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Brésil : la police accuse une jeune fille de s’être auto-mutilée pour faire croire à une agression de militants de Bolsonaro. (màj)

Oct
2018

Selon le délégué responsable de l’affaire, les coupures en forme de croix gammée effectuées sur une jeune femme qui a déclaré avoir été agressée dans la rue à Porto Alegre il y a deux semaines avaient été inventées.

Selon lui, il a déclaré au Courrier que les conclusions figurent dans le rapport de l’expert chargé de l’affaire. « La fille est malade, elle a des problèmes psychiatriques », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle serait accusée de fausse déclaration.

Selon la version racontée à l’époque par la jeune femme, après plusieurs délits et menaces, un trio l’a rendue et a marqué son corps de la marque nazie . Selon le témoignage de la victime, les assaillants auraient utilisé un couteau de poche pour la blesser.

Elle a même dit à la police qu’elle portait un t-shirt « # EleNo » au moment de l’attaque. Le hashtag a pris de l’ampleur pendant la campagne électorale, en référence au mouvement d’opposition à la candidature de Jair Bolsonaro (PSL) au Planalto. (…)

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Brésil : la militante LGBT anti-Bolsonaro victime d’une «agression» s’était en fait automutilée

Une croix gammée lacérée sur le ventre par trois hommes : l’agression d’une jeune Brésilienne de 21 ans avait été largement relayée par la presse pour illustrer une prétendue flambée de violences nationalistes. Seul problème : tout était faux.

L’affaire a fait grand bruit au Brésil, deux jours après le premier tour de l’élection présidentielle le 7 octobre dernier, lors duquel le candidat nationaliste Jair Bolsonaro était arrivé en tête avec 46% des voix : une jeune femme, une croix gammée lacérée sur le ventre, s’était dite victime d’une agression politique. Ce 24 octobre, la police brésilienne a révélé que la «victime» s’était en réalité automutilée.

Les blessures constatées sur le corps d’une jeune femme de 21 ans seraient «superficielles», «rectilignes», et donc parfaitement incompatibles avec une quelconque réaction de résistance face à un présumé agresseur. Elle avait pourtant raconté avoir été assaillie par trois hommes alors qu’elle portait un sac à dos sur lequel apparaissaient un autocollant anti-Bolsonaro et les couleurs arc-en-ciel du drapeau LGBT.

Aucune trace de coup n’a été constatée par la police et la plaignante n’apparaît sur aucune caméra de surveillance de la zone où elle prétendait avoir été agressée, ainsi que l’a confirmé le commissaire Paulo César Jardim, qui a décrit une jeune femme «instable émotionnellement» et sous «traitement psychiatrique».

Seul problème : cette affaire n’était pas restée au stade du fait divers. Bien au contraire, la (fausse) agression avait été largement dénoncée sur les réseaux sociaux, ainsi que par la presse brésilienne, et était censée symboliser la supposée flambée de violence accompagnant l’ascension vers le pouvoir de Jair Bolsonaro.

«Qui diffuse de fausses informations ? Canailles ! Vagabonds ! Sans mentir, le PT n’existe pas !», a réagi ce 24 octobre sur Twitter Jair Bolsonaro, rappelant que son adversaire Fernando Haddad, candidat pour le Parti des travailleurs (PT), avait attribué l’agression à ses supporteurs. De fait, Fernando Haddad n’en est pas à sa première «fake news». Il avait récemment repris les accusations du chanteur Geraldo Azevedo, qui affirmait que le colistier de Jair Bolsonaro, le général Mourao, avait été l’un de ses tortionnaires sous la dictature militaire. Seulement voilà, le général en question était adolescent à l’époque. Le chanteur a admis une «erreur».

RT France

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