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12/10/2020

[…] Depuis le 22 septembre, une étudiante strasbourgeoise est au centre des attentions. Ce jour-là, elle s’était plainte d’une agression : trois hommes l’auraient frappée au prétexte qu’elle portait une jupe. La semaine dernière, sa version des faits avait été écornée par les enquêteurs, qui peinent à avancer.

Qu’en est-il aujourd’hui ? « Elisabeth est complètement abasourdie par le fait qu’on puisse dire qu’elle a menti », a indiqué son avocate, Maître Pascale Millet. « Elle est anéantie » par le « lynchage » qu’elle vit sur les réseaux sociaux où les menaces de mort côtoient les insultes. […]

Selon Me Millet, ce harcèlement a débuté après la publication mercredi d’informations selon lesquelles l’enquête « piétine », notamment en raison de déclarations évasives de la jeune femme et de l’exploitation de bandes de vidéosurveillance sur lesquelles ni elle, ni ses présumés agresseurs, ni l’agression n’apparaissent.

[…] « Elle a toujours dit la même chose, qu’elle a été agressée sous une passerelle » le vendredi 18 septembre en début d’après-midi quai des Alpes, un endroit passant en lisière du centre-ville mais « où il n’y a pas de caméra ». Me Millet a également balayé une autre zone d’ombre : le téléphone mobile de la jeune femme aurait borné chez elle au moment de l’agression alors qu’elle disait l’avoir en main. Or, « cette borne couvre aussi bien le lieu de l’agression que son domicile ».

Quant à ses liens avec le groupe Stras Défense – collectif qui se présente comme apolitique et dit lutter contre le harcèlement de rue –, ils n’ont rien de politique, selon elle. L’étudiante le suivait depuis l’été et en est devenue modératrice après son agression, précise l’avocate qui insiste : « Elle n’a aucun discours politique »

20Minutes


08/10/2020

L’enquête, qui est «classée prioritaire», est toujours «en cours» mais les investigations «piétinent énormément», a indiqué cette source à l’AFP. Membre du groupe Facebook Stras Défense – collectif qui se présente comme apolitique et lutte contre le harcèlement de rue -, l’étudiante a été entendue «deux fois» par les enquêteurs mais ses déclarations ont été évasives, a-t-on ajouté.

Par ailleurs, l’exploitation des images de vidéosurveillance du secteur au moment où l’agression est supposée s’être produite ne donne «rien», a-t-on ajouté, confirmant une information de BFMTV.

[…]

Autre zone d’ombre, selon les DNA : le téléphone mobile de la jeune femme aurait borné près de son domicile au moment de l’agression, ce qui indique que l’appareil était chez elle. Or, elle a indiqué aux enquêteurs qu’elle était en train de le consulter lorsqu’elle a été agressée, note le journal.

[…]

L’étudiante ajoutait qu’une quinzaine de témoins avaient assisté à la scène, qui s’était déroulée dans un endroit passant, en lisière du centre de Strasbourg, mais qu’aucun ne l’avait aidée ou n’avait appelé les secours. «Un appel à témoin a été lancé mais personne n’y a répondu», note toutefois la source proche du dossier, qui trouve cela «surprenant».

L’affaire avait provoqué un tollé. Le lendemain, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, était venue à Strasbourg pour annoncer le recrutement de 80 «intervenants sociaux» supplémentaires pour «renforcer l’accompagnement» des femmes victimes de «violences sexistes et sexuelles».

Le Figaro


22/09/2020

L’Heure des Pros sur l’agression de Strasbourg :


21/09/2020

Une étudiante strasbourgeoise a été insultée et frappée au visage vendredi 18 septembre parce qu’elle portait une jupe. Elisabeth dénonce un climat de plus en plus malsain et dangereux pour les jeunes femmes à Strasbourg.

Elisabeth rentrait chez elle à pied le vendredi 18 septembre, quand elle a croisé trois hommes d’une vingtaine d’années, près de la médiathèque Malraux à Strasbourg. “Un des trois hommes me dit ‘regardez cette pute en jupe’ “témoigne l’étudiante en LEA de 22 ans. “Je me permets de répondre ‘pardon’. Là, ils me répondent ‘tu te tais salope et tu baisses les yeux’. Deux m’attrapent chacun par un bras et le troisième me donne un coup de poing au visage. Et après, les trois s’enfuient”.

(…) France Bleu

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