Samedi 10 janvier au soir, le franco-tunisien de 39 ans est venu depuis le pays d’Aix, où il réside, spécialement pour assister au match de Coupe d’Afrique des Nations, pour le quart de finale Algérie-Nigeria, diffusé dans le bar de son beau-père, rue de Lyon à Marseille (15e).
“Je voulais juste venir boire un café et profiter du match”. Tout commence lorsque Nader dégaine son téléphone portable pour regarder le match avec quelques secondes d’avance. Il se fait alors interpeler par un individu qui lui demande de couper son téléphone. Un peu plus tard, ce sont trois autres hommes, qu’il identifie comme de supporters algériens en raison des drapeaux qu’ils brandissent, qui foncent sur lui. Un acharnement de violences, dont la raison reste encore floue. “Je ne parle pas algérien, mais j’ai compris les insultes”, relate Nader. La violence ne s’arrête pas aux mots et très vite, c’est tout un groupe qui le roue de coups. “Ça a coïncidé avec la défaite de l’Algérie. Ils m’ont tapé jusqu’au sang avec des matraques télescopiques, les poings, les pieds … Ils ont continué de me frapper même lorsque le sang a commencé à jaillir. […] Ils m’ont ensuite jeté une chaise et une tasse à café dessus”. Bilan de la soirée pour Nader : plusieurs ecchymoses, onze points de suture en haut du front et dix jours d’interruption totale de travail. Il est directement transporté à l’hôpital Nord.
Le lendemain, Nader dépose plainte contre X. Parmi ses agresseurs, il affirme cependant reconnaître des vendeurs à la sauvette du marché aux puces, qui jouxte le bar de son beau-père. Une hypothèse qui doit encore être confirmée. (…)





