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13/01/2022

Pour le second jour du procès du meurtre de Vanesa Campos qui doit durer jusqu’à la fin janvier, la cour d’assises de Paris a interrogé les neufs accusés égyptiens au sujet de leur parcours respectifs.

Des vies « précaires » en France, faites d’errances et de « petits boulots » : la cour d’assises de Paris s’est penchée mercredi sur les parcours de neuf Égyptiens jugés trois ans et demi après le meurtre au bois de Boulogne de Vanesa Campos, travailleuse du sexe transgenre. Les accusés sont soupçonnés d’avoir fait partie d’une bande de voleurs égyptiens qui s’en prenait à un groupe cumulant les vulnérabilités : des prostituées trans sud-américaines, elles aussi en situation irrégulière et contraintes d’exercer dans des endroits reculés du bois de Boulogne.

Vanesa Campos était l’une d’elles : cette Péruvienne de 36 ans a été tuée par balle dans la nuit du 16 au 17 août 2018, au cours d’une « expédition punitive » menée dans le bois, haut lieu de la prostitution parisienne. L’enquête s’est rapidement concentrée sur un groupe de jeunes hommes, essentiellement d’origine égyptienne, qui profitaient depuis plusieurs années des passes pour détrousser les clients des travailleuses du sexe, suscitant de nombreuses tensions.

Pour les anciennes collègues de Vanesa Campos, dont six sont parties civiles au procès, ces hommes avaient instauré un « climat de terreur » sur leur lieu de travail. Elles ont dénoncé des violences, des viols et des menaces de mort. Dix Égyptiens ont été mis en cause après la mort de Vanesa Campos : trois comparaissent depuis mardi pour « meurtre en bande organisée », cinq pour « association de malfaiteurs », un autre pour le vol de l’arme ayant servi au meurtre – un pistolet dérobé une semaine plus tôt à un policier alors qu’il se trouvait avec une prostituée. Un dixième, mineur au moment des faits, a été renvoyé devant un tribunal pour enfants.

[…]

Actu17

11/01/2022

La première journée a été marquée par de nombreux incidents.

Après plusieurs rappels à l’ordre à des accusés qui riaient ou s’interpellaient vivement, la présidente de la cour, Caroline Jadis-Pomeau, en a fait expulser un, Mahmed A., qui venait de commenter le rapport d’une enquêtrice de personnalité, s’attirant une flopée d’insultes de la part d’un de ses coaccusés.

La magistrate est aussi intervenue pour demander aux accusés de cesser les “doigts d’honneur” et les “regards dévastateurs” envers les autres mis en cause ou les parties civiles.

D’anciennes collègues et amies de Vanesa Campos, parties civiles au procès, ont ainsi fini par quitter la salle d’audience après que l’un des accusés “a fait un signe d’égorgement à leur encontre“, a affirmé leur avocate, Chirine Heydari, qui avait dénoncé plus tôt les “regards malveillants” des accusés.

Le Point

09/01/2022

Trois ans et demi après le meurtre de Vanesa Campos, travailleuse du sexe trans tuée lors d’une «expédition punitive» dans le bois de Boulogne, neuf hommes sont jugés à partir de mardi devant les assises de Paris, dont trois pour ce crime.

(…) Mahmoud Kadri, 24 ans, est considéré par l’accusation comme l’auteur du tir mortel sur Vanesa Campos. Karim Ibrahim, 29 ans, et Aymen Dib, 25 ans, comparaissent également pour «meurtre en bande organisée», soupçonnés pour le premier d’avoir attaqué la victime avec une matraque et pour le second de lui avoir porté un coup de couteau. «Il ne s’agit pas d’une expédition punitive collective menée contre Vanesa Campos», affirment les avocats de Karim Ibrahim, Me Julien Fresnault et Fares Aidel.

(…) Le Figaro


15/02/2021

Trois hommes renvoyés aux assises pour le meurtre de Vanesa Campos

La prostituée péruvienne trans avait été tuée en août 2018 lors d’un affrontement avec un groupe de voleurs qui s’en prenaient aux clients. 

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Mahmoud K., Ali A. et Karim I. faisaient partie d’un groupe de jeunes hommes composé de nombreux Egyptiens – parfois arrivés mineurs en France –, qui depuis plusieurs années détroussaient les clients en se servant dans leur voiture, ou en s’en prenant directement à eux. Il arrivait que les prostituées s’aperçoivent qu’un homme s’approchait alors qu’elles s’affairaient avec un client. Un index sur la bouche ou un geste du pouce mimant l’égorgement suffisait à les dissuader d’intervenir.

Les affaires pâtissaient de cette situation : les clients commençaient à se plaindre ; certains cessaient de venir ; d’autres devenaient violents avec les prostituées, les croyant de mèche avec les racketteurs – elles en étaient, au contraire, parfois victimes elles-mêmes.

[…]

L’article dans son intégralité sur Le Monde


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