08/02/2026
Trois jours après l’enlèvement en Isère d’une magistrate grenobloise – dont le compagnon dirige une entreprise lyonnaise liée aux cryptomonnaies – et de sa mère, l’enquête s’est subitement accélérée.
Ces samedi et dimanche, cinq suspects ont été interpellés , a indiqué, ce dimanche, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, confirmant une information de nos confrères du Parisien.
Ces cinq personnes, âgées de 18 à 20 ans, ont été placées en garde à vue à Lyon et des perquisitions ont été effectuées.
Selon les informations du Dauphiné libéré , trois de ces mis en cause ont été arrêtés ce samedi 7 février vers 22 heures à Chambéry en Savoie : deux hommes, alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans un bus pour fuir vers l’Espagne, et la petite amie de l’un d’eux qui s’en serait rendue complice en les conduisant en voiture jusqu’à la gare routière.
Les deux autres suspects ont, pour leur part, été arrêtés ce dimanche vers 10 h 30 sur la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon dans le Rhône.
Aucune rançon n’avait été payée mais la jeune magistrate présentait des traces de coups à la tête et des hématomes sur tout le corps qui lui ont valu 15 jours d’ITT après un premier examen. Deux jours d’ITT ont été délivrés à sa mère.
Les cinq personnes interpellées ce week-end par les enquêteurs de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) sont donc soupçonnées d’avoir fait partie du commando qui les a kidnappées ou de l’avoir aidé en termes de logistique.
Mais il ne fait aucun doute que ces très jeunes gens, visiblement inexpérimentés, obéissaient à un commanditaire qui, selon une source judiciaire, les aurait recrutés via les réseaux sociaux.
L’enquête, qui se poursuit sous la direction du parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon, a désormais pour vocation d’identifier ce commanditaire et de l’arrêter à son tour. (…)
06/02/2026
« J’ai entendu taper contre la porte du garage et des appels au secours ».« Les deux femmes étaient à l’intérieur. J’ai vu que la plus jeune portait des traces de violences. Toutes deux semblaient particulièrement choquées et épuisées. Elles n’étaient pas en bon état. Elles sont tout de suite sorties ».
Une femme de 35 ans, magistrate à Grenoble, et sa mère âgée de 66 ans, enlevée dans la nuit de mercredi à jeudi en Isère, ont été retrouvées ce vendredi 6 février au matin dans un garage à Bourg-lès-Valence. Elles ont été libérées par un retraité, habitant dans un immeuble voisin.
💬 "Elles tapaient fort et criaient"
— BFM (@BFMTV) February 6, 2026
Le témoignage d'un voisin qui a libéré les deux femmes kidnappées puis séquestrées pic.twitter.com/xmH9Lb3IsC
Une magistrate grenobloise de 35 ans et sa mère âgée de 66 ans ont été enlevées dans la nuit de mercredi à jeudi à leur domicile de Saint-Martin-le-Vinoux, en Isère. Les deux femmes ont été retrouvées vivantes mais blessées, trente heures plus tard, vendredi matin, dans un garage situé à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme.
Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs individus ont pénétré vers 3 heures du matin dans la maison en défonçant la porte. Un voisin a indiqué avoir entendu une explosion, sans qu’il soit établi à ce stade si des explosifs ont été utilisés ou si l’effraction a été réalisée à l’aide d’un bélier. Le compagnon de la magistrate, dirigeant d’une société lyonnaise spécialisée dans les cryptomonnaies, était absent au moment des faits. Les deux femmes ont été emmenées de force, un témoin évoquant la vision furtive d’une personne conduite par plusieurs hommes.
L’enquête, ouverte pour enlèvement, a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée, sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon. D’importants moyens policiers ont été mobilisés pour localiser les victimes. L’objectif des ravisseurs était d’obtenir une rançon en cryptomonnaies, selon des sources concordantes.
Les deux femmes ont finalement été libérées par un habitant de Bourg-lès-Valence peu après 8 heures vendredi matin. Elles étaient retenues dans un garage situé au pied d’immeubles le long de l’avenue de Lyon. Le retraité a témoigné : « J’ai entendu taper à la porte du garage et des appels au secours. J’ai ouvert le garage et elles étaient à l’intérieur. Elles m’ont beaucoup remercié. » La magistrate présentait des traces de coups au visage et sa mère était également blessée. Toutes deux ont été transportées à l’hôpital. Aucune information n’a été communiquée sur un éventuel versement de rançon.





