De 2019 à 2024, plus de 300 millions d’euros provenant d’activités criminelles auraient été blanchis à l’aide d’un système sophistiqué impliquant des sociétés françaises et des biens immobiliers en Roumanie.
Treize suspects ont été arrêtés depuis le lancement, mardi 3 février, d’une opération judiciaire en France et en Roumanie coordonnée par l’agence de coopération Eurojust. Ils appartiennent à un réseau soupçonné d’avoir blanchi les revenus illicites de diverses activités criminelles, dont le trafic de drogue. Les faits concernent la période allant de 2019 à 2024 et portent sur plus de 300 millions d’euros d’argent sale.
« Plus d’une vingtaine de perquisitions ainsi que 13 interpellations simultanées (quatre en Roumanie et neuf en France) » ont eu lieu la semaine du 2 février, précise le communiqué. « Ces interpellations surviennent dans le cadre d’une enquête initiée en France, grâce à l’important travail d’analyse de [la cellule de renseignement financier] Tracfin ». L’enquête, dirigée par deux juges d’instruction financiers, a été confiée à la brigade de recherches et d’investigations financières de la police judiciaire parisienne. […]
Les têtes du réseau sont accusées d’avoir mis en place un système fondé sur des entreprises individuelles et des sociétés par actions simplifiées permettant de blanchir, contre commission, l’argent sale d’organisations criminelles. Dans le même temps, un système de fausses factures permettait aux sociétés blanchisseuses de réduire artificiellement leurs bénéfices et les impôts dont elles étaient redevables.[…]






