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Les mauvaises nouvelles se suivent aux Etats-Unis. Après la confiance, c’est au tour des prix de l’immobilier de montrer des signes de faiblesse, avec une baisse de 0,8%. Faut-il encore douter que reprise américaine ou croissance molle ne sont qu’illusion ? (…)

"Rechute droit devant" (caricature américaine, 2010)

Alors que les permis de construire et les ventes de logement affichaient des statistiques négatives en novembre, l’indice S&P/Case-Shiller est venu confirmer que la reprise n’est plus à l’ordre du jour dans l’immobilier résidentiel américain. En baisse de 0,8 % contre 0,2 % attendu, l’indice affiche un recul de 30 % par rapport à son plus haut de juillet 2006.

Dans la totalité des 20 villes prises en compte l’indice est en recul en octobre, de 2,9 % à Atlanta et de 1,91 % pour San Francisco et Minneapolis. Washington est la ville qui fait moins « pire » que les autres avec un recul de 0,2 %. Seule consolation pour la capitale, l’indice progresse de 3,65 % sur un an.

Bloomberg rapporte également que 6 marchés – Atlanta, Charlotte, Miami, Seattle, Tampa, Portland et Oregon – ont atteint leur plus bas niveaux depuis l’effondrement des marchés en 2006.

« Nous ne sommes pas loin du double dip », s’alarme David Blitzer. Le président du comité chargé de la publication de l’indice S&P ne se fait plus guère d’illusion sur la solidité de la reprise américaine. Et il a bien raison.

(…) Les marchés ne retrouveront le chemin de la hausse durable que si l’économie américaine se remet à accélérer véritablement. Et l’immobilier est le deuxième pilier de l’économie américaine. D’ailleurs, il est précurseur des dépenses de consommation car beaucoup de l’argent des foyers se concentre sur l’équipement de la maison. Découvrez comment savoir si l’économie américaine est sur les bons rails de façon fiable et sans s’en remettre aux discours lénifiants de la Fed ou de l’administration Obama.

MoneyWeek


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