Au milieu de la conversation, l’œil de François Hollande s’illumine à l’évocation de la future présidentielle. « Je ne vous aurais pas dit ça il y a trois mois, mais l’extrême droite peut être battue. Le Rassemblement national, à son corps défendant, est lié idéologiquement à celui qui nous menace directement : Donald Trump », confie-t-il.
L’ancien président, qui avait renoncé à se représenter à la fin de son mandat (2012-2017), entrevoit désormais un espace pour la gauche réformiste, estimant que la droite est en train de se « radicaliser ».
Pense-t-il à lui-même pour l’incarner en 2027 ? Celui qui est redevenu député PS de Corrèze en 2024 assure ne pas être « dans la recherche d’un intérêt personnel ». Mais il laisse prospérer l’hypothèse d’un retour. (…)
En vue de 2027, Hollande plaide pour qu’« après les municipales », le PS s’élargisse pour fédérer. « Il faut ouvrir à Raphaël Glucksmann, à Bernard Cazeneuve, pourquoi pas à Yannick Jadot ou Laurent Berger, invite l’ancien chef de l’État. Rassembler ceux qui ont envie de constituer un mouvement de gauche réformiste couvrant un large espace qui, en son sein, établira un projet crédible et désignera son candidat ». (…)
En parallèle, Hollande réactive ses réseaux, revoit certains de ses anciens ministres (comme Jean-Yves Le Drian ou Marisol Touraine), des chercheurs.
« Depuis le début de l’année, le téléphone n’arrête pas de sonner, on est débordés de demandes. Il y a un changement de regard très clair sur lui », assure une de ses proches. Tout en balayant une quelconque « obsession de retour », insistant sur « la gravité du moment ». (…)










