Un ressortissant afghan était jugé ce lundi 5 janvier par le tribunal de Libourne. Il avait été appréhendé deux jours auparavant avec six poulets dans son sac, dont deux décapités et deux… encore en vie
« Ce n’est pas moi. C’est l’autre… » Cet ami qu’il a suivi aveuglément. Durant l’audience, le jeune homme est resté sur la même ligne, admettant sa présence sur les lieux, niant toute participation autre que celle de porter le sac. Un sac dans lequel avaient été entassées, samedi 3 janvier à 1 heure du matin, six poules volées à la ferme de la Barbanne à Libourne, égorgées, dont deux décapitées, et deux agonisantes. Il comparaissait ce lundi 5 janvier pour sévices graves sur des animaux captifs ayant entraîné la mort, port sans motif légitime d’armes blanches, et vol avec effraction commis en réunion. Il a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, au vu de l’absence d’antécédent judiciaire. Peine assortie d’une interdiction de paraître à Libourne pendant trois ans, interdiction d’avoir un animal ou de détenir une arme durant cinq ans.
[…]« Deux autres poulets ont été retrouvés au sol dans la ferme, la tête tranchée », rappelle le président du tribunal Bertrand Quint. Lequel a rappelé le contexte. La ferme de la Barbanne a été victime de plusieurs intrusions en quelques jours. La structure gérée par la Ville de Libourne a ainsi perdu pas moins de 23 animaux. 18 poules, quatre moutons et une chèvre, rappelle la conseillère municipale Monique Julien. Les magistrats, qui avaient à examiner les seuls faits du 3 janvier, ont tenté de saisir la motivation de cette razzia, qui ne semblait pas être la faim. Sans réelle réponse. Le prévenu a été considéré pleinement coupable des faits reprochés, sa condamnation sonnant comme un avertissement.







