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Taha Bouhafs accusé d’homophobie : il aurait refusé de s’isoler en salle de montage avec un collègue du Média car celui-ci était gay. “On a fait comme si on n’avait rien entendu” (MàJ)

19/05/22

Dans une famille politique qui se veut à la pointe du combat féministe, certains égarements auraient été délibérément ignorés, pour préserver un militant que Jean-Luc Mélenchon jugeait très prometteur. Des sympathisants Insoumis, interrogés par Le Point (avant le signalement à la CVSS), avaient eux aussi des réticences à témoigner, pour ne pas faire le jeu d’adversaires politiques.

Concrètement, résume un journaliste passé par Le Media [chaîne Web proche des Insoumis où travaille Taha Bouhafs, NDLR], quand Taha a dit qu’il ne voulait pas s’isoler en salle de montage avec un collègue parce que ce dernier était gay, on a fait comme si on n’avait rien entendu.

Le Point

18/05/22

16/05/22

En vertu d’une jeune procédure, encore en phase de test, Taha Bouhafs est donc reçu par les députées – et candidates – insoumises Clémentine Autain et Mathilde Panot. Lesquelles, selon mes informations, ne lui détaillent pas l’identité des concernées, ni la nature des faits reprochés, et donc ne recueillent pas sa propre version, et lui laissent le choix entre deux solutions : soit annoncer lui-même son retrait, au motif des attaques racistes et politiques qu’il n’a cessé de subir depuis l’annonce de sa candidature. Soit rédiger elles-mêmes un communiqué plus explicite, mentionnant les plaintes pour agressions sexuelles, modèle Thomas Guénolé, accusé de harcèlement sexuel en 2019 dans les mêmes conditions.

C’est la première solution qui est choisie, et Taha Bouhafs publie dans la nuit de lundi à mardi un communiqué qui n’évoque pas la vraie raison de son retrait. Dans la foulée, le matin, Clémentine Autain se fend du fameux tweet dénonçant “les attaques venues de l’extrême-droite” qui lui vaut toute la séquence de BFMTV, sur le thème “vous saviez tout, alors pourquoi n’avez-vous rien dit ?” Tweet, il est vrai, incompréhensible. Comment Autain, responsable politique aguerrie, familière des réseaux sociaux et des milieux féministes, pouvait-elle imaginer que la vérité ne “sortirait” pas, et très vite ?

De fait, c’est ce qu’elle imagine le mardi matin, quand je l’appelle (j’ai moi-même été prévenu la veille par mon petit doigt des vraies raisons du débranchage du candidat). Comment pourrait-elle être accusée de quoi que ce soit, s’indigne-t-elle, alors qu’elle a elle-même “”dessoudé”” Bouhafs ? Elle s’imagine sincèrement qu’elle va avoir la maîtrise des révélations, le temps de convaincre les victimes présumées de porter plainte, ou de parler publiquement. Elle ne va pas l’imaginer longtemps. Dans la matinée, elle reçoit un appel de Lenaïg Bredoux, de “Mediapart”, elle-même avertie par son propre petit doigt, qui révèle le soir, dans une enquête cosignée avec Mathieu Dejean et Pauline Graulle , les raisons du retrait – “”je n’ai aucun doute sur le fait que cette information était d’intérêt public”” dit aujourd’hui Bredoux.

L’article en intégralité sur ASI.

15/05/22

14/05/22

13/05/2022


12/05/2022

Selon le magazine Regards, les victimes présumées « ne souhaiteraient pas porter plainte contre Taha Bouhafs pour empêcher tout risque de récupération politique, d’où qu’elle vienne »


Le Média TV ou travail Taha Bouhafs accusé par plusieurs femmes de harcèlement et de misogyne :


La militante féministe Caroline De Haas, membre du Parlement de l’Union populaire (créé par La France insoumise avant la présidentielle pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon) confirme à franceinfo avoir elle-même “alerté la direction de LFI aux alentours du 5 ou 6 mai après avoir reçu le témoignage évoquant des violences psychologiques suivies de faits pouvant être caractérisés de viol.C’est un récit glaçant, précis et qui fait aussi état de conséquences graves sur la santé de la victime“.

Franceinfo

Caroline De Haas aurait informé le 2 mai une cadre du mouvement LFI :

Mediapart


11/05/2022

Le parti de Jean-Luc Mélenchon explique qu’un signalement a été envoyé à sa cellule de suivi contre les violences sexistes et sexuelles, samedi. La militante féministe Caroline De Haas, membre du Parlement de l’Union populaire (créé par La France insoumise avant la présidentielle pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon) confirme à franceinfo avoir elle-même “alerté la direction de LFI aux alentours du 5 ou 6 mai” après avoir reçu le témoignage évoquant des violences psychologiques suivies de faits pouvant être caractérisés de viol.

(…) France TV info


Communiqué de LFI :

Suite aux publications de Mediapart et BFM concernant des accusations à l’encontre de Taha Bouhafs nous tenons à préciser les éléments suivants :

[…]

Le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles, mis en place au sein de la France insoumise, a bien été saisi le samedi 7 mai d’un témoignage relatant des faits supposés de violences sexuelles reprochées à Taha Bouhafs.

[…]

Après cette confrontation et avant même la fin de notre procédure interne, Taha Bouhafs a fait le choix de renoncer de lui même à l’investiture pour les élections législatives.

[…]

La France Insoumise


INFO BFMTV – Au moins trois personnes ont témoigné contre Taha Bouhafs, dénonçant du harcèlement et des violences sexuelles. La France insoumise a lancé une enquête en interne.

Après la convention d’investiture de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) samedi soir en vue des législatives, La France insoumise a saisi son comité contre les violences sexistes et sexuelles afin d’ouvrir une enquête au sujet de Taha Bouhafs, indiquent plusieurs sources à BFMTV.

Au moins trois personnes ont témoigné contre lui, l’accusant de harcèlement sexuel et de violences sexuelles. Pour le moment, ce sont uniquement des témoignages en interne. Les personnes en question n’ont pas formellement déposé plainte.

La décision de “débrancher” Taha Bouhafs a été prise dimanche soir. C’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui aurait tranché, selon une source en interne.

[…]

BFMTV


Auprès de Mediapart, Taha Bouhafs a réagi :

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Mediapart


10/05/2022

Cette candidature était un premier lourd accroc dans la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Les Insoumis craignaient-ils aussi les conclusions d’enquêtes en cours susceptibles de faire de Taha Bouhafs un candidat encombrant ? En attendant, la maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, espère pouvoir se représenter face au député LREM sortant, Yves Blein.

Le Figaro





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09/05/2022

Roussel demande à LFI de revoir la candidature car elle n’est “pas acceptable”

“Nous demandons à la France insoumise de revoir cette candidature”. Le député du Nord Fabien Roussel est clair sur le sujet. Il a estimé la candidature polémique du journaliste Taha Bouhafs, investi par la Nouvelle union de gauche NUPES à Vénissieux n’était “pas acceptable”. 

La Dépêche du Midi


04/05/2022

Ce mercredi, c’est le Canard Enchaîné qui rapporte des propos qu’aurait tenu le Président de la République à ce sujet : Emmanuel Macron aurait confié à des proches qu’il avait été “abasourdi” par le choix de Jean-Luc Mélenchon de parachuter le journaliste-militant isérois à Vénissieux. “Une histoire de dingue” selon le chef de l’Etat, qui n’oublie évidemment pas que Taha Bouhafs avait révélé l’affaire Benalla.

Lyon Mag


03/04/22


29/04/22

28/04/22

24/04/22

23/04/22

 Militant des quartiers auprès de la France Insoumise et journaliste, il se présentera en juin sur la circonscription de l’ancien PS et LREM, Yves Blein.

Le journaliste franco-algérien Taha Bouhafs, militant revendiqué des quartiers populaires sera de nouveau candidat aux législatives, cette fois-ci dans la 14e circonscription du Rhône, à Vénissieux. Il s’était déjà présenté en 2017 en Isère. Alors âgé de 19 ans, il avait obtenu 11,1%.

À Vénissieux, sur les terres communistes de la maire Michèle Picard, elle-même plusieurs fois candidate dans cette circonscription, Taha Bouhafs pourrait affronter le sortant Yves Blein, ancien PS devenu marcheur, si ce dernier devait décider de se représenter. Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a obtenu plus de 40% des voix contre moins de 3% pour le PCF Fabien Roussel et plus de 20% pour Emmanuel Macron.

Le Figaro


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