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Contrairement aux jeunes des villes, les jeunes des champs sont bien dans leur cœur et dans leur corps. Ils ne se droguent pas, ont une vision positive de leur vie et sont attachés aux valeurs traditionnelles de leur pays. Est-ce vraiment si simple ? Enquête parmi la jeunesse campagnarde du canton de Vaud.

 

Les jeunes des champs rient et chantent. Ils expriment leur joie de vivre dans les Jeunesses campagnardes, associations dans lesquelles se retrouvent les jeunes des campagnes. Il y a en de nombreuses dans le canton de Vaud, parmi lesquelles la Jeunesse de Palézieux. C’est dans le cœur de cette dernière que plonge ce reportage, démontrant le clivage flagrant qu’il existe entre les jeunes des champs et les jeunes des villes.

Un esprit sain dans un corps sain, les jeunes des campagnes l’affirment : « On est une jeunesse saine, pas de drogue, pas de dégradation, pas de bagarre ». Même s’ils ne disent pas non aux tournées de bières.

La création de la Jeunesse de Palézieux remonte à 1920 et permet à ses adhérents de se retrouver, de décompresser entre les études et le travail. Garçons et filles se réunissent régulièrement, par exemple pour construire et décorer cette roulotte destinée à les conduire et les héberger pour la grande fête du 1er août. Une fête qu’ils ne manqueraient pour rien au monde.

Dans les villages, les jeunes sont tiraillés entre la tradition et la modernité. Ils trouvent leurs valeurs dans leur attachement naturel à la terre. Un jeune de Palézieux le reconnaît : « Quand je descends à Lausanne, je me sens mal à l’aise, j’ai l’impression que tout le monde me juge, sauf au Comptoir suisse où on se sent comme chez nous ! »

Leur grand rendez-vous ? Tous les cinq ans, à l’occasion de la fête cantonale de la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes. Là, ils rigolent -encore-, chantent -toujours-, boivent des bières, tout cela entre quelques parties de tire à la corde. Et là, l’UDC Jean-Claude Mermoud, président du Conseil d’État de Vaud, souligne avec fierté : « Ce village n’a rien à voir avec un certain village alternatif qui a récemment préoccupé Lausanne… ».

Les Jeunesses campagnardes ? Une grande famille.

Émission du 18 septembre 2003

(Merci à Romégas)


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