Une accueillante du centre a été blessée lors de l’altercation. Lors de l’audience ce mercredi 7 janvier au tribunal judiciaire de Nîmes, elle a témoigné avec émotion sur cette scène qui l’a fortement impactée.
“Je ne viens pas au travail pour me faire frapper”, témoigne, des trémolos dans la voix, cette accueillante d’Adejo, centre d’accueil de jour pour personnes sans domicile fixe, situé à Nîmes. Encore fortement impactée, elle revient ce mercredi 7 janvier, lors de l’audience au tribunal judiciaire de Nîmes, sur cette soirée du 8 novembre 2025. Ce soir-là, un sans-abri, originaire du Maroc et sous OQTF depuis 2023, a agressé deux autres bénéficiaires, muni d’un couteau “impressionnant”.
[…]“On n’est pas censé vivre ça”, reprend la salariée, face au tribunal. Blessée à la main lors de l’altercation, elle explique que, depuis, sa vie est un chaos. “J’ai perdu mon travail, je repense sans cesse à ce jour-là. J’avais l’impression qu’il allait l’égorger. Et j’ai eu peur qu’il s’en prenne à d’autres. J’avais 80 personnes sous ma responsabilité”, décrit-elle. Elle demande un dédommagement à hauteur de 7 000 euros.
[…]Après délibéré, le prévenu est condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis. Un maintien en détention est ordonné. Une peine assortie d’une interdiction de port d’arme pendant 5 ans et une interdiction du territoire national pendant 10 ans. Il doit également indemniser l’ex-salariée d’Adejo à hauteur de 3 000 euros.






