22/01/26
L’incendie criminel qui a partiellement détruit le collège Champollion à Dijon en décembre est désormais formellement qualifié d’acte de représailles. Le parquet établit un lien direct avec des opérations de lutte contre le narcotrafic menées dans le quartier des Grésilles.
Selon le procureur de la République, Olivier Caracotch, le sinistre a été « diligenté en réponse à l’action très résolue » des autorités pour éradiquer les points de deal aux Grésilles. Une femme de 27 ans a été mise en examen, tandis que quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans ont été présentés à un juge.
Le magistrat précise que « parmi les quatre mineurs, deux ont été recrutés pour travailler sur un point de deal », élément renforçant la piste du narcotrafic. Dès le lendemain de l’incendie, les autorités avaient évoqué un possible lien avec les succès policiers enregistrés dans le secteur.
Les images de vidéosurveillance montrent six personnes mettant le feu à du carburant apporté sur place. Quatre individus ont pu être identifiés après avoir retiré leur masque. Des traces ADN relevées sur des objets abandonnés dans l’établissement, le collège Champollion, ont conduit à l’interpellation de cinq suspects dans l’agglomération dijonnaise.
20/01/26
Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce mardi matin dans la métropole dijonnaise, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel du collège Jean-François-Champollion à Dijon. Les faits remontent à la nuit du 12 au 13 décembre dernier.
Les suspects sont quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans, déjà connus de la justice, ainsi qu’une femme de 27 ans, décrite comme « sans antécédents judiciaires ». Selon le procureur de la République de Dijon, Olivier Caracotch, leur « profil » tend à confirmer l’hypothèse d’un lien avec le trafic de drogues.
L’incendie s’est déclaré vers 1 heure du matin dans cet établissement situé dans le quartier prioritaire des Grésilles. À la suite des faits, le préfet avait évoqué la piste d’un acte de « représailles » en lien avec l’action de l’État contre le narcotrafic.
Le collège, qui accueille habituellement 490 adolescents, reste fermé depuis le sinistre. Des travaux doivent se poursuivre pendant plusieurs mois, avec un objectif de réouverture pour la rentrée scolaire de septembre 2026. Les personnes mises en cause encourent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende.
13/12/25
Un établissement scolaire visé par un acte criminel à Dijon (Côte-d’Or). Le collège Champollion, situé dans le quartier des Grésilles, a été touché par un incendie qui a nécessité la mobilisation de 18 sapeurs-pompiers dans la nuit de vendredi à samedi, a appris le service police-justice de TF1/LCI de source policière. (…)
Sur les lieux ont été découverts trois jerricans de produits inflammables ainsi qu’un gant, a précisé la même source, laissant penser à un incendie d’origine criminelle. Par ailleurs, 4 suspects auraient été aperçus en train de quitter les lieux au début du sinistre. Une enquête a été ouverte pour “dégradation volontaire par incendie” et confiée par le parquet de Dijon à la division de la criminalité territoriale.
Selon France 3, le collège Champollion avait déjà été visé par des tirs de mortiers en juin dernier, alors que les élèves suivaient leur dernière heure de cours de la journée. Les enseignants avaient exercé leur droit de retrait.
Compte tenu des dégâts provoqués par le sinistre, les 490 élèves ne pourront pas retourner en classe dans cet établissement avant plusieurs jours.
Dans ce même quartier des Grésilles, la médiathèque Champollion avait été incendiée en mars 2025, elle se trouvait à proximité d’un point de deal particulièrement identifié sur ce secteur. En 2023, durant les émeutes, c’est l’école primaire qui avait été détruite par un incendie criminel. (…)







