Bravant la neige, qui est tombée en masse ces derniers jours, sur le nord de l’archipel, et même à Tokyo, les électeurs japonais se sont mobilisés pour redonner la majorité absolue, ce dimanche, au Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre, Sanae Takaichi, qui avait choisi de dissoudre l’assemblée législative.
Elle avait pris le risque d’une campagne-éclair d’une quinzaine de jours seulement, et semble bien avoir finalement relevé le défi. (…)
Selon les résultats encore partiels dimanche en début de soirée, le parti de la Première ministre Sanae Takaishi était déjà assuré de disposer d’au moins 349 sièges sur 465 à la Chambre des représentants, très loin au-dessus de la majorité absolue (233 sièges). (…)
Au-delà de ces calculs politiques, le Japan Times, souligne le caractère “historique” de la performance de Sanae Takaichi. Preuve en est, avant cette tournée électorale de 2026, “le meilleur résultat obtenu par le PLD lors d’une élection à la Chambre basse remontait à 1986, année où le parti avait remporté 300 sièges sous la présidence de Yasuhiro Nakasone”.
Derrière cette victoire retentissante, qui se précise d’heure en heure, se cache “l’image très fraîche et nouvelle de la Première ministre”, analyse le professeur de Sciences politiques à l’université de Tokyo, Yu Uchiyama, dans les colonnes du média anglophone. À ses yeux, c’est la personnalité de cette femme de 64 ans, “première Première ministre du Japon”, qui a porté le PLD vers ce triomphe.
Désignée Première ministre en octobre 2025 grâce à un accord de coalition fragile, Takaichi avait fait le pari de dissoudre la Chambre basse le 23 janvier et de convoquer des élections anticipées pour chercher une majorité plus solide. Le pari semble gagné haut la main, mais que faut-il s’attendre à présent ?
De l’autre côté du Pacifique, inquiet, The New York Times s’attend à une dirigeante qui “fera basculer le pays encore plus à droite sur l’immigration, la défense et l’économie”. Ceci, car comme l’explique le quotidien progressiste, Takaichi doit faire face à “la montée en puissance des groupes d’extrême droite au Japon, comme Sanseito, un parti politique qui présente certaines similitudes avec le mouvement MAGA du président américain Donald Trump”. Ce même Donald Trump qui, à la veille du scrutin, n’avait pas hésité à adouber la Première ministre japonaise qu’il avait décrite comme une dirigeante “forte, puissante et sage”.







