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A Alger, Oran ou Tizi Ouzou, le pouvoir français accusé d’avoir soutenu le « régime mafieux algérien »

21/04

Depuis près de deux mois, au milieu des slogans antisystème Bouteflika, fleurissent des pancartes qui pointent l’attitude « néfaste » de l’ancienne puissance coloniale.

Pendant de longues minutes, à Alger, des centaines de jeunes se sont mis à chanter à l’unisson « Nehina al-khamsa, mazel fransa » : « On a enlevé le cinquième [mandat de Bouteflika], reste la France ». Juste en face, d’autres manifestants ont déployé une immense banderole où l’on voit un Emmanuel Macron souriant traire une vache aux couleurs de l’Algérie.

D’Oran à Annaba, de Tizi Ouzou à Tamanrasset, on reproche à l’Etat français – à travers Emmanuel Macron et ses prédécesseurs – de s’être fait le complice du système en place et d’une élite corrompue, à l’opposé des intérêts du peuple.

Ce 12 avril, les marcheurs algérois ont, une nouvelle fois, dénoncé l’attitude « néfaste », selon eux, de l’ancienne puissance coloniale envers l’Algérie. Depuis le début de la révolution le 22 février, la France est visée par des slogans réprobateurs lors des différentes marches. « Dégage Macron », a-t-on pu entendre à plusieurs reprises. « Gérard Larcher, président du Sénat colonisateur a dit : “Bensalah est un ami de la France” », a marqué un vieil homme sur un énorme carton.

« Elle [la France] ne veut pas nous lâcher », estime Samir, 38 ans, chef d’entreprise. Comme lui, de nombreux marcheurs se demandent jusqu’à quel point la France a fermé les yeux sur les agissements de politiques algériens qui auraient détourné des sommes faramineuses d’argent public. « Certains vivent dans de beaux appartements à Paris : comment ont-ils pu faire transiter autant d’argent en France ? », se demandait un cadre oranais lors de la marche du 28 février. D’autres pensent mordicus qu’elle continue de « s’enrichir » sur le dos des Algériens en profitant de juteux contrats – comme sur les hydrocarbures – signés avec le régime.

(…) A Tizi Ouzou, lors de la manifestation étudiante du 5 mars, un jeune avait brandi une pancarte en forme de missive : « Madame la France, l’Algérie demande le divorce. »

(…) Un autre sujet commence à sérieusement irriter les Algériens : la Casbah d’Alger et sa rénovation confiée à l’architecte Jean Nouvel et en partie financée par la région Ile-de-France.

(…) Le Monde

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