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Nice (06): l’hôpital remet un patient schizophrène à la police, son avocat s’indigne

09/04
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Abdel, jeune Algérien de 23 ans, en situation irrégulière, est diagnostiqué schizophrène. Son identité est invérifiable. La justice le connaît sous quatre patronymes différents.Eu égard à son état de santé, il est irresponsable pénalement de ses actes. Il s’est retrouvé en garde à vue, suspecté d’un vol en réunion commis le 24 août dernier dans une supérette.

Il est par ailleurs sous le coup d’un OQTF, une obligation de quitter le territoire français.

Il serait arrivé en France en 2010 avec sa mère via l’Espagne. Il n’a jamais entrepris de démarche pour régulariser sa situation administrative.

Il n’a pas d’adresse et n’a pour seule fortune que les 5 euros qu’il avait en poche lors de son arrestation.

Il est décidé, vu son état, de l’hospitaliser d’office.

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Le jeune homme est remis dehors le lendemain.

« A sa sortie, la police, prévenue par l’hôpital, l’attendait pour le placer en centre de rétention administrative, pas adapté à recevoir de tels malades », s’indigne Me Johannes Lestrade, son avocat, choqué par la méthode des soignants: « L’articulation entre les services hospitaliers et les policiers m’interpelle. Que je sache, l’hôpital est sous la tutelle du ministère de la Santé, pas de l’Intérieur. »

Avec Me Samy Araissa, Me Lestrade a contesté l’obligation de quitter le territoire devant le tribunal administratif. La juridiction a annulé la mesure.

Motif: le policier ne lui a pas suffisamment posé de questions sur son état de santé.

Aujourd’hui, le jeune schizophrène est dans la nature.

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