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Pacte de l’ONU sur les migrations (dossier mis à jour) – L’Estonie refuse aussi de signer

22h50

Liste des pays refusant de signer (articles ci-dessous) :

Autriche, Australie, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Estonie, Bulgarie


15/11 : L’Estonie ne signera pas non plus

Jeudi 15.11.2018 : L’Estonie ne soutiendra pas non plus le pacte mondial sur les migrations des Nations unies.

Le gouvernement de Tallinn n’a pas réussi à se mettre d’accord, lors de son conseil des ministre de ce jeudi, sur le fait d’adhérer au pacte de l’ONU sur les migrations. « En formant une coalition, nous avons convenu de prendre des décisions par consensus. Malheureusement, un tel consensus n’a pas été atteint aujourd’hui », a déclaré le chef du gouvernement Jüri Ratas.

Alors que le ministre des Affaires étrangères Sven Mikser s’était prononcé en faveur de l’adhésion, le ministre de la Justice Urmas Reinsalu et son parti conservateur Pro Patria ont exprimé leur rejet en invoquant des préoccupations juridiques. Ils craignent que le Pacte devienne partie intégrante du droit international et restreigne ainsi la souveraineté nationale de l’Estonie en matière d’immigration.

Avant l’Estonie, la République tchèque, la Bulgarie, les États-Unis, l’Autriche, la Hongrie et l’Australie, entre autres, avaient également déclaré rejeter ce Pacte.

Focus.de


Guillaume Roquette (Directeur du Figaro Magazine) : «Une conférence intergouvernementale est prévue le mois prochain à Marrakech où les Etats sont invités à voter un Pacte Mondial sur les Migrations qui en gros dit que les migrations sont inévitables donc autant faire en sorte qu’on les organise le mieux possible. Et là, l’ONU de fait pas du multilatéralisme mais de la politique, et à mon avis ce n’est pas sa mission. D’ailleurs, un grand nombre d’Etats, et pas seulement les Etats-Unis, ne signeront pas ce pacte.»

LCI, 15 novembre 2018, 17h50


14/11 : Hésitations sur la signature en Belgique

Un nouveau bras de fer visiblement au sein du gouvernement fédéral ! Un bras de fer entre le Premier Ministre Charles Michel et la N-VA. Des nationalistes qui rechignent à voir la Belgique signer un important accord des Nations Unies en décembre prochain à Marrakech, sur les migrations. Un « pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ». Or Charles Michel s’en est fait un fervent défenseur sur la scène internationale… Ce matin, la N-VA semblait vouloir faire monter les enchères avec un refus obstiné de signer.

(…)

Charles Michel aux Nations Unies

Difficile de faire plus clair pour le Premier Ministre lorsqu’il s’exprime fin septembre à la tribune des Nations Unies à New York. « Mon pays signera à Marrakech en décembre le pacte global pour la migration. Ce texte est une avancée majeure qui clarifie les différents concepts et offre un levier pour une gestion organisée et maîtrisée de la mobilité internationale ».

(…)

Comité ministériel divisé

Sauf que la N-VA n’était pas très chaude et commençait à le faire savoir progressivement. Le sujet est venu en comité ministériel restreint vendredi matin. Mais les ministres n’ont pu se mettre d’accord : on a renvoyé à des consultations intra-belges d’experts et des contacts avec l’Europe. Une Europe divisée, Hongrie, Autriche ne veulent pas du texte, d’autres ont des doutes. On en était là. Vendredi soir, sur la VRT, le secrétaire d’Etat à l’Asile le N-VA Theo Francken faisait déjà largement part de ses doutes et réticences.

Etape supplémentaire ce lundi, par presse interposée (« Standaard », « Nieuwsblad », « Belang van Limburg »), certains sources autour du même secrétaire d’Etat à l’Asile – en déplacement en Mauritanie -, auraient tenté de faire monter les enchères sur un « niet » absolu de la N-VA sur le thème « Nous ne signerons pas ». Dans le même temps du côté du Premier ministre, on faisait savoir que les discussions continuaient, que le texte ne serait pas « contraignant et que les Etats garderaient leur pleine souveraineté en politique migratoire ». Pour tenter d’amadouer la N-VA ? A voir.

(…)

RTBF


14/11 : La République Tchèque ne signe pas

La République tchèque regrette que le texte final du pacte pour la migration préparé par l’Onu ne se préoccupe pas de bien séparer « l’immigration légale et l’immigration illégale ». Pour cette raison, le pays ne signera pas l’accord, au même titre que les Etats-Unis, la Hongrie et l’Autriche.

(…)

Le gouvernement de coalition bulgare s’est retiré de l’accord et le Parlement de Sofia doit se prononcer dans la journée sur ce dossier. La Pologne a fait savoir qu’elle pourrait aussi suivre cet exemple. « La République tchèque est depuis longtemps favorable à ce qu’on sépare bien l’immigration légale et l’immigration illégale », a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-Premier ministre tchèque Richard Brabec.

(…)

Ouest France


12/11 : La Bulgarie ne signe pas

Avec la Bulgarie, c’est officiellement un quatrième pays qui a annoncé lundi ne pas vouloir adhérer au Pacte de l’ONU pour les migrations. C’est ce qu’a déclaré Zwetan Zwetanow, vice-président du parti gouvernemental GERB, après une rencontre ministérielle, comme l’ont rapporté les agences de presse Beta et Reuters.

Le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » qui doit être signé en décembre à Marrakech va à l’encontre des intérêts nationaux de la Bulgarie, est-il avancé comme justification. Le parlement bulgare doit encore en débattre mercredi.

 

[…]

La Commission européenne assure que les États qui veulent quitter le Pacte de l’ONU sur les migrations ne connaissent pas le contenu du document. Un porte-parole s’est référé aux déclarations de Jean-Claude Juncker, président de la Commission, selon lesquelles « les pays qui quittent le pacte ne l’auraient pas fait s’ils l’avaient lu ».

(Traduction Fdesouche)

Wiener Zeitung


Le Pacte de l’ONU « institue l’idée radicale que l’immigration doit être encouragée et protégée. C’est la dissolution des frontières, et aucun désaccord ne sera toléré »
  • Répétons-le, cet accord ne vise pas les réfugiés qui fuient les persécutions et ont besoin de la protection du droit international. Non, l’accord institue l’idée radicale que la migration – quelle qu’en soit la raison – doit être encouragée, autorisée et protégée.
  • L’ONU n’a aucun intérêt à admettre que son accord fait la promotion de la migration en tant que droit de l’homme ; jusqu’à récemment, il y avait peu de débats à ce sujet. Plus de publicité aurait pu compromettre l’ensemble du projet.
  • Les États membres des Nations Unies ne sont pas seulement censés ouvrir leurs frontières aux migrants du monde entier ; ils doivent aussi les aider à choisir leur pays de destination en fournissant des informations complètes sur tous les pays où un migrant souhaite s’établir.

Presque tous les États membres de l’ONU signeront, dans le cadre d’une cérémonie officielle qui se tiendra au Maroc, en décembre prochain, un accord de l’ONU qui fait de la migration un droit de l’homme.

Le texte final de l’accord intitulé Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, est officiellement non contraignant mais il « inscrit fermement la migration dans l’agenda mondial. Ce document constituera un point de référence pour les années à venir et induira un réel changement sur le terrain … » a indiqué Jürg Lauber, représentant de la Suisse auprès de l’ONU qui a dirigé les travaux avec son homologue du Mexique.

(…) Les migrants sont, à l’évidence, les citoyens d’un monde nouveau, un monde où tous les pays doivent porter secours et assistance à ceux qui ont choisi de voyager et de séjourner ici ou là pour une raison ou une autre. Les frontières existent peut-être en théorie, mais l’ONU – et presque tous les gouvernements du monde – se sont donnés la consigne de les dissoudre.

L’accord précise également que les pays d’accueil doivent doter les migrants « de tous les moyens susceptibles d’aider à l’intégration et à la cohésion sociale » (objectif 16). Ce qui signifie, entre autres, que les pays d’accueil doivent :

« Promouvoir le respect mutuel des cultures, traditions et coutumes des populations d’accueil aussi bien que des migrants par l’échange et la mise en œuvre les meilleures pratiques en matière de politiques, programmes et activités d’intégration, y compris sur les moyens de promouvoir l’acceptation de la diversité et de faciliter la cohésion et l’inclusion sociales. »

(…) Les auteurs de l’accord ne s’attendent évidemment pas à ce que tout se passe bien entre migrants et populations d’accueil. Un accord pour faciliter une migration de masse de l’ensemble de la planète en direction des pays occidentaux (pour l’essentiel, car il n’y a pas de migration en sens inverse) peut en effet être générateur de chocs pour les occidentaux. L’accord spécifie donc clairement qu’aucun désaccord ne sera toléré et que les États signataires s’emploieront à lutter contre les « récits trompeurs générant une perception négative des migrants ».

Pour que cet objectif devienne une réalité, les États signataires s’engagent également à :

« Promouvoir des reportages indépendants, objectifs et de qualité dans les médias et sur Internet, mais aussi à sensibiliser et à informer les professionnels des médias sur les questions migratoires et la terminologie adaptée, en mettant en place des normes éthique pour le reportage et la publicité, et en privant de subventions ou d’aide matérielles tous les médias qui promeuvent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et d’autres formes de discrimination à l’égard des migrants, le tout dans le plein respect de la liberté des médias. » (Objectif 17)

De l’Orwell sur stéroïdes. Presque tous les États membres de l’ONU vont signer un accord stipulant que les médias en désaccord avec les politiques gouvernementales ne seront plus éligibles aux aides et subventions. Bizarrement, l’accord ajoute noir sur blanc que cet objectif a été conçu « dans le plein respect de la liberté des médias », sans doute parce que cela va mieux en le disant, peu importe que cela soit crédible ou non.

Deuxièmement, les États signataires s’engagent à:

« … éliminer toutes les formes de discrimination ; condamner et contrer les expressions, actes et manifestations de racisme, de discrimination raciale, de violence, de xénophobie et toutes les formes d’intolérance à l’égard des migrants, conformément à la législation internationale sur les droits de l’homme. » (Objectif 17)

De manière bien pratique, l’accord se garde de définir le « racisme » ou la « xénophobie » dans un contexte de migration de masse. Que signifient « toutes les formes d’intolérance » par exemple? Et la critique des politiques migratoires des Nations Unies peut-elle être qualifiée « d’intolérance » ?

(…)

Gatestone Institute


08/11

Jeudi [8 novembre] à partir de 10 heures, le Bundestag va (enfin) débattre du controversé « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Ceux qui le critiquent craignent que ce pacte puisse attirer de nouveaux immigrés et qu’il amène – bien que juridiquement « non contraignant » – immigration de masse, bureaucratie et dépenses. Il est un fait que de nombreux passages sont ambigus […]

[…]

Et surtout : le gouvernement fédéral doit répondre à la question de savoir pourquoi, dans le texte de l’ONU, on trouve 45 fois le mot « s’engager », alors que dans le même temps on lit dans le préambule : « Le pacte mondial confirme le droit souverain des États à déterminer eux-mêmes leur politique migratoire nationale. »

(Traduction Fdesouche)

Bild


04/11

Pacte mondial pour les migrations : les États signataires vont « créer des attentes chez ceux qui veulent émigrer » (Die Welt)

Avant l’Autriche, seuls les USA, l’Australie et, en tant qu’unique État européen, la Hongrie avaient jusqu’à présent annoncé leur intention de ne pas adhérer au « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » qui doit être signé les 10 et 11 décembre dans le cadre d’une conférence de l’ONU à Marrakech (Maroc).

Mais le débat se poursuit dans d’autres États. On peut s’attendre à d’autres défections […]

Dans le document, on assure d’une part que le contenu n’est pas contraignant et que « le droit souverain des États à déterminer leur politique nationale migratoire » est reconnu; d’autre part, on y trouve 87 fois les mots « s’engager » ou « engagement » vis-à-vis des migrants dont le nombre est estimé dans le monde à 250 millions.

Matthias Herdegen*, spécialiste du droit international résidant à Bonn, met en garde […] contre la « zone floue entourant quelque chose qui n’engage pas juridiquement mais qui donne pourtant l’impression d’avoir un caractère obligatoire« . Les États signataires « créent ainsi des attentes chez ceux qui veulent émigrer » […]

Le SPD et les Verts saluent […] l’accord. Jürgen Braun, responsable du groupe AfD au Bundestaag, prévient en revanche qu’avec ce pacte « on crée par la petite porte un droit d’usage international ».

Candidat à la succession de Merkel à la tête de la CDU

(Traduction Fdesouche)

Die Welt


03/11 : La Pologne dira « très probablement » non au pacte de l’ONU sur les migrations, a affirmé le PM polonais en présence de Merkel

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré vendredi que la Pologne ne ferait probablement pas partie du pacte de l’ONU sur les migrations qui doit être signé en décembre. « Il est très probable que la Pologne, à l’instar de l’Autriche, de la République tchèque ou des Etats-Unis ne fera pas partie du pacte global sur les migrations », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel à Varsovie.

« Nos règles, nos principes souverains concernant la protection des frontières et le contrôle des migrations sont pour nous une priorité absolue », a-t-il ajouté.

(…) LaLibre.be


31/10

Non au pacte de l’ONU sur les migrations

Le FPÖ jubile, l’opposition et l’UE consternées

De sévères critiques sont venues de l’opposition autrichienne. « L’Autriche quitte aujourd’hui la scène politique mondiale, et cela uniquement pour des raisons de politique politicienne« , a déclaré Beate Meinl-Reisinger, présidente du parti NEOS [libéral]. […]

[…]

« Je le regrette beaucoup« . C’est ainsi que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a commenté la décision au journal de midi de la première chaîne autrichienne […] En rapport avec cela, il a renouvelé sa demande que, dans les questions de politique étrangère, les décisions de l’UE devraient être prises à la majorité qualifiée.

(Traduction Fdesouche)

ORF


Le gouvernement autrichien a annoncé aujourd’hui son retrait du pacte de l’ONU sur les migrations, qui sera formellement entériné en décembre et auquel le pays dit s’opposer, comme la Hongrie et les Etats-Unis, pour « défendre sa souveraineté » en matière d’immigration.

« Le gouvernement a convenu (…) de ne pas signer le pacte des Nations Unies sur la migration et ainsi de ne pas lier l’Autriche », a indiqué un communiqué de la coalition dirigée par le chancelier conservateur Sebastian Kurz avec le parti d’extrême droite FPÖ. La formation d’extrême droite faisait campagne depuis plusieurs semaine pour que Vienne boycotte ce texte considéré comme le premier document international sur la gestion des migrations. Les pays de l’ONU, à l’exception des Etats-Unis, ont approuvé le document en juillet. Quelques jours plus tard, la Hongrie avait annoncé son retrait de cet accord, qui doit être entériné par l’ensemble des signataires lors d’un sommet à Marrakech les 10 et 11 décembre.

[…] Le vice-chancelier FPÖ Heinz-Christian Strache avait dit craindre que le document ne consacre « un droit à la migration »

Le gouvernement hongrois de Viktor Orban avait de son côté dénoncé un pacte jugé « dangereux », car il « incitera des millions de personnes à prendre la route ». La Pologne a récemment fait part de son intention de rejeter aussi le texte. Washington s’était retiré fin 2017 de l’élaboration du document en affirmant qu’il comprenait des dispositions contraires à la politique d’immigration de Donald Trump.
Le pacte de l’ONU préconise notamment de renforcer la coopération internationale pour répondre au phénomène mondial des migrations. Il recense une série de principes – défense des droits de l’homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc – et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations: améliorer l’information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d’expertises…

Le Figaro

Danièle Obono sur les causes de 14-18 : "Macron ne comprend pas que les mêmes politiques qu'il mène aujourd'hui c'est ça qui a mené au grand massacre"
L'Estonie rejette à son tour le Pacte de l'ONU sur les migrations.

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