Detroit (Etats-Unis) : 84% de Blancs en 1950. 83% de Noirs en 2010

[Extrait d'interview] Heidi Ewing et Rachel Grady ont réalisé un documentaire sur Détroit, sur le déclin de la ville et sur les bouleversements de population.

La ville de Detroit a connu un bouleversement démographique durant les récentes décennies. On est passé d’une ville habitée à 84% par des Blancs en 1950 à une ville habitée par des Noirs à 83% en 2010.

Beaucoup de gens voient dans les émeutes des années 60 le tournant de la ville en termes de viabilité et de qualité de vie.

La plupart des habitants blancs ont commencé à abandonner la ville et n’y sont jamais retournés. Et c’est ce qui s’est passé dans beaucoup d’autres villes. Les Blancs s’enfuyaient. De partout.

Dans beaucoup de villes, le même phénomène a eu lieu. Ce qui est arrivé à Détroit n’a rien de particulier. Mais ca s’est fait à plus grande échelle.

Washington Post

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Rappel :  le 18 juillet 2013, la ville de Detroit s’est déclarée officiellement en faillite

Grande-Bretagne : les blancs fuient les zones de forte immigration (video en anglais)

«Quand la diversité devient si extrême que la société est balkanisée, et que la communauté traditionnelle d’origine a disparu ou qu’elle est devenue ultra-minoritaire, et qu’en outre de nouveaux arrivants continuent d’arriver de manière incessante, le sentiment d’exclusion ["alienating effect"] devient très prononcé.

Caroline du Nord : la fuite des Blancs inquiète les autorités scolaires

A Durham, en Caroline du Nord, le nombre d’élèves et d’étudiants blancs est passé sous la barre des 20%. Les autorités scolaires s’en inquiètent.

Le pourcentage d’étudiants blancs non hispaniques dans les écoles du comté est passé de 30,8 % en 2001 à 19,3% cette année. Et le nombre total d’élèves blancs a également diminué.

«Cela m’inquiète de voir que les écoles de Caroline du Nord sont de moins en moins équilibrées racialement parlant, déclare le directeur des affaires scolaires. « Les écoles sont des lieux où les gens de toutes origines et de toutes races se rassemblent pour apprendre de leur différences, pour célébrer ces différences, pour apprendre à vivre ensemble, et se comprendre mutuellement ».

newsobserver.com

Complément:

Carte des composantes ethniques de la population en Caroline du Nord (recensement de 2000)

Source de la carte : ncpedia.org

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Carte de 2010 avec indication des variations de population

(merci Mario) (source : nytimes.com)

75,6% de la population de Bruxelles directement issue de l’immigration

Bruxelles est foncièrement cosmopolite. Avec 75,6% de sa population directement issue de l’immigration, la capitale est trois fois plus métissée que la Wallonie, et cinq fois plus que la Flandre. Un métissage qui va encore s’accentuer, dans les dix années à venir.


LeSoir.be

(Merci à Chantecler)

Grande-Bretagne : dans 50 ans, Londres ressemblera à Islamabad

Reportage de la chaîne Russe RT tournée début 2013 en Angleterre sur les impacts de l’immigration de masse. 4 millions d’étrangers se sont installés dans ce pays favorisés par la politique du gouvernement travailliste dans les années 2000 (Labour Party équivalent du PS). [...]

Révoltes en Europe

Merci à domi

En Angleterre, les Blancs fuient les centres-villes… et en France ?

Les résultats du recensement de 2011 montrent que les Blancs fuient les centres-villes en Angleterre. En France, on retrouve ce processus de séparation dans lequel les natifs au carré des catégories populaires sont tout particulièrement engagées. [...]

En France, on retrouve ce processus de séparation dans lequel les natifs au carré[1] des catégories populaires sont tout particulièrement engagées. On a pris l’habitude de les appeler les invisibles. Mais qu’ont-ils donc d’invisible et aux yeux de qui ?

Les catégories populaires sont encore majoritaires dans ce pays et formées à 80 % de natifs au carré. Ils ne devraient donc pas passer inaperçus.

En fait, ils sont invisibles aux yeux des catégories supérieures dans lesquelles se recrutent les élites et qui résident dans les grands centres urbains. Vue de Paris, la classe ouvrière native au carré a disparu. À Paris, au cours des 40 dernières années (1968-2009), la proportion d’ouvriers parmi les actifs ayant déjà travaillé âgés de 25-54 ans est passée de 26 % à 8 %, celle des cadres de 14 % à 45 %[2]. Et les ouvriers qui y résident sont très majoritairement d’origine étrangère. Au total, en 2008, 6 % seulement des ouvriers natifs au carré âgés de 18-50 ans résidaient en Ile-de-France, contre 37 % des immigrés et des enfants d’immigrés de même âge et de même catégorie sociale.

Les ouvriers natifs au carré habitent désormais préférentiellement loin des grands centres urbains : six sur dix âgés de 18-50 ans résidaient en 2008 dans les communes de moins de 20 000 habitants. Au contraire, les cadres (y compris les professions intellectuelles supérieures) résident dans les grands centres urbains, là où se trouvent aussi la nouvelle armée d’employés et d’ouvriers des services qui sont eux plutôt d’origine étrangère.

Cette concomitance a laissé croire aux premiers que les catégories populaires se résumaient désormais à ces derniers.

C’est aussi bien pratique, notamment pour une nouvelle gauche qui a décidé d’abandonner l’électorat des natifs au carré des catégories populaires à la droite ou à l’extrême droite au profit d’une cible électorale qui, d’après Jean-Philippe Huelyn « relève plutôt de la liste de course »[3] et dans laquelle « les minorités des quartiers populaires » figurent en bonne place. [...]

[1]Nés en France de deux parents nés en France.

[3] « Où en est le vote ouvrier », note n°151, Fondation Jean-Jaurès, 8 janvier 2013.

Atlantico

Merci à antibarbare

Etats-Unis : une mesure destinée à favoriser la « diversité » fait progresser la ségrégation raciale

A Minneapolis, un programme gouvernemental destiné à favoriser l’égalité des chances entre enfants de toutes origines a eu pour effet d’augmenter la ségrégation raciale.

Une étude de l’université du Minnesota a montré qu’il y avait plus d’étudiants blancs que d’étudiants de couleur qui quittaient les quartiers « racialement diversifiés » ["racially diverse"] pour s’inscrire dans des zones majoritairement blanches.

C’est une variante du « white flight » des années 70 et 80, où les familles blanches déménageaient de zones urbaines dont la composition ethnique se modifiait, ou qui envoyaient leurs enfants dans des écoles privées plutôt qu’à l’école publique.

Selon cette étude, la tendance observée est d’ailleurs en augmentation. En 2000-2001, les déplacements d’étudiants d’une zone à une autre ont provoqué un accroissement de 20% de la ségrégation raciale. Ce chiffre est passé à 36% en 2009-2010.

Les zones qui ont gagné le plus d’étudiants sont les zones majoritairement blanches, qui sont devenues plus blanches encore.

Source en anglais
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Complément : Jacques Marseille

« La mixité sociale ? Ca ne marche pas. Ca ne marche absolument pas. La plupart des Français* veulent se retrouver entre eux. Les gens se fuient mutuellement. Toute famille française qui veut un avenir pour ses enfants et qui veut un bon voisinage, elle se sauve ! Tous les gens des classes moyennes de Sarcelles et de Montfermeil, ils n’ont qu’une envie, c’est de se tirer. » Jacques Marseille [1945-2010]

[*Jacques Marseille sous-entend les Français de souche]

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Les Anglais de souche tentent-ils d’échapper à la « diversité » ?


La fuite des blancs [white flight] en Grande-Bretagne est en progression et les familles britanniques pratiquent de plus en plus l’auto-ségrégation. Les blancs sont en effet de plus en plus nombreux à fuir les zones urbaines pour s’installer à la campagne ou en très grande banlieue.

Cette tendance provoque des « gouffres ethniques » [ou des "murs ethniques"] et l’on voit des zones distantes de quelques kilomètres Lire la suite

Chelles (Seine et Marne) : la mairie annexe incendiée

Le voisinage est évidemment scandalisé par cet incendie qui semble criminel, mais pas tellement surpris.

Plusieurs habitants, qui s’expriment anonymement par crainte de représailles, déplorent « l’absence de présence policière », « police qui ne vient que très rarement, même quand on l’appelle ». « Après l’incendie de la poste il y a à peine quatre mois, on se demande vraiment pourquoi il n’y a pas eu plus de surveillance, c’est déplorable »,

s’indigne un riverain qui, comme beaucoup d’autres, était très content de disposer d’antennes de proximité lui évitant de se rendre en centre-ville. De son côté, la commissaire de Chelles assure être consciente du problème, mais n’a pas « les moyens » de maintenir une présence policière permanente.

Une autre dame, qui a grandi aux Coudreaux mais vit aujourd’hui à Marseille, se rappelle pourtant « un quartier tranquille, familial et sans histoires ». « Chelles aujourd’hui, c’est comme Aulnay-sous-Bois il y a dix ans », ajoute son mari, qui constate que « de plus en plus de gens, du moins ceux qui le peuvent, quittent le quartier ».

Le Parisien

Michèle Tribalat (INED) : « Les élites aiment l’islam à distance, tout en prêchant la mixité pour les autres »

Je ne sais pas si les Français ont peur de l’islam. Ils ont peur de perdre leur ascendant culturel. Les élites aiment l’islam à distance, tout en prêchant la mixité pour les autres. Les Français des classes populaires qui sont au front de la cohabitation ont compris, je crois, qu’ils n’avaient plus la légitimité pour faire pression afin que les musulmans s’adaptent aux modes de vie qui sont les leurs, ce qu’on appelait autrefois l’assimilation, et que ces derniers n’y sont pas disposés.

Ils se rendent compte que, dans certains environnements, leurs propres modes de vie deviennent minoritaires. Comme ils ne reçoivent aucun soutien, et c’est même souvent le contraire, ils votent avec leurs pieds et optent pour un type d’habitat où ils préservent leur mode de vie. L’option pour le rural et les communautés périurbaines est un choix raisonné des catégories populaires (cf. graphique)

Atlantico

Clichy-sous-bois : « Les Français pure souche de plus en plus sont partis et on a commencé à voir arriver la vague d’Afrique »

Interview de Sofiane et Karim, deux jeunes habitants de la Cité du Chêne pointu (Clichy-sous-bois). France Inter, 9/9/12

Ecouter à partir de 14’40

« Petit à petit, on a commencé à se regrouper par communauté. »