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Mayotte “au bord de la guerre civile” : Qui sont ces “hordes de jeunes démons”, parfois âgés de moins de 10 ans, qui sèment la violence sur l’île française ? L’immigration comorienne en ligne de mire (MàJ)

27/11/2022

DÉCRYPTAGE – Les bandes qui caillassent et pillent dans ce département français sont parfois des enfants de moins de 10 ans. Les députés pointent l’immigration massive en provenance des Comores.

«Nous les appelons terroristes, car ils mettent notre île à feu et à sang». La députée de Mayotte Estelle Youssouffa n’a pas mâché ses mots ce 22 novembre à l’Assemblée nationale, pour dénoncer la «guerre civile» qui fait rage dans le 101e département français. Le 16 novembre, l’île s’est embrasée après l’attaque d’un bus scolaire. Plus de 200 jeunes cagoulés et armés de machettes sont descendus dans la rue pour caillasser des magasins, saccager des voitures, couper les routes et paralyser la circulation. Un jeune de 20 ans a été tué à la machette, un automobiliste poignardé, son pronostic vital engagé.

Les auteurs, des bandes de jeunes rivales de Kawéni et Doujani, deux quartiers de Mamoudzou, le chef-lieu du département. «Des hordes de jeunes démons qui se déplacent par centaines», a décrit la députée dans l’Hémicycle, «des barbares en culotte courte, de 12 à 13 ans armés de barres de fer, qui tuent, qui pillent, qui agressent et sèment le chaos». Qui sont ces gangs, et comment se retrouvent-ils dans les rues, l’arme à la main ?

Le phénomène des conflits inter-quartiers n’est pas nouveau à Mamoudzou. Les fauteurs de troubles sont généralement très jeunes. «Quand la députée parle de 11 ou 12 ans, c’est déjà âgé», glisse un ancien policier présent à Mayotte entre 2016 et 2018. «On voit souvent des gamins de 8 ou 9 ans, armés par leurs propres parents parfois, les sacs remplis de pierre, ou avec des chombos (machettes aussi appelées coupe-coupe, NDLR)».

(…)

L’immigration comorienne en ligne de mire

La députée Estelle Youssoufa, pour sa part, fait clairement le lien entre cette délinquance meurtrière et l’immigration. Depuis près de 20 ans, Mayotte fait face à l’arrivée massive des Comoriens, attirés par l’accès aux soins et à l’éducation gratuit. En 2017, sur les 260.000 habitants de Mayotte, 48% étaient de nationalité étrangère selon l’INSEE. Parmi eux, 95% viennent des trois îles voisines des Comores.

(…) Le Figaro


24/11/2022


22/11/2022

La députée de Mayotte Estelle Youssouffa (Liot) a lancé mardi un «cri de détresse» sur le «cycle de vendetta», de «barbarie et de terreur» sur l’île dans «l’indifférence générale» à Paris. «On parle de hordes de centaines de jeunes, la plupart d’entre eux, des Comoriens en situation irrégulière qui ont entre douze et treize ans, sont armés de machettes et qui sèment la mort», a-t-elle affirmé. 

Le Figaro



21/11/2022

Attaques à la machette, barrages, incendies, violences entre jeunes de quartiers rivaux… La situation à Mayotte est explosive. Le ministère de l’Intérieur a décidé d’envoyer des renforts du Raid pour contrer l’inflation des violences, qui ont débuté après le meurtre d’un jeune homme la semaine dernière à Mamoudzou. […]

«C’est ingérable, ce n’est plus possible de subir comme ça. On n’est plus dans des violences urbaines mais dans de la guérilla», poursuit le syndicaliste qui réclame une compagnie de CRS à plein temps sur le territoire. Une «dizaine de policiers» du Raid, l’unité d’intervention d’élite de la police, va être déployé d’ici à mardi à Mayotte. Les enquêtes sur les faits qui se sont déroulés la semaine passée sont «en cours», a indiqué le procureur de la République Yann Le Bris, précisant «qu’à ce stade, seuls quelques mineurs ont été interpellés». […]

Libération


17/11/2022


25/09/2022

[…]

Des faits qui se multiplient ces derniers temps, après une rentrée scolaire relativement calme. Exemple vendredi dernier, lorsque des assaillants prennent en otage quatre bus avec 194 élèves à leur bord. Un événement traumatisant pour les chauffeurs comme pour les écoliers. “Cela fait des mois, voire des années que ça ne va plus« , s’agace Yasmina Mabouroukou, membre du conseil syndical UI CFDT, avant d’ajouter : “Les caillassages portent préjudice à tous les usagers de la route. Cet état de non droit n’est plus possible.Des incivilités qui ont un coût financier non négligeable pour les entreprises de transports mais aussi un coût psychologique et parfois physique pour les conducteurs et les passagers.

Chaque matin, Abdallah* part travailler la peur au ventre. “On ne se sent plus en sécurité”, tempête le chauffeur de transport scolaire. Un sentiment partagé par la syndicaliste. “Nous sommes tous des parents et aujourd’hui, nous nous demandons si nos enfants vont arriver [vivants] à l’école, c’est insupportable. » […]

Mayotte Hebdo

Merci à Kâplan


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