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« Lectures salafistes, peine de mort pour apostasie » : Le lycée musulman Averroès perd son contrat avec l’État ; des députés LFI et le patron de Sciences-po Lille s’indignent (MàJ : manifestation en soutien à l’établissement)

16/02/2024

(…) Le tribunal administratif de Lille a confirmé lundi en référé la décision du préfet du Nord de mettre fin à compter de la rentrée de 2024 au contrat liant l’Etat à Averroès, qu’il accuse d’avoir dispensé des enseignements “contraires aux valeurs de la République”. L’établissement a indiqué qu’il saisirait le Conseil d’Etat à ce sujet. (…)

BFMTV

Quelque 200 personnes ont manifesté à Lille vendredi, soutenues par des syndicats d’enseignants, pour protester contre la décision de la préfecture de mettre fin aux subventions publiques du lycée Averroès, principal établissement secondaire musulman de France. (…)

« C’est une injustice criante, flagrante, je ne comprends pas », a déploré Sophie Mouhallil, professeure d’espagnol dans ce lycée depuis 2007. « C’est la première fois de ma vie que je prononce le mot islamophobie », mais « je ne vois pas d’autres explications ». (…)

Le Parisien


10/12/2023

Georges-François Leclerc, le préfet du Nord, a décidé ce jeudi de résilier le contrat d’association qui liait l’établissement confessionnel musulman à l’État, selon un courrier que nous avons pu consulter. Une décision sans surprise après l’avis négatif rendu par une commission éducative qui faisait suite à un rapport préfectoral au vitriol.

En conséquence, le lycée Averroès va perdre le demi-million d’euros de subventions annuelles qu’il touchait, ainsi que les professeurs titulaires mis à disposition par le rectorat. De quoi faire craindre la fin d’une aventure de vingt ans pour cet établissement réputé de la région qui accueille près de 450 élèves et avait conclu un partenariat avec Sciences-po Lille. (…)

Le Parisien


09/12/2023


01/12/2023

Le préfet du Nord devrait, sous peu, rompre le contrat liant l’État au lycée privé musulman Averroès à Lille. Pierre Mathiot, le patron de Sciences-po Lille, aux côtés de deux autres personnalités, déplore un choix « disproportionné ».

Le Parisien


27/11/2023

INFO LE FIGARO – La commission pour l’enseignement privé a voté ce lundi le retrait du contrat d’association du premier lycée musulman en France à avoir intégré l’enseignement privé sous contrat. Le préfet, à l’origine de cette demande, peut désormais prendre sa décision.

Le lycée Averroès de Lille, qui fut le premier lycée privé musulman à se lier par un contrat d’association avec l’État, a perdu la confiance des pouvoirs publics. Au terme d’une réunion de la commission de concertation pour l’enseignement privé, qui se réunissait à partir de 15h30 à la préfecture de Lille ce lundi 27 novembre pour en discuter, les membres de la commission ont voté pour le retrait du contrat d’association, à 16 voix pour, 0 contre et 9 abstentions. Le préfet de région Hauts-de-France, qui avait demandé ce retrait, peut à présent prendre sa décision – sans doute «dans la semaine», comme l’indique au Figaro une source interne.

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Lectures salafistes en cours d’éthique musulmane

Ce même versement est aussi mis en exergue dans un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qu’avait rendu public Le Figaro , et qui reproche plus généralement au lycée un manque de transparence sur ses donateurs. Autres griefs de la CRC : des irrégularités de gouvernance, ainsi que la mention d’un livre prônant la peine de mort pour apostasie ou la ségrégation des sexes dans la bibliographie d’un cours d’éthique musulmane.

Il s’agit du commentaire des «Quarante hadiths de l’imam An-Nawawi» par Mustafa al-Bugha et Muhyi ad-Din Mistu, deux exégètes syriens connus pour leur vision rigoriste de l’islam salafiste. L’ouvrage énonce ainsi une série de règles politiques et sociales auxquelles le croyant doit se conformer, par exemple la prohibition de la mixité au travail ou l’interdiction, pour une femme malade, de se faire ausculter par un homme. L’ouvrage, qui commande de se référer «à la Loi de Dieu et à rien d’autre» pour tout litige, condamne enfin l’apostasie qui est présentée comme un crime passible de la mort : celui qui cesse d’être musulman «doit être exécuté conformément à la peine légale prévue pour l’apostasie», peut-on ainsi lire.

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Le Figaro


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