude de dormir dans le renfoncement du 4e étage ramenait des mecs pour se prostituer. Les autres fouillaient dans les poubelles et déféquaient dans la cour », témoigne-t-elle. Un matin, elle explique avoir eu juste le temps de se reculer pour ne pas être frappée par la porte d’entrée qu’un squatteur enfonçait. La situation a atteint son paroxysme, un soir vers 22 heures, alors qu’elle rentrait du travail : « J’ai trouvé un couple copulant dans l’escalier. La fille était défoncée. Elle m’a crié dessus d’un air menaçant quand j’ai voulu passer pour rentrer chez moi. » […]
Merci à Taxi Girl




