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Eschyle, le «blackface» et la censure : « Comment rendre un certain antiracisme impopulaire auprès de toute une opinion progressiste ? »

15/04

Edito de Laurent Joffrin

Comment rendre un certain antiracisme impopulaire auprès de toute une opinion progressiste ? Un certain nombre de militants de la cause ont trouvé le moyen adéquat et l’ont mis en œuvre, provoquant l’indignation de ceux qu’ils devraient compter parmi leurs alliés. Le 25 mars, plusieurs défenseurs de la cause noire ont empêché par la force la représentation d’une pièce d’Eschyle, les Suppliantes, qui met en scène les pérégrinations d’un groupe de jeunes femmes qui refusent un mariage forcé et vont chercher refuge à Argos, la terre de leurs ancêtres. On peut y voir, pour l’essentiel, une apologie du droit d’asile, aux échos très contemporains. Le metteur en scène, Philippe Brunet, proteste de ses convictions ouvertes et égalitaires. Mais c’est un individu éminemment louche puisqu’il est animé de valeurs humanistes et travaille depuis des lustres sur la langue grecque ancienne, cherchant à mettre en lumière – et à réhabiliter – les influences africaines sur la culture grecque de l’Antiquité. Un raciste qui s’ignore, donc, qui a eu la criminelle idée de rappeler que les «Suppliantes» avaient sans doute la peau cuivrée et qu’il a envisagé de leur brunir le visage avec un onguent, avant d’opter pour des masques de cuivre. (…)

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