“Une arme de poing, des munitions, une lame de scie ainsi qu’un téléphone portable” : c’est ce que les agents pénitentiaires de la maison d’arrêt de Lons-le-Saunier (Jura) ont eu la mauvaise surprise de découvrir, ce mardi 13 janvier au matin, dans “des colis suspects découverts dans la cour de promenade”, d’après un communiqué du ministère de la Justice.
“On est à l’aube d’un drame” s’alarme Frédérick Stroll, secrétaire régional FO Justice. “Ce que l’on sait, c’est que ça aurait été déposé par drone dans la nuit”. Une pratique selon lui très courante : “Les colis, c’est tous les jours”. Il précise que si le colis “avait été déposé quand les détenus sont dans la cour, il aurait pu être vite évacué“.
Le ministère de la Justice annonce avoir ouvert une cellule de crise à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon, ouvert une enquête et envoyé des forces de sécurité pour récupérer les colis. Les “mouvements [ont été] bloqués au sein de la maison d’arrêt” et des renforts de sécurité envoyés sur place.
Par ailleurs, une brigade cynotechnique a été dépêchée pour engager des fouilles, à la recherche d’armes, munitions et éventuels explosifs qui pourraient être dans le bâtiment.
Sur place, le secteur de la prison était bouclé par les forces de l’ordre.
Le parquet de Lons-le-Saunier a confirmé être en charge de l’enquête pour les infractions de transport et détention d’arme de catégorie B en réunion, tentative de remise d’objet illicite à détenu, fourniture de moyen en vue de commettre une évasion et association de malfaiteurs. Le maire, Jean-Yves Ravier, a fait savoir qu’il avait partagé avec les enquêteurs les images de la vidéosurveillance de la commune. (…)
Avec cette découverte, « un point de non-retour a été franchi » a réagi dans un communiqué l’Union régionale de Dijon de Ufap-Unsa Justice. Le syndicat a également appelé l’administration pénitentiaire à « agir concrètement quel qu’en soit le coût » dès « maintenant ».







