La dentition de Moriba Konte est définitivement gravée. Dans le tissu du siège conducteur d’une Peugeot 3008 de la police nationale qu’il a mordu samedi 13 juillet en fin d’après-midi. Vers 17 heures ce jour-là en effet, des policiers en patrouille dans le quartier Mistral de Grenoble avaient vu un homme passer devant eux au guidon d’une petite moto de cross. Un jeune homme sans casque, sur cette moto dépourvue de plaque d’immatriculation et qui faisait des roues arrière sur la piste cyclable et le trottoir qui longent l’avenue Rhin-et-Danube. Dans leur procès-verbal, ces policiers expliquent avoir vu des passants s’écarter et des mères de famille saisir brusquement leur enfant par le bras pour éviter une collision avec le motard.
Pris en chasse par les policiers, le conducteur de la Yamaha PW avait refusé de s’arrêter. Avant de chuter et d’être finalement interpellé. « Bande de gros bâtards, bande de salopes, vous m’avez interpellé pour rien. Les juges, je les connais, je serai sorti demain ! », aurait lancé Moriba Konte, 22 ans et faisant l’objet d’un mandat de recherche délivré par un juge de l’application des peines et d’une obligation de quitter le territoire français, aux policiers au moment de son interpellation. Avant, donc de mordre l’un des sièges de la voiture des fonctionnaires de police.
[…]Moriba Konte est finalement condamné à un an de prison dont huit mois assortis d’un sursis probatoire qui lui impose, entre autres, de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Reconnu coupable de rodéo motorisé , refus d’obtempérer aggravé et outrage, le Martinérois est maintenu en détention. Il est également reconnu coupable de dégradation de bien public pour avoir laissé la trace de ses dents sur le siège d’une voiture de police.