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05/08/2022

La statue de Napoléon située place de l’hôtel de ville a été vandalisée. Elle venait d’être réinstallée après une restauration complète.

(…) L’empereur continue de diviser. La veille d’une cérémonie organisée par des pro-Napoléon, la statue s’est vue tâchée de peinture de couleur. Un tag « Napoléhonte » a été inscrit puis vite effacé par les services de la mairie. Les employés devraient aussi nettoyer rapidement la statue.

(…) Les passants croisés ce jeudi matin déplorent ce vandalisme : « est-ce que les gens qui taguent connaissent l’histoire de Napoléon ? C’est bien beau d’écouter ce que certaines personnes disent mais il faudrait peut-être ouvrir un livre d’Histoire, on vit encore sous des codes napoléoniens » déplore ce quarantenaire.

Un cycliste philosophe conclut « les dégradations, je trouve cela stupide mais il est difficile de comprendre la bêtise. S’il fallait dégrader tout ce qui représente les personnages controversés, il n’y aurait pas assez de crétins sur terre »

Une enquête a été ouverte. La place de la mairie est équipée de caméras de vidéosurveillance.

France 3


29/07/2022

La sculpture restaurée reprend place face à l’hôtel de ville ce jeudi. Une votation citoyenne avait décidé de son maintien contre le souhait du maire qui privilégiait, à titre personnel, son remplacement par une statue de Gisèle Halimi.

Exilés dans un atelier des Yvelines plutôt qu’à l’île d’Elbe, l’Empereur et son cheval reviennent au galop, ce jeudi, devant la mairie de Rouen. Inaugurée en 1865, sous le Second Empire, la statue équestre de Napoléon sera replacée sur son socle devant l’hôtel de ville, après des travaux de restauration d’un montant de plus de 280.000 euros, a annoncé mercredi la mairie dans un communiqué.

(…) «Contrairement aux propos haineux tenus par quelques médiocres polémistes, on est loin d’un déboulonnage, s’est gaussé Nicolas Mayer-Rossignol, en revenant sur la polémique qui avait secoué la ville, avant la votation citoyenne, à propos de cette statue que la mairie avait envisagé un temps de déplacer après restauration. À la place de la statue de Napoléon, la municipalité avait évoqué un temps la possibilité d’installer une statue en hommage à l’ancienne députée et militante féministe Gisèle Halimi.

Le Figaro


13/12/2021

Les Rouennais ont tranché : ils sont 68% à souhaiter le retour de la statue de Napoléon sur la place de l’hôtel de ville. C’est l’un des enseignements de la consultation tenue la semaine dernière par la mairie. La collectivité redit qu’elle “suivra ces orientations”.

Napoléon devrait retrouver le parvis de l’hôtel de ville de Rouen. La mairie a rendu publics ce lundi les résultats de la consultation citoyenne lancée, entre autres, sur la question de cette statue, mais aussi plus généralement sur la représentation des femmes dans l’espace public. 4.080 réponses ont été enregistrées par les services de la ville, mais seules 3.502 ont été retenues. Seuls les Rouennais avaient en effet le droit de participer à la consultation, sur présentation d’un justificatif de domicile.

(…) France Bleu


04/12/2021

Du lundi 6 au mercredi 8 décembre 2021, le vote en ligne relatif notamment au retour ou non de la statue de Napoléon près de l’hôtel de ville de Rouen sera ouvert. Précisions.

C’est un débat qui a largement fait parler, et bien au-delà des frontières de la capitale normande : la statue de Napoléon, retirée de son socle en juillet 2020 pour partir en rénovation doit-elle revenir place de l’hôtel de ville ou bien être posée ailleurs dans Rouen (Seine-Maritime) et remplacée ici par une figure féminine ? 

C’est à l’occasion des journées du patrimoine en septembre 2020, que le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol avait proposé d’ouvrir un débat, sur le remplacement de cette statue de Napoléon par une « figure féminine »  […]

La disparition de la statue a généré de nombreux commentaires de tous bords politiques, à Rouen comme ailleurs. Ainsi la conseillère municipale d’opposition à Rouen Marine Caron qualifia l’initiative de « mesure de communication opportuniste et démagogique », ainsi le candidat au second tour de la primaire des Républicains Eric Ciotti dénonce « le wokisme et la déconstruction de notre identité en action ». Une pétition mise en ligne en septembre 2020 a par ailleurs recueilli plus de 21 000 signatures.

Ouvert du 6 au 8 décembre inclus

Face à la polémique, Nicolas Mayer-Rossignol l’affirme : au final, ce seront bien les Rouennaises et les Rouennais qui auront le dernier mot à l’occasion d’un vote en ligne. Celui-ci vient clore un cycle de débats et de conférences intitulé « Et si on statuait », et qui a vu diverses personnalités venir réfléchir sur le sujet à l’occasion de conférences. […]

L’article complet sur Actu


Concertation de clôture

Depuis le mois d’octobre, les Rouennaises et les Rouennais s’expriment au travers de la concertation “Et si on statuait ?”.

L’aménagement de la place du général de Gaulle, la représentation des femmes dans l’espace public, le rôle historique de Napoléon sont autant de sujets d’échanges, passionnants souvent et passionnés parfois, mais toujours respectueux. Cette consultation fait suite à la restauration de la statue de Napoléon, engagée en juillet 2020 et pour laquelle la Ville de Rouen consacre 200 000 euros d’argent public.

Dernière étape de cette consultation : un vote en ligne du 6 au 8 décembre 2021.

Modalités de participation

Le vote est ouvert du lundi 6 au mercredi 8 décembre 2021 inclus. Il se fera en suivant les règles du jugement majoritaire.

Pour voter, il faut :

  • Habiter Rouen
  • Avoir 16 ans au moins

Pour valider le vote, il faudra fournir les pièces justificatives suivantes : justificatif de domicile et pièce d’identité (carte nationale d’identité ou passeport).

Des postes informatiques seront mis à disposition des habitants qui le souhaitent à l’accueil de l’Hôtel de ville et des mairies annexes Saint-Sever, Pasteur et Châtelet, aux horaires d’ouverture au public.

Le dépouillement des réponses aura lieu le jeudi 9 et vendredi 10 décembre, et le résultat sera rendu public le lundi 13 décembre ou mardi 14 décembre.


Participer à la concertation de clôture “Et si on statuait ?” (le lien devrait être actif le 6 décembre)

Micro-trottoir

Un micro-trottoir a été réalisé sur la place et en centre-ville en mode décalé, auprès des passants pour recueillir directement leur parole et leur avis. Il est à visionner ci-dessous.

Conférences

16 octobre 2021 : “Oui les femmes Rouennaises sont entrées dans l’Histoire !”

[…]

10 novembre 2021 : “Napoléon, entre ombre et lumière”

[…]

Rouen.fr


07/09/2021 MàJ : une “consultation citoyenne” annoncée

[…] Thierry Lentz désapprouve également le choix de Gisèle Halimi comme potentielle remplaçante de Bonaparte sur le parvis de l’Hôtel de Ville : « Une honorable militante, certes, mais dont la carrière est aussi marquée de quelques points noirs, notamment pendant la guerre d’Algérie. Reste aussi à prouver en quoi Rouen doit particulièrement l’honorer. Quels services a-t-elle rendus à la ville ? Si l’on pose les mêmes questions concernant Napoléon, les réponses sont évidentes, presque éclatantes. C’est sans doute pourquoi sa statue n’avait jamais posé de problèmes. » […]

Avant ce scrutin décisif, une consultation citoyenne démarrera lors des prochaines journées du patrimoine (les 18 et 19 septembre 2021). Elizabeth Labaye promet « des micro-trottoirs, des conférences, des visites de la ville, des ateliers ainsi que la constitution de groupes de travail en octobre et novembre avec des historiens » afin que les Rouennais, ou plus largement les habitants des 71 communes de la Métropole Rouen Normandie (selon le corps électoral qui sera retenu) puissent avoir « toutes les cartes en main » au moment de voter.

Ce programme ne rassure pas forcément les détracteurs du projet et Thierry Lentz s’inquiète déjà des différences de mobilisation dans les deux camps : « On sait très bien que, généralement, la majorité silencieuse ne voit pas l’intérêt de se déplacer ou de participer aux réunions, ce en quoi elle a d’ailleurs tort car c’est par petits pas que se dessinent toujours les projets globaux du type de ceux poursuivis par les rouges-roses-verts. En revanche, les militants se mobilisent et ne doutons pas un instant que le maire et ses soutiens appelleront à la mobilisation de leur camp. »

Marie Berrubé se méfie elle aussi. […] « Les Rouennais s’étaient exprimés pour la création d’espaces verts et ont finalement eu un immeuble de béton à la place (l’espace Claude Monet-Cathédrale, ndlr) ! » […]

Valeurs Actuelles


10/09/2020

Le maire de Rouen (Seine-Maritime), Nicolas Mayer-Rossignol, propose d’ouvrir un débat, sur le remplacement de la statue de Napoléon par une « figure féminine ». Explications.

La statue de Napoléon, à Rouen (Seine-Maritime), retrouvera-t-elle son piédestal place du Général-de-Gaulle, en face de l’hôtel de Ville ?

Fragilisée, la statue équestre de l’empereur est actuellement rénovation — et ce pour plusieurs mois — à Saint-Rémy-lès-Chevreuses (Yvelines). Nicolas Mayer-Rossignol, maire et président de la métropole de Rouen, veut profiter ce cette occasion pour ouvrir un débat sur le devenir de la statue et du lieu. Son idée : installer la statue de Napoléon 1er autre part dans la ville, et ériger à la place une représentation de « figure féminine ».

« La question de l’égalité femmes/hommes est centrale et doit se traduire dans les actes : j’assume la portée symbolique de cette proposition », a souligné l’élu jeudi 10 septembre 2020 lors de la présentation du programme des Journées du patrimoine et du matrimoine. À propos de la « figure féminine » qui pourrait remplacer Napoléon, Nicolas Mayer-Rossignol a soufflé le nom de Gisèle Halimi, l’avocate, militante féministe et femme politique décédée en juillet.

Actu.fr


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