Onfray défouraille sur les communistes pendant la guerre (Canal+)

Canal +, « Salut les terriens », 2/03/2013

« Pendant deux années, les communistes français ont collaboré car ils considéraient que les nazis et les communistes avaient des ennemis en commun : les Juifs, la bourgeoisie, le capital, les Anglais et le général de Gaulle. (…)

Guy Môquet n’est pas en prison pour acte de résistance mais pour faits de collaboration et de défaitisme. »

A propos de l’appel du 10 juillet 1940 évoqué par Michel Onfray, lire l’article de Wikipediavoir également la reproduction de l’exemplaire faux puisqu’antidaté, de l’Humanité

Onfray

Michel Onfray, Les consciences réfractaires : Contre-histoire de la philosophie, tome 9. Disponible sur Amazon

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Comment peut-on être assez ignorant pour croire encore que les “collabos” venaient tous de l’extrême-droite et les résistants de la gauche ?

« L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration », c’est ainsi que Thierry Solère, député de l’UMP, a voulu distinguer l’extrême-droite de l’extrême gauche. Stéphane Courtois lui rappelle donc quelques petits faits historiques…

 

Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les débats internes de l’UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la déclaration de M. Thierry Solère, député de l’UMP qui vient de déclarer : « L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration. » Déclaration qui laisse pantois l’historien spécialiste de la période de la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d’un député appartenant à un parti réputé « gaulliste » et donc, en principe, concerné par l’histoire de l’occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.

(….)

Atlantico

« Raymond Aubrac était un agent communiste »

Directeur de recherches au CNRS, l’historien Stéphane Courtois est un spécialiste du communisme. Elève d’Annie Kriegel, il a été le maitre d’oeuvre du Livre noir du communisme. Son dernier livre, « le Bolchevisme à la française » (Fayard) est paru en 2010. Historien engagé, mais grand connaisseurs des archives, il nous décrit la face caché d’un personnage aujourd’hui encensé.

Qui était vraiment Raymond Aubrac ?

Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour le services d’espionnage de l’Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste, en tout cas, beaucoup plus qu’un agent d’influence. Un homme comme lui avait évidemment un agent traitant à Moscou.

(…)

Son rôle durant la Résistance a fait l’objet de polémiques. On se souvient d’un procès contre l’historien Gérard Chauvy et d’une table ronde organisée en 1997 par Libération. Qu’en pensez-vous ?

Pendant longtemps, Aubrac et son épouse Lucie ont raconté qu’il s’était pu s’évader à la suite d’une opération de la Résistance. Or, Arthur Kriegel – qui a participé à cette action commando – assurait qu’Aubrac n’était pas là.

Puis Aubrac a reconnu dans la biographie « autorisée » que Pascal Convert lui a récemment consacrée qu’il ne s’était pas évadé, mais qu’il avait été libéré. Il coopérait alors avec l’ORA, l’organisation de résistance de l’armée.

Un autre épisode pose problème. A la Libération, il est commissaire régional de la République à Marseille. Or De Gaulle va le virer sans ménagement et sans explications.

On sait aujourd’hui pourquoi : il avait couvert des lynchages dans des prisons, notamment en Avignon ainsi que l’assasinat de militants trotskystes indochinois. Et à Marseille, il créa des CRS (Compagnies républicaines de sécurité) dont on découvrit qu’elles étaient entièrement infiltrées par le PC.

Quant à la table ronde de Libération, une anecdote est significative : Aubrac s’est mis en colère lorsque Daniel Cordier lui a demandé d’avouer enfin qu’il était communiste. Jusqu’au bout, il l’aura nié. C’était un gros poisson de l’appareil, très bien camouflé, en partiuclier derrière l’image de sa femme.

Secret défense

Bob, saboteur de Churchill, premier nageur de combat…

C’est l’un des trois derniers survivants de la section française du Special operations executive (SOE), crée en juillet 1940 pour saboter les armées allemandes en Europe occupée. Robert, dit « Bob », Maloubier, 87 ans, est aussi le père des nageurs de combats français et l’une des grandes figures des services secrets de l’hexagone.

http://www.dailymotion.com/video/xggvwa

Train à grande vitesse : les donneurs de leçon californiens

L’attaque informationnelle que viennent de subir les entreprises françaises qui fabriquent le TGV par le biais de la SNCF résume bien le climat de tension concurrentielle autour de l’appel d’offres de l’État californien pour la construction d’une ligne de train à grande vitesse.

Ce contrat de 36 milliards d’euros est entré dans la phase où tous les coups sont permis. Il ne faut donc pas s’étonner de la proposition de loi déposée par le député californien Bob Blumenfield qui veut obliger les candidats à fournir un rapport sur leurs activités durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce dossier, la SNCF était plutôt bien placée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui après cette attaque informationnelle qui la vise directement.

La direction de la SCNF est accusée d’avoir aidé l’Allemagne nazie dans la déportation des populations vers les camps d’extermination et des juifs en particulier. Les concurrents de la SNCF ne sont pas concernés car les Allemands de Siemens ont fait amende honorable, pas plus que les japonais ou même l’alliance des Chinois avec le groupe General Electric.

Theatrum Belli

« La France nomme ses collabos et les expose à la honte »

Traduction d’un article publié dans « The Guardian » du 1er juillet 2010

Les Français ont longtemps nié leur rôle dans la guerre mais la publication des noms des collaborateurs les force à reconnaître les faits.

(…) Quand les tas de documents de la police qui couvrent cette période pourront être consultés avec un mélange de fascination et de malaise, il y a un français qui n’aura sans doute aucun souci à se faire, c’est Nicolas Sarkozy. Sa famille a passé la guerre dans la Hongrie occupée par les Nazis où les futurs émigrés avaient conservé leur serviteurs et leur impressionnant style de vie campagnard tout près de Budapest. Cependant, si on oublie les noms qui circuleront sur Internet et la honte qu’ils véhiculeront, la nouvelle atmosphère d’ouverture peut très bien amener à se demander pourquoi Pál Sárközy de Nagy-Bócsa – le père désormais âgé du chef d’état, s’est réfugié à Berlin (correction effectuée 2/07 -LGS) au moment où les troupes soviétiques approchaient de Hongrie à la fin de la guerre. Dans ce sens la question « Qu’est-ce que tu as fait papa pendant la guerre ? » pourra peut-être embarrasser un président français au moins autant que ses nombreux électeurs.

Le Grand Soir

(Merci à Nappe à carreaux)

« La collaboration fut d’abord la grande affaire de la gauche”

Débat « Faut-il réécrire l’Histoire de France ? » chez FOG avec Eric Zemmour – France 2 – 21 mai

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« L’histoire est toujours niée par les historiens de gauche qui ne veulent pas admettre la réalité, c’est à dire que la collaboration fut d’abord la grande affaire de la gauche”
Voir le débat dans son intégralité

(Merci à Pakc)