27/01/2026
Deux ressortissants britanniques font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a-t-on appris mardi 27 janvier auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Il s’agit de deux militants d’extrême droite arrêtés le 25 janvier à Calais, soupçonnés de vouloir participer à l’opération Overlord, nom d’une expédition punitive annoncée sur les réseaux sociaux par des militants anglais anti-migrants et référence à l’opération des Alliés contre les nazis en juin 1944.
Les deux Britanniques ont été placés en centre de rétention administrative, précise la Voix du Nord. Les deux hommes avaient été placés en garde à vue pour provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences.
La liste des militants d’extrême droite interdits de territoire français s’élève désormais à douze. Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont prolongé jusqu’à mercredi 28 janvier l’interdiction de l’opération Overlord.
(Merci à Lionel.)
24/01/2026
Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont pris un arrêté interdépartemental interdisant un rassemblement intitulé « Overlord », annoncé pour samedi 24 janvier 2026 sur le littoral du nord de la France. L’initiative est attribuée à des militants issus de l’ultra-droite britannique opposés à l’immigration.
Dans un communiqué conjoint, le préfet du Nord Bertrand Gaume et le préfet du Pas-de-Calais François-Xavier Lauch évoquent une présence « récurrente » de militants de la mouvance d’ultra-droite britannique, « notamment du mouvement Raise The Colours », décrits comme impliqués dans des « actions d’intimidation » visant des personnes migrantes et des associations humanitaires. Les autorités estiment que ces agissements, « largement diffusés sur les réseaux sociaux », s’inscrivent « dans une idéologie xénophobe et anti-immigration » et « créent un risque manifeste de troubles à l’ordre public ».
Pour « prévenir toute confrontation ou atteinte à la sécurité des personnes », l’arrêté interdit tout rassemblement « de membres revendiqués du mouvement Raise The Colours » dans les arrondissements de Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer et Lille, de vendredi soir à lundi matin. Les forces de l’ordre seront, selon les préfectures, « pleinement mobilisées » pour faire appliquer la mesure ; elles ajoutent que les « membres de ces mouvements contrôlés par les forces de l’ordre seront reconduits à la frontière ».
Selon l’arrêté consulté par l’AFP, l’opération visait « à se substituer aux autorités de polices françaises afin d’empêcher » des départs de migrants vers le Royaume-Uni. Un activiste lié à « Raise The Colours » a appelé à la mobilisation du 24 janvier, baptisée « Overlord », en référence notamment à la bataille de Normandie. Le texte mentionne qu’une interdiction de territoire français visant dix militants britanniques d’extrême droite, accusés d’« actions à caractère violent » sur le littoral, a déjà été prise le 13 janvier, et qu’une scission est apparue au sein de « Raise The Colours », dont une branche « très radicale » serait menée par Daniel Thomas, présenté comme à l’initiative du rassemblement interdit. Sur Instagram, ce militant a déclaré : « Le 24 janvier marque un tournant. C’est à ce moment-là que les décisions ne sont plus prises par les politiciens ni par les institutions mais par des citoyens anglais et britanniques ordinaires qui refusent de rester les bras croisés ».






