Deux Français tués au djihad au Yémen

Il n’y a pas que la Syrie comme terre de djihad. Depuis de nombreuses années, le Yémen, pays pauvre du sud de la péninsule arabique et patrie ancestrale d’Oussama Ben Laden, accueille de nombreux «étudiants» venus du monde entier pour y parfaire leur connaissance de l’islam sunnite.

«Deux Français ont été tués au cours des affrontements»

Depuis deux mois, les insurgés houthistes assaillent à l’arme lourde le repaire salafiste. «Deux Français ont été tués au cours des affrontements», révèle au Figaro un diplomate au Quai d’Orsay. L’un d’eux, surnommé Abou Jamal al-Maghrebi, serait originaire de Nice, avec une ascendance marocaine, comme son nom de guerre l’indiquerait. Une poignée d’autres Français – une demi-douzaine, accompagnés de leurs familles, selon nos informations – seraient toujours prisonniers du blocus imposé par les houthistes. L’un d’eux Ayyoub Abou Mouad al-Faransi (littéralement «le Français», en arabe) a tout de même pu rédiger sur le site Dammaj-fr.com l’éloge funèbre «du martyr Abou Jamal».

Ce n’est pas la première fois que des salafistes français meurent à Dammaj. Le 4 janvier 2012, le site Ansar al-Haq annonçait la mort d’un «frère français, qui s’était organisé pour faire rentrer en France sa femme et ses trois enfants» avant de violents combats contre les houthistes. En 2007, un autre Français avait été tué, et un Franco-Algérien blessé dans une attaque houthiste.

Le Figaro

Le corps d’Innaya retrouvé à Fontainebleau sur indication des parents

Un couple, dont la fillette avait disparu depuis 2011, a finalement avoué aux enquêteurs avoir dissimulé le corps de leur enfant à la lisière de la forêt de Fontainebleau. [...]

Hier après-midi, la jeune femme de 25 ans, qui d’après les informations du Parisien serait originaire du Yémen, ainsi que son compagnon, âgé de 30 ans et déjà connu des services de police pour des faits de vols et de dégradations, ont indiqué aux enquêteurs le lieu exact de la dissimulation du corps de leur fille. [...]

Au Féminin

Merci à chris3818919

Yémen: un mort dans des heurts devant l’ambassade américaine

Un Yéménite a été tué et cinq blessés par des tirs de la police qui repoussait, pour la deuxième fois jeudi, des manifestants tentant de prendre d’assaut l’ambassade américaine à Sanaa. Les manifestants qui protestaient contre un film dénigrant l’islam ont tenté de pénétrer dans l’ambassade américaine à partir de l’entrée nord du bâtiment, après avoir été dispersés par la police une première fois en matinée.

Le parisien

Yémen : un humanitaire français enlevé samedi soir

Un Français travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen a été enlevé par des hommes armés. C’est ce qu’a annoncé une porte-parole du CICR. Ce Français travaillait dans la ville de Saada, dans le nord du pays.

«Nous n’avons pas de contact avec ses ravisseurs. Nous sommes très inquiets pour sa santé, pour son bien-être» a déclaré la porte-parole, Marie-Servane Desjonquères. Ce délégué a été enlevé sur la route, à 30 ou 40 km de Hudaida. Les deux chauffeurs qui se trouvaient en sa compagnie ont été libérés, peu après avoir été enlevés, par les ravisseurs, selon Mme Desjonquères.

«On espère sa libération immédiate et sans conditions» a souligné la porte-parole. Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d’étrangers par les tribus fortement armées. Elles ont recours aux rapts généralement pour faire aboutir des revendications auprès des autorités. Plus de 200 personnes ont été enlevées au Yémen ces 15 dernières années. Elles ont en grande majorité été libérées saines et sauves.

Le parisien

Une Française enlevée au Yémen

Deux ressortissants étrangers, dont une Française d’origine marocaine, ont été enlevés mardi avec leur chauffeur yéménite par des hommes armés dans le sud du Yémen.

Au moment de leur rapt, ces trois personnes circulaient à bord d’un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la province de Lahj.

« Les ravisseurs, recherchés par la justice, réclament la libération de l’un des leurs, détenu par les autorités pour une affaire de droit commun », a précisé le responsable des services de sécurité au Yémen.

Le Figaro

La police de New York en alerte après l’élimination de l’imam Aulaqi au Yémen

La police de New York est en alerte face au risque que « quelqu’un veuille venger » la mort de l’imam radical américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, a indiqué vendredi le chef de la police de la ville, Raymond Kelly. (…)

« Khan avait des contacts importants à New York et publiait le magazine en anglais Inspire (revue d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, ndlr), qui apprenait aux loups solitaires à construire une bombe chez eux et avait dernièrement désigné la gare de Grand Central (de New York) comme cible », a dit le chef de la police. Anwar al-Aulaqi, ennemi public de Washington au même titre qu’Oussama Ben Laden, a été tué vendredi au Yémen, selon des responsables yéménites et américains.

France-Amérique.com (par AFP)

 

Yémen : l’équipage d’un voilier français porté disparu

L’équipage d’un voilier français, qui naviguait au large du Yémen, est toujours porté disparu. Le bateau, un catamaran de 17 mètres, a été retrouvé par un navire de guerre allemand de la force internationale Atalante, après avoir lancé un appel de détresse via sa radio. La frégate allemande Bayern a réussi à le localiser, «mais aucune présence à bord n’a été décelée», selon le ministère des affaires étrangères.

(…) Selon une source proche du dossier, des « traces de sang et plusieurs impacts de balles » ont été relevés à bord. Le secteur dans lequel naviguait le «Tribal Kat» est réputé dangereux. De nombreux pirates somaliens y sévissent régulièrement.

Le Parisien

Des membres présumés d’Al-Qaida s’emparent d’une ville dans le sud du Yémen

Alors que le pays est secoué depuis plusieurs semaines par une vague de protestation anti-gouvernementale, de violents accrochages ont opposé dimanche 27 mars l’armée yéménite à des membres présumés d’Al-Qaida qui ont réussi à prendre le contrôle de Jaar, ville de la province d’Abyane (Sud), un bastion du réseau extrémiste. A Batige, 10 km plus loin, une trentaine de membres présumés d’Al-Qaida, armés et cagoulés, se sont emparés d’un stock de caisses de munitions

«Il n’y a plus aucune présence des autorités locales à Jaar où les combattants d’Al-Qaida se sont emparés de bâtiments publics, dont une radio régionale, et une caserne» située au flanc d’une montagne, à la sortie de la ville, a déclaré un responsable des services de sécurité. Les accrochages ont fait un mort et un blessé grave.

Plus tôt dans la journée, des islamistes armés avaient pris le contrôle d’un poste de police et établi cinq points de contrôle à l’entrée de Jaar, avaient indiqué des témoins et une source policière. «Ce sont des membres d’Al-Qaida», a indiqué une source au sein des services de sécurité. Les hommes armés ont appelé «les militaires à déposer les armes pour les laisser partir en paix», dans un tract distribué à Jaar et signé « Vos frères les Moujahidines ».

Le Monde

Yémen : 46 manifestants tués, 400 blessés, état d’urgence proclamé (vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xhp0tr

La vague de contestation sociale et politique sans précédent au Moyen-Orient et au Maghreb continue à être réprimée, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires. Etat des lieux pays par pays.

Yemen - Plus de 46 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées par des tirs contre une manifestation réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh vendredi à Sanaa, selon des sources médicales. Le président a décrété l’état d’urgence. L’opposition a dénoncé «un massacre». Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants depuis les toits des habitations proches de la place de l’Université.

Bahrein - Les autorités ont annoncé avoir détruit le monument qui se trouve sur la place de la Perle dans le centre de Manama, devenu un symbole de la contestation. L’opposition a bravé l’interdiction de manifester et des milliers de personnes se sont rassemblées près de la capitale.

Arabie saoudite – Le roi Abdallah a assuré dans un discours télévisé que les forces de sécurité étaient prêtes à faire face à «tous ceux qui envisageraient de porter atteinte» au royaume, annonçant également une série de décrets royaux sur des subventions sociales.

Troubles également en Syrie, Jordanie, Algérie, Iran …

Suite sur Le Figaro/AFP

L’Europe et les révolutions arabes : le devoir de non-ingérence

Tribune libre de Paysan Savoyard

Journalistes, politiciens et autres intellectuels s’enthousiasment pour les « révolutions arabes » en cours. Enfin, ces peuples secouent leur joug, renversent ces dictateurs que l’Europe soutenait honteusement, accèdent à leur tour au bénéfice de la démocratie et de la liberté, prouvant ainsi le caractère universel de ces valeurs.

Ces révolutions démontrent par là-même que les valeurs en question sont tout à fait compatibles avec l’islam et que le prétendu choc des civilisations n’est qu’un phantasme malsain. Au nom de ces valeurs, au nom également des fautes qu’elles ont commises, la France et l’Europe se doivent d’aider les démocrates, en faisant pression sur les dictateurs qui s’accrochent, en apportant une aide économique, en adoptant une attitude d’accueil vis-à-vis des immigrés chassés par la misère et les troubles politiques.

Force est d’avouer qu’à notre grande honte, nous sommes en désaccord à peu près complet avec chacune de ces affirmations, pleines de bons sentiments mais, à notre sens, parfaitement déconnectées du réel.

Les valeurs de la démocratie et de la liberté à l’européenne ne sont pas nécessairement universelles

Les valeurs de démocratie, de liberté et de laïcité, nées en Europe et issues de ces deux sources de la civilisation européennes que sont la raison grecque et la foi chrétienne, ne se sont pour l’heure implantées et enracinées que dans le monde occidental. Les dernières décennies n’ont en rien prouvé que ces concepts européens ont vocation à l’universalité. De même rien ne permet de dire que les révolutions en cours manifestent le désir profond des populations arabes de les adopter à leur tour.

Sans doute existe-t-il parmi les révolutionnaires une fraction occidentalisée de la jeunesse mue par le désir d’adopter la démocratie. Sans doute également ces révolutions ont-elles une dimension politique : il s’agit de se débarrasser de régimes autoritaires accapareurs et corrompus. Mais ces révolutions sont avant tout motivées par les difficultés sociales et économiques : exode rural, entassement urbain, absence de travail et de pouvoir d’achat. Ces difficultés trouvent elles-mêmes leur source dans ce facteur majeur de tension qu’est la démographie. La population des pays d’Afrique du Nord a triplé depuis les années soixante. Cette démographie explosive rend impossible l’amélioration des structures publiques et l’élévation du niveau de vie. Au Caire la population est tellement dense qu’une partie d’entre elle habite dans les cimetières et que des bidonvilles se sont installés jusque sur le toit des immeubles.
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De la Libye au Yémen, une vague de contestation durement réprimée

La vague de contestation sociale et politique sans précédent que connaissent le Moyen-Orient et le Maghreb depuis plusieurs semaines était réprimée dimanche, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires. Le point sur la situation pays par pays.

LIBYE

Les forces du régime progressaient dimanche vers la ville de Benghazi, siège de la rébellion dans l’Est de Libye, après avoir reconquis de nouvelles villes à coups d’obus et de raids aériens, au moment où la question d’une zone d’exclusion aérienne restait au stade du débat.
Après Al-Uqaila sur la route côtière, c’est la localité d’al-Bicher plus à l’est qui est désormais sous contrôle des loyalistes qui bombardaient aussi Brega, à quelque 240 km de Benghazi, selon un journaliste de l’AFP sur place.
La ligne de front s’est déplacée ainsi davantage vers l’Est, après que régime de Mouammar Kadhafi s’est dit déterminé à venir à bout de l’insurrection. La télévision d’Etat libyenne a affirmé que Brega avait été « purgée » des insurgés. Malgré les gains remportés par le régime, la communauté internationale semble lente à agir. Après des réunions de l’Otan et l’Union européenne qui n’ont pas abouti à des résultats concrets pour stopper la répression, une nouvelle rencontre ministérielle du G8 est prévue lundi.

YEMEN

Des heurts ont opposé dimanche des policiers soutenus par des partisans du régime yéménite aux manifestants qui tiennent un sit-in à l’université de Sanaa, faisant des dizaines de blessés, selon des témoins.
Ces heurts ont éclaté au lendemain de la journée la plus sanglante au Yémen depuis le début de la contestation fin janvier, pendant laquelle sept manifestants ont été tués et des centaines blessées par des gaz toxiques, selon les organisateurs des protestations. Les autorités ont nié l’utilisation de gaz autres que lacrymogènes.

BAHREIN

La police bahreïnie a lancé des grenades lacrymogènes dimanche sur les protestataires retranchés dans le centre de Manama, après avoir dispersé des manifestants qui tentaient de bloquer l’accès au district financier, selon des témoins. Des dizaines de personnes ont été hospitalisées après l’inhalation de gaz.

OMAN

Le sultan Qabous d’Oman a décidé dimanche de donner des pouvoirs législatifs à l’assemblée consultative, après des semaines de manifestations pour des réformes politiques sur fond de grogne sociale.
Le mécontentement populaire dans ce pays de trois millions d’habitants, dont 20% d’étrangers, ne concerne pas la personne du sultan qui concentre entre ses mains l’essentiel du pouvoir. Le pays occupe une situation stratégique à l’embouchure du Golfe, d’où proviennent 20% de l’ensemble du brut qui circule dans le monde.

TUNISIE

Un couvre-feu a été décrété samedi soir dans la localité tunisienne de Metlaoui (sud) après des affrontements qui ont fait deux morts et plus de 20 blessés entre des habitants sur des questions d’emplois, a annoncé l’agence officielle TAP.

El Watan

Al-Qaida appelle au soulèvement et à l’instauration de régimes islamiques

La branché yéménite d’al-Qaida appelle les musulmans à se soulever contre les dirigeants arabes pour installer des gouvernements basés sur la loi islamique, selon un enregistrement audio mis en ligne samedi sur des sites Internet militants.

Rubeish, un ancien détenu du camp américain de Guantanamo. Il critique l’Arabie saoudite pour avoir accueilli sur son territoire l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui son pays sous la pression populaire le 14 février. Il estime également que le renversement des dirigeants arabes n’est pas suffisant, et que la loi islamique, ou charia, doit être installée.

«Un tyran s’en va, seulement pour être remplacé par un autre qui pourra peut-être trouver une solution aux problèmes matériels de la population en donnant des opportunités d’emploi et en augmentant ses revenus, mais le problème général demeure», déclare-t-il, selon une retranscription fournie par SITE, une organisation américaine de surveillance des sites islamistes.

Le Figaro/AFP