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13/12/21

Hamou Benlatreche a été condamné, lundi 13 décembre à Paris, à trente ans de réclusion assortis d’une peine de sûreté de 20 ans pour “tentative d’assassinats terroristes” de militaires de l’opération Sentinelle en août 2017 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), blessant six d’entre eux.

“L’action de percuter les militaires était volontaire et ne pouvait s’expliquer par un malaise fugace”, a jugé le président de la cour d’assises spéciale, qui a également prononcé une interdiction définitive du territoire français pour cet Algérien de 41 ans, arrivé en France en 2009.

Hamou Benlatreche était jugé depuis une semaine pour “tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste”. Le 9 août 2017, au volant de son VTC, il avait fauché des militaires de l’opération Sentinelle qui s’apprêtaient à partir en patrouille, avant de prendre la fuite et d’être interpellé, cinq heures plus tard, près de Calais (Pas-de-Calais).

Six militaires ont été blessés, dont trois sérieusement, et au total neuf d’entre eux sont reconnus comme “victimes potentielles”, a déclaré vendredi le président de la cour.

(…) France Info

07/12/21

Au premier jour de son procès à Paris pour “tentative d’assassinat terroriste”, Hamou Benlatreche, qui avait blessé six militaires en 2017 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) en fonçant sur eux avec sa voiture, a assuré être venu en France pour se “soigner, pas pour faire des problèmes”.

Cet Algérien de 41 ans, qui soutient avoir perdu le contrôle de son véhicule à cause d’un malaise, malgré deux expertises jugeant cette version non vraisemblable, est revenu lundi sur son parcours marqué par des problèmes de santé depuis 2001 – un cavernome cérébral, une malformation des vaisseaux sanguins du cerveau, non opérable. (…)

“En 2009, j’ai obtenu mon visa et je suis venu dans ce pays uniquement pour me soigner, pas pour faire des problèmes”, a ajouté Hamou Benlatreche.

Il travaille alors sur les marchés. Il est nourri et logé grâce au réseau de solidarité de la mosquée qu’il fréquente. L’enquêtrice retraçant sa personnalité décrit un homme sans amis, recherchant la solitude et la tranquillité, se rendant tous les jours à la mosquée Ennour de Sartrouville (Yvelines), proche de son domicile de Bezons (Val-d’Oise).

Plusieurs éléments du dossier mettent toutefois à mal cette explication: les images de vidéo-surveillance de Levallois du 9 août 2017, montrant une voiture circulant à faible allure puis accélérant brusquement tout en se déportant vers la droite, où se trouvait un groupe de militaires de l’opération Sentinelle, devant leur local. Les témoignages des militaires visés, qui assurent que le conducteur n’a “pas perdu le contrôle de son véhicule” et décrivent son “regard déterminé”. Ou encore les analyses de géolocalisation montrant sa présence près du lieu de l’attaque les jours précédents, sans lien avec son activité de VTC, signe pour l’accusation d’une “préméditation”.

(…) Six des militaires présents seront blessés, dont trois sérieusement, avec des fractures aux lombaires pour l’un, un pneumothorax et des fractures costales pour le deuxième et une fracture de la clavicule pour le troisième.

AFP / Orange

Merci à Hughes

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