Le militant écologiste Amine Kessaci, engagé dans la lutte contre les narcotrafics et dont deux frères ont été assassinés, a annoncé lundi 26 janvier sa candidature aux élections municipales à Marseille. Il figurera sur la liste conduite par le maire socialiste sortant Benoît Payan.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée à l’Après M, ancien McDonald’s de Marseille reconverti en « fast-food social » avec le soutien de la municipalité. Le jeune homme de 22 ans, placé sous protection policière, a expliqué vouloir porter son combat contre le narcotrafic au sein de la majorité municipale. Il affirme avoir « la garantie » que le maire soutiendra cette lutte et souhaite faire de Marseille « la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic ».
Amine Kessaci a rappelé avoir perdu deux frères : Brahim, assassiné en 2020, et Mehdi, tué le 13 novembre dernier dans ce qui est présenté comme un possible « crime d’intimidation ». « Je me dois de m’engager pour la mémoire de mon petit frère Mehdi, de mes deux frères, Brahim aussi », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant : « Je ne suis coupable de rien et je ne vivrai pas assigné à résidence ».
Durant la campagne, il entend défendre une approche non exclusivement répressive de la lutte contre le narcotrafic, plaidant pour le retour des services publics dans les quartiers, la lutte contre l’échec scolaire, le renforcement des moyens de la police et un meilleur accompagnement des familles de victimes. De son côté, Benoît Payan a mis en garde contre la progression du Rassemblement national, estimant que « Marseille est à la croisée des chemins ».










