EXCLUSIF – Paris Match. (…) Elle est une nouvelle venue dans la galaxie libérale-conservatrice. La Ligue des Libertés se veut le pendant de droite de La Ligue des droits de l’Homme, jugée trop militante et loin de ses combats originels. Une association regroupant avocats, juristes et des personnalités de la société civile, toutes identifiées pour leurs engagements au sein de ce segment politique, dotée d’un conseil de scientifique de nombreuses personnalités : les anciens ministres chiraquiens et sarkozystes Noelle Lenoir, Renaud Dutreil et Pierre Lellouche – qui s’affichait récemment avec la candidate Sarah Knafo à Paris -, l’omniprésent pénaliste Thibault de Montbrial, l’avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État, François-Henri Briard – par ailleurs conseil de François Fillon dans l’affaire dite du « Penelopegate » –, le magistrat, auteur et ancien candidat LR/RN aux législatives Charles Prats, son confrère spécialiste en contentieux Cédric Dubucq, défenseur d’une centaine d’enseignes de prêt-à-porter face à Shein fin 2025.
La Ligue des Libertés n’avance pas masquée. Son fondateur et porte-parole, le vice-président de l’UDR Guilhem Carayon, s’est donné pour mission de « faire respecter le droit en engageant des actions contentieuses stratégiques lorsque l’intérêt général et national l’exige ». Le tout financé par le projet Périclès du milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin : « Notre boussole est le droit et non l’idéologie, déroule Guilhem Carayon auprès de « Paris Match ». La Ligue des Libertés entend porter la voix des sans-voix devant les tribunaux, afin que le droit se remette enfin au service du peuple. »
Au programme : « protection de l’argent du contribuable » et « lutte contre le gaspillage des deniers publics », « défense des serviteurs de l’État et du patrimoine culturel »,… Et de premières actions, contre Booking « qui ne respecte pas ses obligations en matière de reversement de la taxe de séjour aux collectivités, des pertes chiffrées à plusieurs à plusieurs millions d’euros pour chacune d’entre elle » ; mais également « pour rendre justice à Quentin », militant nationaliste de 23 ans, mort lynché par des militants d’extrême gauche.
« Nous attaquerons l’État lorsque ses défaillances seront manifestes, notamment en matière de sécurité, de politique migratoire, d’aide sociale à l’enfance, poursuit le jeune homme, promet Guilhem Carayon. Nous défendrons la liberté d’expression et mènerons des actions relatives à la guerre économique, contre les stratégies d’influence et les risques de déstabilisation. A chaque procédure, nous engagerons aussi une action médiatique afin de faire évoluer les esprits sur le point de droit soulevé. » (…)
Ancien président des Jeunes LR et rare cadre à avoir suivi Éric Ciotti dans son alliance avec le Rassemblement national en juin 2024, le jeune homme de 26 ans tout juste reçu au barreau de Paris juge que « le droit est aujourd’hui instrumentalisé par une partie de la gauche », laquelle mènerait « une véritable guérilla juridique » (…)
→ Leur site : www.liguedeslibertes.fr





