Boualem Sansal a été élu ce jeudi 29 janvier à l’Académie française dès le premier tour, avec 25 voix sur 26. L’écrivain franco-algérien succède à Jean-Denis Bredin au fauteuil numéro 3 et devient le 746ᵉ « immortel » d’une institution fondée en 1635.
Cette élection intervient quelques semaines après la libération de l’auteur, emprisonné pendant un an en Algérie. Son arrestation, survenue le 16 novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger, avait suscité une mobilisation publique et institutionnelle, notamment de la part de l’Académie française, qui avait exprimé à plusieurs reprises son soutien.
L’Académie souligne plusieurs éléments ayant conduit à ce choix : la reconnaissance de son œuvre littéraire, son lien ancien avec l’institution, son engagement constant en faveur de la langue française et la dimension symbolique de son parcours, marqué par la défense de la liberté d’expression. Boualem Sansal avait déjà été distingué par le Grand Prix de la francophonie en 2013 et par le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2015 pour 2084. La Fin du monde.
Le 4 décembre 2025, lors de la séance publique annuelle sous la Coupole, il avait été largement honoré, notamment par l’attribution du Prix mondial Cino Del Duca, qu’il n’avait pu recevoir plus tôt en raison de son incarcération. Son entrée à l’Académie consacre une œuvre écrite exclusivement en français et un itinéraire intellectuel salué pour son indépendance et sa portée littéraire.






