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L’un des principaux obstacles à l’exécution des OQTF est le refus ou l’absence de coopération de certains pays pour délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires à l’éloignement des ressortissants étrangers. Sans ce document, les autorités françaises ne peuvent généralement pas expulser ces personnes, même si une OQTF a été prononcée. Cette situation explique en grande partie le faible taux d’exécution de ces mesures. Les consulats ne parviennent pas toujours à identifier un de leur ressortissant correctement. De nombreuses personnes sont parties trop jeunes de leur pays et n’y ont aucun document d’identité, aucune empreinte enregistrée… Elles ne sont pas identifiables du tout. Dans ce cas, le consulat dit que ce n’est pas un de leurs ressortissants. La rétention administrative permet de maintenir dans un lieu fermé (centre de rétention administrative – CRA) un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement, en attendant son renvoi forcé. Elle est décidée par l’administration et peut être prolongée par le juge lorsque le départ immédiat est impossible. Sa durée maximale est de 90 jours. Au terme de cette période, la libération est obligatoire (sauf terrorisme). Le migrant clandestin sous OQTF peut alors être assigné à résidence, sur l’ensemble du territoire national, quel que soit son lieu de séjour. Une plage horaire de présence obligatoire dans les locaux où il est assigné peut être fixée : elle est généralement limitée à 3 heures consécutives sur 24 heures, mais peut être portée à 10 heures en cas de menace à l’ordre public.

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