« Obama blessé » : un tweet fait plonger Wall Street

Un message, publié par Associated Press annonçant qu’Obama est blessé, fait plonger le Dow Jones. Mais Obama va bien, le compte Twitter de l’agence américaine a juste été piraté. 

(…) Mais à Wall Street, le message, « retweeté » des centaines de fois en l’espace de quelques secondes, a fait brutalement plonger le Dow Jones de plus de 130 points, soit près d’un pour cent. Le démenti quelques minutes plus tard a fait remonter l’indice à son niveau précédent. La chef du bureau d’AP à la Maison Blanche, Julie Pace, est en effet intervenue dès le début du point de presse du porte-parole du président Obama, Jay Carney, à 13h15.

(…) Le piratage a été revendiqué sur Twitter par la Syrian Electronic Army (« Armée électronique syrienne », SEA), qui a déjà piraté plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l’Agence France-Presse (AFP) en février dernier. En février dernier, le compte Twitter de photos de l’Agence France-Presse (AFP), @AFPphoto, avait été lui aussi piraté.

(…) Le Nouvel Obs

Les Intouchables (VOSTFR exclusivité Fortune)

Dans un documentaire décapant, « The Untouchables », la chaîne publique américaine PBS pose la question à 1.000 milliards de dollars : comment expliquer qu’aucun grand dirigeant de Wall Street n’ait été poursuivi en justice après la crise financière de 2008 ?

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

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(Traduction et sous-titrage: Fortune)

Gare au clergé de l’idolâtrie financière

Par Xavier Raufer

“Les marchés par-ci… les marchés par-là…” : lisons, scrutons les médias – ou, devrait-on plutôt dire, suivons la grand-messe médiatique. “Les marchés” : la révérence prosternée de tant de journalistes, de droite ou de gauche d’ailleurs, tout pareil. Une foi d’autant plus brûlante que leur feuille de paye dépend quand même un peu de la ferveur des génuflexions, en un temps où, désormais, maints médias nationaux d’information appartiennent à des milliardaires. (…)

Minables maniaques de la conspiration ! Pauvres collectionneurs de complots ! Aujourd’hui, en matière de finance pousse-au-crime, les paranoïaques les plus échevelés sont quand même largement au-dessous de la vérité, telle qu’elle s’étale chaque jour dans la presse.

Lire l’article en entier…

New York : Les « indignés » de Wall Street s’installent dans la durée (Vidéo)

Depuis cinq semaines, Wall Street est l’épicentre d’un mouvement de protestation contre les banques à l’origine de la crise financière, contre l’inégalité croissante, contre les défaillances des politiques, accusés d’être soumis au diktat et à l’argent des grandes entreprises.

Occupy Wall Street affirme représenter les aspirations des 99 % des Américains qui n’ont ni pouvoir ni argent. Spectaculaire et bien organisé, relayé en flux continu sur plusieurs sites internet, ce rassemblement, popularisé sur le réseau Twitter, se veut résolument non violent. »

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Opération Icare d’Anonymous : « Le 10 octobre le NYSE sera effacé d’Internet »‏

Au travers de diverses vidéos diffusées sur internet, le groupe Anonymous, réputé pour avoir déjà mis à mal de nombreuses plateformes internet, annonce une attaque contre le site nyse.com de la Bourse de Wall Street ce lundi. Le moyen utilisé sera celui déjà tant répandu d’un bombardement de requêtes de type DDoS. Une méthode légale et impossible à contrer, comme l’explique la professeure Solange Ghernaouti-Hélie, experte internationale en sécurité et criminalité du numérique.

Sont-ils vraiment capables de mettre ces menaces à exécution?

Tout à fait! Ils ont déjà montré leur capacité de nuire par le passé. Et actuellement, n’importe qui ou presque peut trouver les outils nécessaires à ce genre de cyberattaque. »

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New York : Manifestation contre la crise, 400 arrestations (Vidéo)

Des manifestants, ont bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn pour protester contre les effets de la crise économique. La police a procédé à des centaines d’arrestations.

La manifestation, 3.000 personnes selon les organisateurs, avait débuté dans l’après-midi à Liberty Plaza, dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines des militants du mouvement «Occupons Wall Street». Des centaines de personnes se sont ensuite dirigées vers le pont de Brooklyn, selon la police qui a précisé que la majorité des manifestants étaient restés sur le trottoir, sans incident.

Des militants d’«Occupons Wall Street», qui s’inspire des mouvements pro-démocratiques du printemps arabe, ont indiqué camper dans un parc du sud de Manhattan pour traduire leur «mécontentement provoqué par l’actuel climat politique et économique».

«Nous sommes de toutes les races, tous les sexes, toutes les croyances. Nous sommes la majorité. Nous sommes les 99%. Et, nous ne voulons plus être silencieux», ont-ils expliqué sur leur site internet. […]

Le Parisien

Une erreur humaine à l’origine du plongeon de Wall Street ?

Le plongeon historique de Wall Street jeudi aurait été déclenché par une erreur d’un employé de la banque américaine Citigroup. Cet homme aurait confondu millions et milliards en passant un ordre, selon les chaînes de télévision CNBC et Fox Business News.

En quelques minutes, vers 14H45 (20h45 suisses), le vénérable indice Dow Jones a enregistré la plus forte chute en points de son histoire en séance, perdant 998,50 points en un quart d’heure. Il s’est ensuite repris pour finir en recul de 347,80 points (-3,20%).

Interrogé sur CNBC, le patron de l’opérateur boursier NYSE Euronext, Duncan Niederauer, a estimé que ces mouvements particuliers sur ces actions n’étaient pas forcément dus à une erreur humaine.

Selon CNBC, qui cite plusieurs sources anonymes, un trader de Citigroup aurait tapé par erreur « milliards » au lieu de « millions » en passant un ordre sur des actions Procter and Gamble, une valeur-phare de l’indice Dow Jones. « 

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Comment Lehman maquillait ses bilans

L’expert chargé d’analyser la faillite de la banque américaine a publié son rapport de 2200 pages. Il met en cause le PDG, Dick Fuld, et des cadres, ainsi que le cabinet d’audit Ernst & Young et deux banques concurrentes.

Richard Severin Fuld, Jr., ex-Président-directeur général de la banque d’investissements multinationale Lehman Brothers. Surnommé Big Dick ou encore le Gorille…

«Repo 105». C’est le nom de code d’une petite «manip» financière pratiquée par Lehman Brothers pour embellir ses comptes, relevée dans un rapport sur la faillite de la banque rendu public jeudi soir aux États-Unis. Ces «Repo», pour «repurchase agreement», c’est-à-dire «accord de rachat», consistaient pour la banque new-yorkaise à vendre à un partenaire des actifs, notamment immobiliers, à la veille de la publication de ses comptes, pour les lui racheter quelques jours plus tard.

But de la manœuvre: alléger temporairement sa dette afin d’améliorer son bilan. Le chiffre 105 signifie que la valeur des produits vendus par Lehman atteignait 105% des liquidités qu’il percevait en échange. Ce tour de passe-passe, Lehman l’a pratiqué dès 2001, mais l’a utilisé à une échelle de plus en plus importante en 2007 et 2008, pour une valeur de 39 milliards de dollars à la fin du dernier trimestre 2007, de 49 milliards à la fin du premier trimestre 2008 et de 50 milliards au second trimestre 2008.

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Wall Street a aidé la Grèce à dissimuler ses dettes…

… et a attisé la crise européenne.

Voilà la traduction du fameux article du New York Times, qui a lancé la polémique il y a un mois.

Par des tactiques analogues à celles qui ont favorisé les subprimes aux USA, Wall Street a aggravé la crise financière qui ébranle la Grèce et sapé la solidité de l’euro, en permettant aux gouvernements européens de dissimuler la croissance de leur endettement.

Tandis que les soucis causés par la Grèce ébranlaient les marchés financiers, des interviews et articles montraient que, durant une décennie, ce pays avait, avec l’aide de Wall Street, tenté de contourner l’endettement maximum imposé par l’UE (Critères de convergence européens relatifs à la dette publique). Un «deal» créé par Goldman Sachs a aidé à faire échapper des milliards de dettes à la surveillance du budget à Bruxelles.

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Les grands hedge funds américains spéculent sur une baisse de l’euro

Jusqu’où l’euro peut-il baisser ? Très loin, selon les paris que seraient en train de fomenter certains fonds spéculatifs anglo-saxons. Alors que la monnaie unique, fragilisée par la crise grecque, est passée de 1,51 dollar en décembre 2009, à moins 1,35 dollar en février, le Wall Street Journal indique, vendredi 26 février, que les plus grands et plus célèbres hedge funds se seraient réunis, en début de mois lors d’un dîner-débat à Manhattan, pour évoquer leur challenge : faire glisser l’euro jusqu’à un niveau de parité avec le dollar.

Parmi eux figure le fonds de l’américano-hongrois George Soros, surnommé « l’homme qui a fait sauter la banque d’Angleterre » après avoir, en 1992, spéculé à la baisse sur la livre sterling, provoquant l’exclusion de la monnaie britannique du Système monétaire européen (SME).

Les spéculateurs peuvent-ils l’emporter ? « Il y a un vrai danger. Ce qui s’est passé sur les banques américaines est en train de se passer sur l’euro« , avertit l’économiste Jacques Attali. Selon lui, ces attaques répétées démontrent l’impérieuse nécessité pour l’Europe de se doter d’une gouvernance économique. Sans cela, dit-il, « la zone euro peut exploser« .

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Selon le LEAP, au second trimestre 2010, la crise s’aggravera brutalement

Francisco de Goya, Le naufrage (1793)

 » Pour le LEAP/Europe2020, l’effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir, pendant quelques mois, l’évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les [numéros] précédents, cette stratégie n’aura servi, in fine, qu’à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.

Notre équipe anticipe donc dans ce [numéro] une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d’impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l’année passée.

D’ailleurs, en ce mois de février 2010, un an après notre annonce que la fin de l’année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc.). Pourtant, nous ne sommes qu’au tout début de cette phase.

L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :

. l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats,
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité,
. l’inéluctable remontée des taux d’intérêts,
. la multiplication des sujets de tension internationale,
. l’insécurité sociale croissante. « 

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1er mars 1999 : l’OMC impose la dérégulation financière mondiale

La dérégulation à outrance des marchés financiers, ayant abouti à la crise des années 2007-2010, remonte au 1er Mars 1999.

C’est en effet sous l’impulsion de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que des nations aussi diverses que Bahrein, les Etats-Unis ou l’Australie et représentant 90% du chiffre d’affaires mondial en terme de services financiers, signèrent le «Financial Services Agreement» (FSA), qui devait consacrer l’invulnérabilité des «Too Big To Fail» [trop gros pour faire faillite].

Cet accord ouvrait ainsi une voie royale aux fusions d’établissements financiers d’importance moyenne, qui avaient dès lors la bénédiction de l’OMC et de ses membres pour se transformer en mastodontes, sans devoir être inquiétés par les autorités internationales, ni devoir leur rendre des comptes…

Plus aucune restriction sur les nouveaux produits financiers, ouverture totale de leur marché à toutes les entreprises actives dans la finance et encouragements à la création de corporations géantes, telles étaient donc les directives acceptées, le coeur léger, par des pays qui considéraient cet accord comme une percée considérable dans l’histoire de la civilisation moderne.

Ces pays ont en effet, de facto, abandonné leur sort aux Too Big To Fail, en neutralisant et en limitant, de manière décisive, la marge de manoeuvre de leurs régulateurs. Wall Street peut dormir tranquille, car l’OMC veille au grain, les Etats-Unis n’adopteront pas de sitôt de lois interdisant produits à risques ou établissements financiers à buts purement spéculatifs !

De surcroît, ces Too Big To Fail poussent en faveur de la signature des accords dits de «Doha», qui exigent virtuellement une disparition pure et simple de toute régulation financière.
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