L’immigration de plus en plus regardée comme un péril. La ‘parole raciste™’ vise les Roms et les musulmans (maj)


[mise à jour 2 avril][extraits]
35% des Français se disent «plutôt» ou «un peu» racistes, selon le rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

« Le racisme qui se développe aujourd’hui est plus sournois et n’est plus réservé aux franges extrêmes. Il pénètre toutes les couches de la société. Les boucs émissaires sont d’abord les Roms qui ont été stigmatisés, et ensuite les musulmans arabes» a commenté la présidente de la CNCDH.

Davantage de Français assument être racistes, selon un sondage BVA [chiffres à lire sur la source].  85% des sondés pensent que les Roms exploitent très souvent les enfants et 78 % qu’ils vivent essentiellement de vols et de trafics.

L’islam est la religion la moins positivement connotée et 80% des sondés estiment que le port du voile pose problème pour vivre en société.

Ces résultats révèlent un «refus croissant de l’autre différent» mais dévoilent aussi une «défiance vis-à-vis d’un antiracisme perçu comme censeur».

20minutes

——- ci-dessous article du 1er avril ——– Lire la suite

Christiane Taubira : «La nation française se construit contre la tribu, contre la conception ethnique»

La garde des Sceaux publie un essai sur le racisme, la xénophobie, le malaise identitaire français et les menaces sur la République. Interview dans le Nouvel Obs dans lequel elle estime que «la parole raciste s’exprime désormais à visage découvert».

Comprenez-vous que puisse s’exprimer un malaise identitaire français qui ne soit pas forcément raciste ?

Cette interrogation sur l’identité française, je l’entends, je la vois et je la respecte. Pour y répondre, quittons le terrain des passions et revenons-en aux faits et à l’histoire. Il faut rappeler que, sur à peine trois générations, 25% des Français ont des ascendants étrangers.

Etre français, c’est faire en sorte que la présence du monde sur le territoire de notre pays inspire un destin commun. Et ce destin commun, c’est la nation, et ce depuis la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Même Renan a changé au fil de ses réflexions : il a compris que la nation n’est pas un groupe ethnique mais une communauté civique, liée par un destin commun. La nation française, qui enfante des citoyens égaux, dotés des mêmes droits, se construit contre la tribu, contre la conception ethnique.

Or, aujourd’hui, un parti tribaliste, le Front national, s’est emparé de la nation et «vend» aux Français un ressentiment tribal à l’endroit de boucs émissaires immigrés.

La réponse au malaise identitaire français, c’est donc de rappeler aux citoyens d’où ils viennent et de leur demander quelle histoire ils veulent écrire ensemble. Il faut en revenir au siècle des Lumières qui a produit un vrai basculement. C’est la première fois que les Français ont cessé de se penser seulement en fonction d’un passé commun et ont commencé à comprendre qu’ensemble ils devaient construire un avenir commun. […]

Nouvel Obs

Alain Duhamel : «Le parfum aigre des années 30»

Extraits d’une tribune de Alain Duhamel intitulée «Le parfum aigre des années 30» évoquant «cette régression démocratique, cette rechute nationaliste dégagent une sale odeur d’années 30». Le 27 mars 2013 il avait publié une tribune : «L’aigre parfum des années 30»

PS ou UMP, les deux principaux partis sont semblablement atteints et déconsidérés à travers les figures mises en cause ou démasquées. L’effet est dramatique, parce qu’il ouvre la voie aux populismes et à la démagogie. Il est consternant, parce que la démocratie française ne parvient décidément pas à se montrer vertueuse.

Depuis que l’on observe une montée incontestable des populismes et de l’extrême droite en Europe, la comparaison avec les années 30 suscite un débat. Les uns insistent sur la parenté des deux périodes, les autres jugent le rapprochement exagéré, voire artificiel. Les derniers événements donnent cependant manifestement raison aux tenants de la ressemblance. Un parfum aigre des années 30 ne cesse de se renforcer. La crise économique en constitue le décor décisif. Elle avait fait des ravages au tournant des années 30. […]

La technologie moderne noircit encore plus le climat que jadis Gringoire, Candide ou l’Action française.

La longueur de la crise, sa dureté suscitent un périlleux désenchantement : à travers les alternances et les spécificités nationales, le sentiment de l’impuissance du politique s’enracine. Ils essaiment en Europe, notamment en Europe méditerranéenne et dans les Balkans, ils triomphent en France, plus qu’ailleurs. Le scepticisme vis-à-vis du personnel politique et souvent le mépris s’intensifient. La tentation de l’abstention ou de l’extrémisme se renforce. Le pessimisme devient le premier caractère national, le ressentiment le suit de près. Personne ne peut raisonnablement en douter : la démocratie française est malade et seules les institutions empêchent que la dégradation ne s’amplifie encore. Ce dernier point constitue d’ailleurs une des rares différences positives avec les années 30. […]

On pouvait espérer, jusqu’à ces derniers mois, qu’au moins l’Europe constituerait un stabilisateur et un rempart. Il faut déchanter. Comme durant les années 30, la montée des populismes et des extrémismes s’accompagne mécaniquement d’une montée des protectionnismes, des nationalismes et des xénophobies. Dans une première phase, on a pu croire qu’il s’agissait de phénomènes avant tout internes.

Ils ont néanmoins permis à l’extrême droite ou au populisme de participer à un moment ou à un autre au gouvernement en Autriche, aux Pays-Bas, en Slovaquie, en République tchèque, aujourd’hui en Serbie et surtout en Hongrie. On constate maintenant que des tensions croissantes entre Etats se manifestent, qu’une agressivité nouvelle affleure, que des prétentions territoriales apparaissent.

La Russie n’appartient certes pas à l’Europe démocratique mais l’Ukraine, si. On l’ampute de la Crimée avec un argument ethnique et culturel qui reproduit dramatiquement celui qui était employé avant la Seconde Guerre mondiale.

Libération

« Dédiaboliser les espèces exotiques envahissantes»

[extraits] Les espèces invasives font l’objet de débats et de controverses de plus en plus fréquents. Les espèces invasives, appelées aussi « espèces exotiques envahissantes », sont des espèces introduites par l’homme en dehors de leur aire de répartition naturelle et dont la propagation menace la biodiversité et peut avoir des impacts négatifs sur l’économie et/ou la santé humaine.

(…) Malgré l’accumulation de preuves confirmant que les espèces invasives sont une menace majeure et croissante, l’intérêt d’agir pour limiter ce phénomène est parfois remis en question.

L’un des arguments régulièrement avancé est que la faune ou la flore locale tire parfois parti des espèces invasives.

Un autre argument avancé est qu’il n’y a pas lieu de faire une distinction entre espèces introduites et espèces locales (ou « indigènes »).

Et au rang des arguments inacceptables, celui des liens évoqués entre les efforts de contrôle des espèces invasives et une certaine forme de xénophobie. (…)

Le Monde sciences  - Revoir la page Zoologie de Fdesouche

• Revoir : «Elles prennent le territoire des autres, et les font fuir».

Du bon usage des rumeurs xénophobes en campagne électorale

Papier de Rudy Reichstadt, membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et proche de Caroline Fourest

Des municipalités de province organiseraient secrètement, en échange de subventions, l’accueil sur leurs territoires de populations « de couleur » en provenance de la Seine-Saint-Denis. C’est le bruit aux relents racistes et conspirationnistes qui court depuis « trois ou quatre ans » à Niort. [...]

Hebergeur d'imageDepuis le printemps dernier, des responsables frontistes la relaient sans complexe, sans pouvoir apporter la moindre preuve de ce qu’ils avancent et sans que l’on puisse évidemment déterminer s’ils se contentent de rapporter fidèlement les récits qui sont parvenus à leurs oreilles ou s’ils se saisissent de l’occasion pour l’enrichir au passage d’éléments nouveaux. [...]

On voit le rôle que peuvent jouer des « entrepreneurs de politisation » dans la diffusion et la reformulation d’une rumeur. C’est que la rumeur du 9-3 est une aubaine pour le FN. On y retrouve des thèmes dont le parti de Marine Le Pen est familier : l’immigration, la délinquance, la corruption, la « trahison des élites » et ce prétendu favoritisme dont bénéficieraient les populations étrangères ou issues de l’immigration extra-européenne, objets d’une sollicitude immodérée que l’on refuserait aux autres. [...]

Jouer avec la rumeur ne risque-t-il pas d’entamer le capital de crédibilité que tente de consolider la présidente du FN ? Peut-être. Reste que tous les spécialistes du phénomène rumoral le savent bien : le démenti ne joue pas à jeu égal avec la rumeur. D’abord en raison d’un effet pervers selon lequel il contribue à diffuser la rumeur (effet boomerang dit aussi « Streisand »). Ensuite, parce qu’il peut l’exacerber en alimentant le sentiment d’un écart entre la réalité perçue et le discours tenu sur cette réalité par les médias, vus comme les relais serviles d’une parole officielle discréditée. Enfin parce que, comme l’explique le sociologue Jean-Noël Kapferer, « le démenti souffre d’un handicap majeur » : « alors que la rumeur se répète chaque jour, (…) la presse, estimant qu’ « elle a déjà donné » ou qu’il n’y a rien de neuf, ne re-publie pas le démenti. Or, tous les publicitaires le savent bien, ce n’est que par la répétition qu’un message fait le plein de son audience potentielle ».

Hebergeur d'imageSans compter l’habileté rhétorique d’une Marine Le Pen qui, sur la rumeur du 9-3, cultive l’ambigüité, esquive toute réponse précise sur le fond et fait diversion en amalgamant les allégations sans fondement du candidat frontiste qu’elle vient soutenir, d’une part, et des faits avérés, d’autre part : « C’est vrai. C’est vrai qu’il y a un seuil de saturation, que beaucoup de logements sont arrivés à saturation de l’accueil des demandeurs d’asile et que ces demandeurs d’asile sont envoyés dans des villes périphériques. Ça c’est vrai, c’est une réalité. » [...]

Au-delà de la prégnance des préjugés racistes, qu’elle révèle, la croyance dans le bien-fondé de la rumeur du 9-3 a sans doute ses raisons. Elle prospère aussi bien sur le terreau du discrédit de la parole institutionnelle que dans un climat de défiance à l’égard de la presse conventionnelle, suspectée de travailler à fabriquer l’opinion plutôt qu’à l’informer de manière objective. Imperméable aux démentis et aux contre-enquêtes, elle trahit une vision radicalement pessimiste de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui nous informent. Le conspirationnisme traduit, dit-on, la détresse d’un peuple en proie à un sentiment de dépossession politique et qui se sent méprisé par ses élites. Est-ce le respecter que de le flatter dans ses penchants les plus inavouables ?

Huffington Post

A relire :

Dossier spécial : les preuves de la rumeur du 9-3

Séminaire Commission européenne-Israël : « ensemble pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie »

Le 7e séminaire Commission européenne-Israël sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie a réuni la semaine dernière à Bruxelles des fonctionnaires, des diplomates ainsi que des experts israéliens et de l’Union européenne.

Le séminaire annuel a été l’occasion d’échanger des informations et des bonnes pratiques liées en particulier aux résultats du quatrième Forum mondial sur la lutte contre l’antisémitisme qui s’est tenu à Jérusalem en mai 2013, et à l’enquête, récemment publiée par l’Agence des droits fondamentaux pour l’Union européenne, sur ​​l’antisémitisme.

Les participants ont également évoqué la lutte contre le discours de haine raciale en ligne ainsi que la formation sur l’Holocauste et l’éducation aux droits humains pour les fonctionnaires européens.

Le séminaire a été ouvert par Paul Nemitz, Directeur pour les droits fondamentaux et la citoyenneté de l’Union à la Direction Générale Justice de la Commission européenne, et l’Ambassadeur David Walzer, chef de la mission israélienne auprès de l’UE.

enpi.info

Reda : «Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»

Article du Monde sur les jeunes qui choisissent de partir vivre à l’étranger. Certains pour des raisons professionnelles, d’autres pour le «climat» qui régnerait en France.

«Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»» «Une xénophobie et une islamophobie», ajoute Reda quand on lui demande de préciser.

Les experts ne parlent pas encore d’émigration massive. Plutôt d’un frémissement. Contrairement aux idées reçues, pour Solenne comme pour beaucoup de ceux partis avant elle, la morosité du marché français n’est pas la principale raison de départ. «Est-ce que je serais restée s’il avait été plus facile de changer de boulot en France ? Non», assure-t-elle…

Effet de génération ? La fragilité de l’économie française est par contre clairement un moteur chez Nadia et Reda, fraîchement diplômés de leur école de commerce. Agés de 23 ans et 22 ans, ils ont chacun achevé, le 13 juillet, deux ans en alternance en entreprise : Nadia au service marketing d’IBM France et Reda dans une start-up spécialisée dans le développement digital. Pour eux, partir est une évidence. Reda dit même n’avoir fait «aucune recherche en France».

Tous les deux partagent en fait cette attirance nouvelle chez beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine : celle pour les pays arabophones à forte croissance. […]

Le Monde

Paris : La rupture de jeûne «antifasciste» interdite par la préfecture (Vidéo + MàJ)

Addendum 27.07.2013 : L’iftar antifasciste qui devait se dérouler ce samedi 27 juin sur le Parvis de Montparnasse, à Paris, a été interdit sur décision de la préfecture, a-t-on appris auprès des organisateurs vendredi soir.

«Le fascisme d’État a encore frappé. La préfecture de police de Paris, de manière complètement abusive et arbitraire, nous a informé ce soir d’un arrêté préfectoral d’interdiction de l’iftar antifasciste», ont-ils communiqué. Le collectif a annoncé sa décision de contester «dès la première heure» l’arrêté d’interdiction en référé devant le tribunal administratif.

«En attendant la décision du tribunal et pour des raisons de sécurité», l’action n’est pas maintenue sous sa forme initiale. A la place, une conférence de presse sur le parvis de la Tour Montparnasse se tiendra à 20h30.

saphirnews (Merci à herstalle)

Un groupe de jeunes musulmans ont décidé d’organiser, samedi 27 juillet à Paris, un repas de rupture de jeûne (iftar) placé sous «le signe de l’antifascisme et de la critique de l’ordre établi».

Une action en plein mois du Ramadan qui mêlera le partage et la solidarité à la force de convictions profondes visant à inverser la tendance xénophobe dans le pays.


(Vidéo oumma)

Le collectif, spécialement crée pour l’organisation de l’iftar, entend ainsi «mettre en valeur la place de la lutte contre l’islamophobie qui peine à s’imposer dans un système impérialiste et de plus en plus fascisant» et imposer «un rapport de forces entre nous, musulmans, et ceux qui cherchent à nous nuire». Le choix du Parvis de Montparnasse n’est d’ailleurs pas hasardeux : «nous sommes au plus près des QG parisiens de nombreux groupes d’extrême droite», nous font-ils savoir.

La peur n’est indubitablement pas le sentiment qui guide les organisateurs de l’action. Pour eux, il est plus que temps pour les musulmans de «lever la tête» plutôt que de s’enfoncer dans la victimisation constante : «L’islam est une religion clairement stigmatisée depuis plusieurs années, les actes et les discours islamophobes deviennent monnaie courante aujourd’hui et ce rejet des musulmans est partagé par l’Etat, les partis politiques de l’extrême droite à l’extrême gauche et cela a contaminé une large partie de l’opinion publique. Certain-e-s n’hésitent plus à utiliser la violence en toute impunité pour exprimer leur haine envers les musulman-e-s.» […]

saphirnews

Techno / rave : « Nous ressentons une xénophobie festive »

Rencontre avec Vincent Tanguy, l’un des organisateurs du Multison qui se déroule du 28 au 30 juin, à Plogonnec. C’est l’événement annuel de la scène techno amateur dans le département. Nous voulons montrer que nous sommes là, et non pas en marge de la société, ni de la mauvaise graine. Nous voulons juste faire la fête.

Ce week-end, il y aura une quinzaine de sound system. Nous créons une ambiance et chacun va où il veut.

Nous véhiculons une mauvaise image, nous ressentons une xénophobie festive. Cela fait vingt ans que les free-party existent

La drogue ? Il y en a comme partout. Mais pourquoi toujours nous stigmatiser là-dessus ? ! Concernant le bruit, oui, il y en aura, et oui, on va l’entendre de loin.

lecourrier-leprogres.fr

Gironde. Chinois agressés : Un acte «xénophobe» selon Valls. Le Foll : «L’image de la France est abîmée» (MàJ vidéo)

Addendum 16.06.2013 : Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll «inquiet»

« C’est un acte inqualifiable. C’est l’image de la France qui est abîmée avec ces attitudes xénophobes. Je fais confiance à la justice qui a maintenant en charge ce dossier pour que les sanctions soient rapidement données », a-t-il déclaré Stéphane Le Foll.

Le Figaro (Merci à
Stormisbrewing)

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a qualifié aujourd’hui dans un communiqué d’ «acte xénophobe» l’agression dont ont été victimes six étudiants chinois en oenologie dans la nuit dernière à Hostens (Gironde), l’un d’entre eux étant sérieusement blessé.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, condamne «avec une grande sévérité cet acte xénophobe, dont les auteurs devront répondre devant la Justice». Il affirme partager «l’émotion des proches des étudiants» et «les assure de son entier soutien».

Deux des agresseurs présumés ont été interpellés et placés en garde à vue par les gendarmes du groupement de la Gironde, selon la même source.

«Alors qu’ils se trouvaient à leur domicile, ces étudiants ont été violemment pris à partie par trois habitants de la commune, visiblement en état d’ébriété et connus des services de gendarmerie », poursuit le communiqué. Au cours de cette agression, une étudiante d’une vingtaine d’années a été sérieusement blessée au visage par le jet d’une bouteille en verre. Hospitalisée dans un premier temps à Langon, elle a été ensuite transférée au CHU de Bordeaux. Ces étudiants étaient arrivés en France il y a deux mois pour suivre une scolarité d’un an.

Le Figaro

Pour le président de Médecins du Monde, « la xénophobie est de retour en Europe »

La crise économique qui touche l’Europe actuellement engendre une recrudescence d’actes xénophobes dans différents pays du Vieux Continent, estime Médecins du Monde dans un rapport présenté à Bruxelles.

« La xénophobie est de retour en Europe », souligne Nikitas Kanakis, président de Médecins du Monde Grèce. Dénonçant d’abord quelques cas de figure en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, M. Kanakis s’attarde ensuite sur son propre pays.

Les agressions brutales et les crimes de haine contre les minorités ethniques y sont devenus un phénomène récurrent. Les incidents ont débuté en 2010, mais le problème n’a fait que s’aggraver avec la crise financière qui a frappé le pays.

Dans un contexte économique difficile, les plus pauvres et les migrants sont rapidement pointés du doigt, selon l’association. (…) 28% des patients interrogés l’an dernier par Médecins du Monde disent être dans un état de santé mental faible ou très faible. Ce pourcentage monte à 50,8% en Grèce. Près de la moitié des patients (49%) vivent dans un logement précaire et 81% n’ont aucune couverture sociale.

L’association plaide pour une « couverture santé universelle » et appelle les gouvernements à garantir des systèmes nationaux de santé publique accessibles à tous les résidents.

L’Union européenne est de son côté invitée à mettre en place des mesures permettant d’assurer « la protection totale des étrangers gravement malades pour qu’ils ne soient pas expulsés vers des pays où ils n’auront pas accès aux soins ».

Médecins du Monde a interrogé 8.412 patients, dont 2.027 (24,1%) à Anvers et Bruxelles. En Belgique, les patients étaient originaires avant tout du Maghreb (Maroc et Algérie) et d’Afrique de l’Ouest et centrale (Guinée, Cameroun et Congo).

Le Vif.be

Autriche : Des musulmans brûlent leur commerce et écrivent des graffitis racistes pour tromper les enquêteurs

Wörg (Autriche) – Il y a quelques semaines, la pizzeria d’Albanais musulmans et un immeuble voisin, propriété d’une association turque, étaient incendiés. Des graffitis racistes étaient visibles sur les bâtiments.

Immédiatement des Turcs et des militants Verts ont organisé des manifestations pour dénoncer «la droite» et «le racisme». Après enquête, il s’avère que le feu a été allumé par ceux qui se présentaient comme les victimes. Les graffitis racistes visaient à tromper les enquêteurs.

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• Sources d’origine en allemand : Unzensuriert - ORF (1) - ORF (2), ORF (3)
• Autres sources : en françaisen anglais 

Merci Dudule