« Un crime de jalousie. » L’Italie est sous le choc après la mort de Youssef Abanoub, plus connu sous le nom d’Abu. Vendredi 16 janvier, ce jeune homme de 19 ans a été poignardé par un camarade alors qu’il se trouvait devant sa classe, dans son lycée de La Spezia, au nord de Pise. Selon « La Nazione », son agresseur, Zouhair Atif, l’a touché au flanc, perforant sa rate et son foie et lui provoquant une hémorragie interne. (…)
Arrêté en « flagrant délit », Zouhair Atif a été longuement interrogé par la police. Il est désormais poursuivi pour « meurtre ». Mais ces camarades de lycée ont affirmé que ce n’était pas la première fois qu’il venait armé d’un couteau à l’école et qu’il aurait envoyé un message à la victime quelques jours plus tôt, le menaçant : « Je vais te régler ton compte », ce qui pourrait entraîner des poursuites supplémentaires pour « préméditation ».
« Tout le monde savait qu’il était dangereux, déplorent aujourd’hui les lycéens. Ce type était obsédé par les couteaux. » « Ce sont des éléments qui doivent encore être vérifiés », tempère toutefois une source au sein de la police.
Si les camarades de Zouhair Atif l’ont décrit comme « peu stable, colérique et prompt à la bagarre pour un rien », une enseignante du lycée Einaudi-Chiuodo a tenu à défendre l’établissement dans le « Corriere ». Insistant : « On n’est certainement pas dans le Bronx. Loin de là. Notre école est certes multiethnique, mais tous les enfants sont parfaitement intégrés. » (…)
« Malheureusement, l’usage de ces couteaux est une pratique totalement inacceptable. C’est un problème auquel nous essayons de faire face quotidiennement, de manière complexe. La Spezia compte 20 000 étrangers sur près de 100 000 habitants. Tout le monde travaille, quelles que soient ses origines. Mais il est clair que l’usage des couteaux ne touche que certains groupes ethniques. Nous devons faire beaucoup plus », a déclaré le maire de La Spezia, Pierluigi Peracchini. (centre-droite)
La 7 / Page Wikipédia du maire
Atif, d’origine marocaine, aurait agressé Abanoub, né en Égypte :
Concernant le risque potentiel de confrontations ou de tensions entre groupes de jeunes, notamment ceux liés aux milieux respectifs de la victime et du meurtrier, le maire Pierluigi Peracchini affirme : « Il n’y a aucune inquiétude à avoir quant aux tensions dans la ville, car nous connaissons plus ou moins tout le monde. Nous suivons la situation de près en collaboration avec d’autres institutions et les forces de l’ordre. Nous avons depuis longtemps renforcé les effectifs de police et le réseau de vidéosurveillance. Il est clair que, parfois, il est difficile d’empêcher ces actes. Un changement social est en cours, les gens s’expriment différemment, et nous devons y travailler. Les enseignants font un travail considérable au quotidien, mais nous aurions peut-être besoin de davantage de psychologues pour enseigner que le dialogue, la réflexion et la discussion, en vue de construire un avenir commun, sont préférables aux disputes et aux actes de violence. » (…)
(Merci à Xavier.)







