Le 14 juillet 2023, un attentat de masse a été évité de manière fortuite à Onzain, dans le Loir-et-Cher. Un homme de 29 ans, vivant chez ses parents, avait projeté de s’attaquer au bal des pompiers de sa commune, armé d’un pistolet et de grenades artisanales fabriquées à l’aide d’une imprimante 3D. La justice a finalement estimé, le 17 décembre 2025, que son discernement était aboli au moment des faits, mettant fin aux poursuites pénales.
Depuis plus de vingt ans, l’intéressé se disait victime d’un complot généralisé mené par l’ensemble des habitants d’Onzain, qu’il qualifiait de « Communauté onzainoise néonazie ». Ce délire de persécution, nourri par des souvenirs de propos racistes subis durant l’enfance et par un isolement social extrême, l’a conduit à planifier une tuerie visant « au minimum 100 personnes ». Le soir de la fête nationale, il renonce en découvrant que les festivités se tiennent cette année-là dans le village voisin de Chaumont-sur-Loire.
Son projet est révélé deux mois plus tard après un signalement à la plateforme Pharos concernant un blog de 109 pages intitulé [Rémy], le premier chasseur de nazis. Il y revendique sa fascination pour les tueries de masse, notamment Columbine, et décrit son intention d’imiter ce type d’attaque. En garde à vue, il confirme l’intégralité de ses écrits et détaille la fabrication de vingt-sept coques de grenade remplies de poudre et de billes de plomb.
Saisi dès le début de l’affaire, le Parquet national antiterroriste engage des poursuites pour entreprise individuelle terroriste. Les expertises psychiatriques successives divergent avant qu’une contre-expertise conclue, à l’été 2025, à une psychose paranoïaque abolissant le discernement. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris ordonne alors son hospitalisation complète en unité pour malades difficiles, estimant que ses troubles mentaux compromettent durablement la sûreté des personnes.






