Un différend commercial de 93,62 euros a viré au drame. Le procès d’Ousmane Diallo s’est ouvert mardi matin devant la cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun. Cet homme de 67 ans, de nationalité sénégalaise, est jugé pour assassinat et tentative d’assassinat. La question de sa santé mentale traverse les débats.
Les faits trouvent leur origine dans un litige lié à des appels surfacturés vers le Sénégal. Client de la boutique Bouygues, Ousmane Diallo s’en prend soudainement à un jeune vendeur de 18 ans, en apprentissage, qu’il ne connaît pas. Il lui assène un coup de couteau au thorax. À proximité, Théo, présent avec un client, est à son tour poignardé au niveau du cœur. L’accusé tente ensuite de s’en prendre à un troisième vendeur.
Blessé, Théo parvient à sortir de la boutique, traverse quelques mètres dans la galerie marchande avant de s’effondrer. Il succombe quelques instants plus tard à une plaie cardiaque provoquée par une arme blanche.
L’accusé comparaît pour meurtre avec préméditation et tentative d’assassinat. Devant la cour, la question de son état psychique au moment des faits doit être examinée.








