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Tribune Libre de Jean-Luc L.

à Monsieur Louis SCHWEITZER – Président de la H.A.L.D.E. – 11 r St Georges – 75009 PARIS

Monsieur,
Nous avons vu, le 6 novembre, dans le JT de 20 heures de TF1, le reportage sur le contrôle des manuels scolaires, et il nous est impossible de ne pas réagir.

Tout d’abord, je dois confesser mes péchés, qui sont grands : je suis français de souche, de race blanche, hétérosexuel, non handicapé (jusqu’à présent) ; je ne suis ni musulman ni juif et, comble d’horreur, mon épouse est blonde et d’origine 100% russe. De plus, étant ancien professeur de l’Education dite nationale, je me sens concerné à un double titre par votre intervention. Malgré le légitime dégoût que peuvent susciter en vous de telles turpitudes, je vous serais très reconnaissant de me lire jusqu’au bout.

Vous entendez combattre les « stéréotypes », les « maladresses caricaturales » consistant à représenter la France comme la concevait le Général de Gaulle : « un pays de race blanche, de civilisation gréco-latine et de religion catholique ». Mais, comme il est dit dans l’émission, vous souhaitez éviter d’attendre 50 ans pour faire disparaître ces clichés, comme ce fut le cas pour les préjugés anti-allemands. Ce qui constitue un étonnant paradoxe, car les Allemands sont infiniment plus proches de nous que nos nouveaux invités. Mais il est vrai que ces derniers ont la subtilité de ne pas porter d’uniforme militaire, ce qui devrait faciliter leur « intégration ».

Votre objectif, d’après TF1, est d’introduire « plus de diversité dans les livres scolaires », c’est-à-dire « éviter la femme blonde à chaque coin de page, ainsi que les prénoms clichés tels que Luc-Alban ou Charles-Edouard ». Mais Monsieur, les blondes ne nous dérangent nullement. Au contraire, nous n’en voyons pas assez ces derniers temps, et à vrai dire, elles commencent à nous manquer ! Quant aux prénoms, je ne suis pas certain que « Mohammed », « Rachida » et autres « Fadela » soient plus doux à nos oreilles que « Louis » ou « Jeanne ».

Car, voyez-vous, tout cela s’appelle aussi : nos racines et notre identité, autant de biens que vous et vos amis revendiquez haut et fort pour tous les peuples… sauf le nôtre. En somme, vous prétendez défendre la diversité par le métissage obligatoire : encore un beau paradoxe ! Mais je vous rends grâce de votre franchise, qui nous fournit des armes pour combattre vos menées totalitaires. En effet, vous jouez cartes sur table en déclarant que « ce sont des représentations qui n’incitent pas à changer le monde. Ce que nous voulons (sic), c’est un rythme de changement accéléré. » On ne saurait mieux avouer que l’on est un révolutionnaire qui entend faire du passé table rase, jeter bas le vieux monde et organiser le chaos pour le remplacer par un ordre nouveau… un « nouvel ordre mondial », comme on dit.

Mais ce qui nous rend perplexes, c’est ce pronom « nous ». Que représente-t-il exactement ? Y sommes-nous (Français) inclus, ou bien sont-ce seulement les obscurs lobbies auxquels vous obéissez ? Et si vous nous demandiez notre avis ? Après tout, peut-être ne le souhaitons-nous pas, ce « changement accéléré »… Mais il est vrai que lorsqu’on consulte un peuple préalablement assez bien conditionné, formaté, lobotomisé, décérébré, lavé de sa conscience identitaire (surtout quand on a pris la précaution d’en remplacer, de force, une grande partie), on obtient les résultats escomptés, comme le 4 novembre aux Etats-Unis.

Madame la Présidente du Syndicat des Editeurs Scolaires avoue candidement que « le manuel ne peut pas non plus représenter une société simplement idéale » [idéale pour qui ?], mais qu’il convient « d’être un peu en avance, de faire un peu de surreprésentation ». Mais Monsieur, la surreprésentation, nous en avons déjà une indigestion ! Tous les média nous en gavent quotidiennement à l’entonnoir, à tel point qu’on ne peut plus allumer un téléviseur sans une montée d’angoisse, puis une nausée ! (notons en passant que les « minorités visibles » ne sont surreprésentées que dans leurs œuvres positives. En ce qui concerne leurs activités criminelles, on aurait plutôt tendance à la sous-représentation : au nom de la protection de la vie privée ou de la minorité légale, on « modifie » les prénoms, c’est-à-dire que Soufiane ne devient pas Mouloud mais, miraculeusement, Damien ou Kevin !)

Sans oublier les affiches de 3X4 m du Secours « Catholique », sur lesquelles une série de personnages allogènes pointent vers nous un doigt culpabilisateur en s’écriant « Je crois en toi ! » (Quasi blasphème) De quel droit me tutoient-ils ? Nous ne nous sentons plus représentés, nous nous sentons étrangers dans notre propre pays, à tel point que nous espérons systématiquement la défaite des équipes sportives dites « françaises » (en particulier celle de M. Domenech) pour nous en réjouir. Nous n’avons plus que 3 chaînes, télévision et radio confondues : celle du CRIF/LICRA, celle du MRAP/SOS-Racisme, et celle du CRAN de M. Patrick LOZES. A ce propos, il serait bon de rappeler l’illégalité de cette organisation, dont l’appellation même est fondée sur un critère racial, donc contraire aux principes de la République. Qu’attend la HALDE pour exiger sa dissolution ? Qu’auriez-vous fait si on avait créé un CRAB (Conseil Représentatif des Associations Blanches) ?

Si nous avons bien compris, dorénavant, les manuels scolaires subiront « des contrôles plus réguliers », afin de vérifier leur conformité idéologique, ce qui nous rappelle « les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire »). Par exemple, on veillera à ce que l’homosexualité, aujourd’hui « très rarement évoquée », ait toute sa place. Non pas comme un comportement marginal mais respectable qu’il faut tolérer (ce qu’elle est), mais comme une option strictement équivalente aux autres.

Si l’on cherchait à détruire tous les fondements de la société, on ne s’y prendrait pas autrement. Récemment, un site Internet avait monté contre vous un canular, vous attribuant le projet de réformer le Jeu des 7 Familles pour le rendre plus « représentatif » de la réalité sociale (familles « recomposées », « homoparentalité », etc.). Si beaucoup de gens se sont laissé piéger, c’est simplement parce que la farce n’était pas tout à fait invraisemblable. Ce que nous avons vu dans le JT de jeudi dernier montre à quel point la fiction était proche de la réalité. Et cela glace le sang. Le Père Ubu est bien vivant, en bonne santé… et au pouvoir.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.

Jean-Luc L.


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