Kadhafi – Sarkozy : liaisons dangereuses ? (vidéo)

Le 16 mars 2011, Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi déclare à la chaîne Euronews : « Que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye ». Trois jours plus tard, la France, leRoyaume Uni et les États-Unis lancent les premiers raids aériens contre le Guide libyen.

En avril 2013, les accusations du sulfureux homme d’affaires libanais Ziad Takieddine déclenchent l’ouverture d’une information judiciaire, les juges français s’intéressent aux soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le journaliste Pascal Henry a enquêté sur les liens politiques et financiers entre la France et la Libye depuis 2003 jusqu’au déclenchement de la guerre le 19 mars 2011. Il révèle comment Mouammar Kadhafi est passé du statut de terroriste infréquentable à celui d’interlocuteur de premier choix.

Quels intérêts étaient en jeu ? Qui sont les hommes clefs de ce rapprochement ?

Pour Pièces à conviction, des hommes de l’ombre ont accepté de révéler leur rôle dans cette affaire sensible. Des membres de la garde rapprochée de Mouammar Kadhafi, des intermédiaires des marchés franco-libyens…

News360x

Le Franco-Libanais Takieddine en garde à vue pour avoir voulu s’enfuir

L’homme d’affaire franco-libanais Ziad Takieddine, plusieurs fois inculpé dans l’affaire Karachi, a été placé jeudi en garde à vue par les policiers qui le soupçonnent d’avoir voulu fuir la France, a-t-on indiqué de source proche du dossier.

Cette source a précisé que M. Takieddine, qui est soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, s’était notamment procuré un passeport diplomatique de République dominicaine. La justice française enquête sur son rôle dans l’affaire Karachi, un scandale sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 par le biais de rétrocommissions présumées, dans le cadre de contrats d’armement avec le Pakistan.

L’Orient – Le Jour

(Merci  à Antibarbare)

Enquête sur les accusations de financement libyen de Sarkozy en 2007

Des juges vont enquêter sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 lancées par l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a mis en cause à plusieurs reprises l’ancien chef de l’Etat et l’ex-ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.


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Selon une source judiciaire, le parquet de Paris a ouvert vendredi une information judiciaire contre X pour « corruption active et passive », « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits ».

En revanche, le ou les juges désignés n’enquêteront pas sur le document publié au printemps 2012 par Mediapart, attribué à un ex-dignitaire libyen et affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour « 50 millions d’euros » la campagne de M. Sarkozy.

Ce volet de l’affaire reste en enquête préliminaire, ouverte après la plainte pour « faux et usage de faux et « publication de fausse nouvelles » déposée par M. Sarkozy le 30 avril 2012 contre Mediapart.

Un deuxième volet avait été ouvert en décembre 2012, après que M. Takieddine, par ailleurs mis en examen dans le volet financier de l’affaire Karachi, eut affirmé au juge Renaud Van Ruymbeke détenir des preuves d’un financement par la Libye.

(…) Public Sénat

Ziad Takieddine accuse Nicolas Sarkozy d’avoir perçu des financements occultes du Qatar

FRANCE 24 diffuse un document exclusif dans lequel l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine accuse le président sortant Nicolas Sarkozy d’avoir perçu des financements occultes du Qatar, notamment lors de la fameuse affaire des infirmières bulgares détenues en Libye.

Ziad Takieddine balance Sarkozy (Vidéo)

Ziad Takieddine, l’homme d’affaires Franco-Libanais qui affirme détenir les preuves d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, était l’invité du plateau de ONPC de Ruquier sur France 2 (5 Janvier 2013)

Pour l’homme d’affaires, la guerre en Libye fut une guerre fabriquée, pour le pétrole, avec le Quatar. Il affirme que plusieurs rencontres ont eu lieu entre le secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, Béchir Saleh, et Claude Guéant, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Béchir Saleh aurait alors rédigé des comptes-rendus de ces rencontres à destination du Guide de la Révolution.

Des documents qui seraient entre les mains du dernier Premier ministre de ce dernier, Mamouhdi Bagdadi. Ziad Takieddine aurait affirmé au magistrat que Bagdadi était disposé à fournir ces documents.

L’homme d’affaires aurait également révélé avoir les preuves que le régime de Kadhafi a aidé la France par l’intermédiaire de «trois sociétés qui auraient bénéficié en Libye de contrats pour des prestations fictives», détaille l’intermédiaire. Une couverture leur permettant de percevoir d’importantes sommes.

Campagne 2007 : la charge de Takieddine contre Sarkozy

L’intermédiaire franco-libanais dit avoir des preuves du financement par le régime libyen de la campagne et le début de mandat de Nicolas Sarkozy en 2007. Des entreprises françaises auraient aussi bénéficié des largesses de Mouammar Kadhafi.

Ziad Takieddine persiste et signe. Mise en examen à de nombreuses reprises dans l’affaire dite de Karachi, l’ancien intermédiaire franco-libanais assure que l’ex-régime libyen a financé la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, puis le début de son mandat, révèle Le Parisien.

Entendu le 19 décembre par le juge Renaud Van Ruymbeke, Ziad Takieddine a assuré que le montant de la somme versée par le régime libyen dépasse les 50 millions d’euros, dont une majeure partie aurait été donnée entre «décembre 2006 et janvier 2007». [...]

Le Figaro

Ziad Takieddine : « Le système Sarkozy est en train de tomber »

L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, au cœur du volet financier de l’affaire Karachi, fait à nouveau la une de l’actualité judiciaire française. Le mardi 24 avril, il a été mis une troisième fois en examen, toujours dans le même dossier, pour « blanchiment et recel d’abus de biens sociaux aggravés ». (…)

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L’homme de 61 ans, qui dénonce un « acharnement ridicule », riposte et n’hésite pas à mettre en cause le chef de l’État, Nicolas Sarkozy. Entretien.

Il ne faut pas chauffer Ziad Takieddine. Ce Libanais druze âgé de 61 ans, vivant en France depuis 1979, se définit comme un « homme de l’ombre » (1). Mais depuis sa mise en examen, en 2001, pour abus de biens sociaux dans le volet financier de l’affaire Karachi – enquête portant sur un éventuel détournement de commissions légales, à hauteur de 284 millions d’euros, convenues en marge de contrats de vente de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie saoudite dans les années 1990 – il est en pleine lumière.

Via ces deux contrats d’armement, la justice française soupçonne cet intermédiaire de haut-vol d’avoir participé à la mise en place d’un système de financement illégal de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995. Outre qu’il réfute toutes ces accusations, Takieddine attaque, et met en cause Nicolas Sarkozy.

Sur deux sujets qui sentent le souffre et l’argent : la Libye avec un éventuel financement de sa campagne en 2007 et le Qatar. (…)

Vous accusez le secrétaire général de l’Élysée, Dominique de Villepin, d’avoir mis en place un système de rétro-commissions dans le cadre de la vente de frégates à l’Arabie Saoudite. Avez-vous des preuves ? 

S’il l’a fait, il n’a qu’à se défendre. S’il ne l’a pas fait, il sera acquitté. Ce que je sais, c’est que les deux sociétés (Esta et Rabor, NDLR) appartenaient au groupe saoudien, Al Bughshan, un client du cabinet Villepin. Peut-être, y’a-t-il un lien ?

J’ajoute que cet argent détourné a transité via trois plateformes bancaires, les trois filiales du Crédit Agricole aux Bahamas, à Genève et au Qatar.

Sont-ce ces éléments qui vous permettent de dire que « vous pouvez tous les faire tomber », en  visant nommément Nicolas Sarkozy ? 

Oui et surtout Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, il est en train de tomber, lui et son système. (…)

Jeune Afrique

Affaire Karachi : Thierry Gaubert mis en examen

C’est un nouvel épisode dans la tentaculaire affaire Karachi. Déjà soupçonné de recel d’abus de biens sociaux, Thierry Gaubert a été mis en examen, mardi, pour subornation de témoin. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est en effet soupçonné d’avoir fait pression sur son épouse, qui l’avait mis en cause dans une déposition.

Entendue à deux reprises par la justice début septembre en qualité de témoin, Hélène Gaubert, dite Hélène de Yougoslavie, avait fait des révélations pour le moins gênantes concernant son mari, avec qui elle est par ailleurs en procédure de divorce.

Fin septembre, Thierry Gaubert, qui a été le conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du Budget (1993-1995), avait déjà été mis en examen par les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire qui enquêtent sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995. Dans le cadre de cette enquête, Hélène Gaubert avait évoqué, devant les enquêteurs et les juges, l’implication de son mari dans un possible financement illicite de cette campagne. Elle avait notamment parlé de voyages effectués par son mari avec Ziad Takieddine, un intermédiaire franco-libanais en armement soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans l’affaire Karachi. Des voyages « surtout à l’étranger », notamment à Londres et Genève, d’où Thierry Gaubert revenait « avec des sacoches » destinées, selon sa femme, à Nicolas Bazire, directeur de campagne de M. Balladur. (…)

Parallèlement, Brice Hortefeux, soupçonné d’avoir eu accès à des renseignements protégés par le secret de l’instruction, s’est retrouvé à son tour dans le collimateur de la justice avec une plainte des familles des victimes de l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 (15 morts, dont 11 Français) pour « complicité de subornation de témoins ». Le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête préliminaire pour « violation du secret professionnel » et « recel ». (…)

Le Parisien

Affaire Karachi : Copé reconnaît avoir reçu des cadeaux de Ziad Takieddine

Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé a admis lundi s’être fait financer des vacances par l’homme d’affaires Ziad Takieddine, intermédiaire dans des contrats d’armement et poursuivi dans l’enquête sur une présumée corruption lors de la présidentielle de 1995.

Je n’ai jamais rien caché de cela, j’ai toujours dit avoir une relation amicale et en plus moi, j’assume mes amitié, j’ai toujours assumé, a dit Jean-François Copé. Je l’ai toujours dit, j’étais invité, j’ai répondu à des invitations.»

Selon des procès-verbaux d’audition de police publiés par le site Mediapart, l’ex-femme de Ziad Takieddine a déclaré aux policiers que Jean-François Copé s’était fait financer par le milliardaire au début des années 2000, quand il était membre du gouvernement, des séjours avec sa famille et des frais à Antibes, à Londres, au Liban et à Venise.(…)

Ziad Takieddine, intervenu dans deux très importants contrats d’armement des années 1990 au Pakistan et en Arabie Saoudite, qui fait aujourd’hui l’objet de l’enquête du juge Renaud Van Ruymbeke, n’a payé aucun impôt en France depuis environ dix ans, selon des documents publiés par Mediapart durant l’été. Son ex-épouse a affirmé aux policiers qu’un contrôle fiscal avait été suspendu fin 2010 sur consigne d’une «autorité supérieure», qu’elle n’a pas nommée (…).

20 Minutes

(Merci à Pierre)