Calais: Faut-il s’habituer à la présence permanente de quatre à cinq cents migrants ?
Les traversées de la Manche, par des migrants, à bord de frêles embarcations, ont poussé le ministre de l’Intérieur à se rendre à Calais jeudi soir et vendredi. Christophe Castaner a pris le temps d’observer tous les aspects de l’immigration clandestine dans le Calaisis, mais son discours n’apporte aucune nouveauté.
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Implicitement, on comprend que cette jauge de 400 à 500 migrants, qui correspond à la moyenne enregistrée sur ces quinze dernières années (le millier de clandestins a été atteint en 2014) est le seuil que doit supporter le Calaisis, dont la géographie face à Douvres ne changera pas. C’est d’ailleurs l’interprétation que fait aussi le député LR Pierre-Henri Dumont : « On ne mérite pas d’avoir ce point d’ancrage permanent, cela veut dire que nous sommes toujours exposés à une nouvelle poussée de fièvre » en cas de crise internationale.
« Pas de quota » selon le ministre
Interrogé sur ce point, Christophe Castaner précise : « Il n’y a pas de quota, pas de seuil d’acceptabilité, car un seul migrant dans la rue, ce n’est pas acceptable. Ce qui compte, c’est que la vie normale puisse se dérouler à Calais et sur le littoral. Le message, c’est que la Grande-Bretagne n’est pas un Eldorado. » Discours, là encore, maintes fois répété depuis vingt ans. Dans les faits, l’État accompagne désormais les migrants qui souhaitent demander l’asile, met des douches et des WC à disposition, distribue des repas…