Le montant des fraudes sociales est estimé à 14 milliards d’euros en 2025. 52 % sont liés au travail dissimulé, 12 % attribué aux professionnels de santé et 36 % aux assurés sociaux, selon une note du Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS) publiée mardi.
Cette évaluation est supérieure d’un milliard d’euros à l’estimation de 2024, en raison essentiellement de « l’inflation », de « l’évolution du mode de calcul et du périmètre », a précisé lors d’une conférence de presse le président du HCFiPS, Dominique Libault. « Les taux de fraude sont stables », a-t-il souligné. Les secteurs professionnels les plus concernés restent le bâtiment, l’hôtellerie-restauration et les transports.
Ce chiffre de 14 milliards n’inclut pas « certaines fraudes », comme celles attribuées aux microentrepreneurs (dont les travailleurs des plateformes), car pour eux « on ne sait pas distinguer ce qui relève de la fraude ou de l’erreur », précise la note. Les concernant, le HCFiPS calcule donc à part un montant de « manque à gagner » pour la Sécurité sociale, évalué à 1,6 milliard d’euros.
La détection des fraudes « progresse fortement », grâce notamment à de nouveaux outils performants et moyens supplémentaires : 2 milliards d’euros de fraudes ont été « détectés » en 2024, et 0,5 milliard de pertes « évitées ». Toutefois le recouvrement reste « limité ». Il s’élève en 2024 à 680 millions d’euros (+ 70 millions par rapport à 2023) et reste particulièrement « faible » concernant le travail dissimulé, les entreprises pouvant « organiser leur insolvabilité, ou disparaître.








