Les Mureaux (78) : Duplex pour « les familles blacks », racisme anti-Noirs des Arabes et départ des Européens

[...] Daniel Vitter, le responsable communiste, confirme l’existence d’un « ancien vote FN chez les immigrés ». Il parle à voix basse. On est à la Mascotte, un café du quartier des Bougimonts. Dans la salle : quarante hommes et deux femmes. Seule la télé parle français. Elle est branchée sur Equidia.

« Chez certains, il pouvait y avoir une forme de racisme, notamment des Arabes vis-à-vis des Noirs. Les autres voulaient protéger leurs acquis. Ceux qui viendraient après eux aggraveraient forcément leur situation. »

Leurs conditions de vie, en tout cas, s’étaient fortement détériorées.

Des duplex pour « les familles blacks »

Après-guerre, Les Mureaux se rêvent en cité idéale pour les ouvriers de Renault-Flins. D’ex-ruraux affluent. Et à la fin des années 60, Renault fait venir des milliers de Marocains. Puis les chocs pétroliers surviennent. La Régie dégraisse. Peu à peu, le chômage, la honte et la peur s’installent dans les tours.

Maimouna Talla, animatrice au centre social de la Vigne Blanche, un des quartiers considérés comme les plus difficiles, se souvient des « premiers programmes de rénovation urbaine », dans les années 90.

« La mixité qui existait encore dans les cités a disparu. On a concentré ici tous les appartements en duplex pour familles nombreuses, c’est-à-dire les familles blacks. Les communautés portugaise et italienne et les Français dits de souche ont gagné les zones pavillonnaires. »

Et ont voté FN comme un seul homme. [...]

Rue89

Mixité sociale & Vivre-ensemble (redif)

« La ghettoïsation de la société française est en marche : les gens se fuient mutuellement. Toute famille française qui veut un avenir pour ses enfants et qui veut un bon voisinage, elle se sauve ! Tous les gens des classes moyennes de Sarcelles et de Montfermeil, ils n’ont qu’une envie, c’est de se tirer. » Jacques Marseille [1945-2010]

Le Monde publie un reportage sur le « white flight » et l’islamisation des banlieues de Paris

[...] Quand tout cela a-t-il commencé à déraper ? « C’est difficile à dire. Quand on s’aperçoit des choses, c’est trop tard. » M. Jean situe tout de même le basculement dans les années 1980. La cité a commencé à accueillir des familles délogées des squats de Paris qui entravaient les projets immobiliers de prestige dans la capitale. « Elles ont commencé à s’installer à un bout de la rue et puis ont remonté à chaque appartement libéré. On mettait quatre personnes dans un logement et on en voyait d’autres arriver avec des valises d’on ne sait où. Très vite, les gens se sont entassés dans des F3. »

« Alors, pour moi, je vous le dis tout net, ce sera Marine Le Pen et tant pis si ça pète. »

Quand il s’agit de décrire les nouveaux venus, le discours s’embarrasse un peu, les mots deviennent encombrants, le vocabulaire forcément connoté. Alors on cherche, on change : les étrangers, les immigrés, les Noirs, les Africains, les Arabes, les Maghrébins. Les anciens habitants, eux, sont partis, appartement après appartement.

Autres circonvolutions, contorsions de langage pour décrire cette population en fuite : les Français, les Gaulois, les Blancs. Mme Françoise et M. Jean sont restés. [...]

Depuis les années 1990, les petits trafics ont gangrené le voisinage, les cambriolages n’ont cessé de se multiplier. « Je vois des jeunes circuler à bord de voitures comme jamais je ne pourrais en avoir alors qu’ils sont officiellement au RSA. Ici, c’est tout petit. On connaît la situation de chacun. » [...]

« Les gamins jouent en toute impunité à des choses qu’ils voient à la télévision ou entendent avec le rap, explique M. Jean. Ils refont l’histoire. Pour eux, on reste les colons. Chez les parents, c’est la loi du silence. Ils n’osent rien dire. Ils ont peur de leurs enfants ou peur de la police parce qu’ils sont en situation irrégulière. »

Il y a peu, les deux témoins voient également la religion musulmane prendre la rue. « Depuis un an ou deux, les femmes sortent maintenant avec le voile. La fille de ma voisine s’est mise à le porter, il y a six mois. Ça m’a fait un choc. Les hommes se laissent pousser la barbe et s’habillent à la pakistanaise. » Une salle de prière devrait bientôt ouvrir dans la cité. [...]

Le Monde

(merci à Dr Bazooka)

White flight dans les écoles australiennes (Telegraph)

Les écoles publiques autour de Sydney font face au « White Flight » des écoliers.

D’après un récent rapport de l’Université de Technologies de Sydney basé sur les données du site internet « My School », les parents anglo-australiens choisissent de mettre leurs enfants dans des écoles privées plutôt que dans des écoles publiques car il y a moins d’enfants d’immigrés.

Les banlieues ouest ont le plus petit nombre d’étudiants anglo-australiens, allant même jusqu’à un petit 2% dans certaines écoles.

Le Dr. Christina Ho, chercheur en multiculturalisme à l’UTS, rapporte que de plus en plus de familles anglo-australiennes voient l’école publique comme un ghetto.

« Si vous avez une école qui est à 98 ou 97 pour cent peuplée d’enfants d’immigrés et manifestement d’aucun enfants d’anglo-australiens, alors c’est un ghetto qui ne reflète pas la diversité dans la société où nous vivons », dixit le Dr. Ho.

« Parlez à assez de parents à propos du choix de l’école pour leurs enfants, à un moment ou un autre, vous allez les entendre émettre des réserves à propos de l’école publique du coin peuplée de trop d’Asiatiques, de Libanais, de Musulmans ou d’Aborigènes. » [...]

Daily Telegraph

(merci à TomFC, K, Little Rabbit et Redux pour la traduction de l’article)

Les coulisses de la carte scolaire

Envoyé Spécial – France 2 – 15/04/11

Résumé :

http://www.dailymotion.com/video/xi8gyw

Emma, dans la rue, ses copains, ils viennent de différentes origines. Elle a la mixité sociale. Je pense que ce n’est pas forcément nécessaire de la rechercher à l’école.

Depuis la rentrée 2007, la carte scolaire a été assouplie. En théorie, les parents peuvent donc choisir l’établissement scolaire de leur enfant. Mais dans les faits, cette liberté est toute relative.

Le reportage dans son intégralité :

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Toulouse : « Menacée de mort, je n’arrive pas à déménager »

Victime de menaces de mort et d’un cambriolage, Béatrice, 48 ans, est à bout de nerfs. Cette mère de famille, ancienne coiffeuse, vit depuis neuf ans à Empalot, cité Daste, dans un appartement qu’elle souhaite aujourd’hui quitter « pour des raisons de sécurité ».

Vous êtes terrorisée, pourquoi ?

Depuis un an, je sollicite les services de Toulouse Habitat pour être relogée. En vain. Je n’en peux plus. Je ne me sens plus en sécurité ici. Cela fait pourtant neuf ans que j’habite à Empalot et tout se passait bien avant. Nous sommes victimes de menaces de mort. Cela devient trop dangereux.

(…)

Que comptez-vous faire ?

Partir. Ma vie ici est devenue un enfer. J’ai sollicité le bailleur, Toulouse Habitat, à plusieurs reprises, pour changer de domicile. Mais rien ne bouge. En septembre, j’ai refusé une proposition de relogement car il y avait trop d’escaliers. Je ne peux pas les monter en raison d’un problème de dos. En attendant, je vis chez ma sœur. Mais je paie toujours 400 € de loyer pour cet appartement que je n’occupe plus ! J’ai vendu une partie de mes meubles pour déménager au plus vite.

La Dépèche du Midi

(Merci à Camadulle et Jo41)