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C’est un des plus grands succès des Rolling Stones. Le premier morceau de leur célèbre album Sticky Finger, le plus vendu de l’histoire du groupe. Le single qui a occupé la première place du classement Billboard Hot 100 aux Etats-Unis, la deuxième au Royaume-Uni. Depuis sa sortie en 1971, les Stones ont interprété Brown Sugar lors de chaque tournée. Charlie Watts, le batteur du groupe mort à la fin d’août, l’a jouée lors de son dernier concert, et elle aurait été sa dernière chanson avec les Stones sans les rappels de Gimme Shelter et Satisfaction.

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Mais le titre et ses paroles controversées faisant explicitement référence à l’esclavage ne sont plus au programme. Comme le relève le Los Angeles Times, Brown Sugar ne figure plus sur la liste des chansons jouées lors des concerts du « No Filter Tour » depuis que la tournée, qui porte l’emblématique groupe anglais aux quatre coins des Etats-Unis, a repris après avoir été interrompue par le Covid-19. Interrogé sur les raisons de cette absence, le guitariste Keith Richards a répondu : « Je ne sais pas. J’essaie de comprendre avec les filles où est le problème. N’ont-elles pas compris que c’est une chanson qui parle des horreurs de l’esclavage ? Mais elles essayent de l’enterrer. Je ne veux pas entrer en conflit avec toute cette merde en ce moment. »

Brown sugar, avec son texte polysémique qui traite tout à la fois de l’esclavage, de la drogue et de sexe, a toujours suscité la controverse quant à ses interprétations et provoqué le scandale. Cette chanson, qui se serait appelée « Black Pussy » (« chatte noire ») si Mick Jagger ne s’était pas ravisé, est entièrement l’œuvre du chanteur du groupe, auteur à la fois des paroles – écrites en quarante-cinq minutes lors du tournage de Ned Kelly, de Tony Richardson, en 1969 – et du célèbre riff de guitare qui ouvre le morceau.

De quoi est-il question ? D’une femme noire réduite en esclavage, violée et battue par ses maîtres blancs qui vantent ses mérites sexuels ? D’une métaphore de la consommation d’héroïne, aussi appelée « brown sugar » ? Ou les paroles évoquent-elles les relations que Mick Jagger a eues avec des femmes noires ? Interrogé sur la question en 1995 dans le magazine Rolling Stone, le chanteur répondait : « Dieu sait de quoi je parle dans cette chanson. C’est un tel fourre-tout. Tous les sales sujets d’un seul coup. » (…)

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