Tribune (Le Monde/El Pais) : Hidalgo, Bachelot, Yade, Voynet… : «L’Espagne doit retirer son projet de loi anti-avortement»

Treize femmes politiques et militantes féministes françaises, de gauche comme de droite, lancent un appel au gouvernement espagnol pour qu’il renonce à son projet de loi anti-IVG, un texte publié samedi sur les sites internet des quotidiens El Pais et Le Monde.

Nous sommes solidaires des femmes espagnoles, c’est pour cela qu’à travers cet appel, nous nous mêlons de ce qui nous regarde, toutes et tous, au-delà des frontières nationales.

Ont co-signé ce texte Anne Hidalgo (première adjointe au maire de Paris), Clémentine Autain (féministe, directrice d’édition), Roselyne Bachelot (ancienne ministre de la santé), Michèle Barzach (ancienne ministre de la santé), Martine Billard (ancienne députée), Jeannette Bougrab (ancienne ministre), Marie-George Buffet (députée des Hauts-de-Seine), Caroline de Haas (féministe), Catherine Coutelle (députée, présidente de la délégation nationale des droits des femmes), Michèle Sabban (vice présidente de la région Ile-de-France), Yvette Roudy (ancienne ministre du droit des femmes et ancienne parlementaire), Dominique Voynet (maire de Montreuil) et Rama Yade (ancienne secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme).

Solidaires des femmes espagnoles, nous, femmes politiques françaises, appelons le gouvernement espagnol à retirer son projet de loi sur l’avortement. Nous demandons à toutes les femmes, quelle que soit leur appartenance politique, de se mobiliser pour ce combat fondamental pour notre société.

Nous demandons au gouvernement espagnol d’écouter les femmes et les hommes de son pays qui depuis plusieurs semaines se mobilisent. Ce projet, qui n’autoriserait l’avortement que dans des cas extrêmes (danger pour la santé de la femme ou suite à un viol), marquerait un retour en arrière dangereux dans un pays où les droits des femmes ont été au cœur des débats politiques ces dernières années. Une véritable régression ! […]

Le Monde; El Pais

Après son retrait de la vie politique, Dominique Voynet approchée par les grandes entreprises et les ONG

Elle n’a pas encore fait son choix. Mais Dominique Voynet, la maire EELV de Montreuil, est très convoitée depuis son annonce, fin novembre, de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de la commune de Seine-Saint-Denis. « J’ouvre mes yeux et mes oreilles même si je n’ai pris aucune décision, confesse-t-elle. Mais ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas l’âge de partir à la retraite et que je n’ai pas de fortune personnelle. Donc je dois retrouver du travail. »

(…) Dominique Voynet multiplie les échanges et étudie toutes les propositions qui peuvent lui convenir. Dans son entourage, on assure aussi qu’elle aurait reçu des propositions de promoteurs immobiliers, d’entreprises du secteur de l’énergie, comme Véolia ou EDF, ou pour prendre la tête de grandes ONG.

(…) Le Parisien

Des Roms expulsés envahissent une salle municipale de Montreuil

Des Roms expulsés jeudi matin de leur campement illégal de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont investi une salle municipale pour y passer la nuit. Une situation symptomatique de la commune et du département, où près de 7000 Roms habitent dans des campements. Entre 15 et 20.000 d’entre eux vivraient en France.

«Montreuil est une terre d’accueil des immigrants. Nous faisons beaucoup, plus que d’autres villes, mais nous avons atteint nos limites. Si toutes les communes mettaient en place ce genre de programme, il n’y aurait plus de problème Rom», assure le directeur de cabinet de Dominique Voynet.

Tout a commencé jeudi matin. Des forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’un campement illégal de Roms, situé sur une friche industrielle de la rue de Paris à Montreuil. Cette expulsion fait suite à une décision de justice obtenue par le propriétaire privé du terrain. «Depuis plus d’un an, plus d’une centaine de personnes issues de la communauté rom squattaient ce site dans des conditions de vie, de salubrité et de sécurité inacceptables, pour eux-mêmes, comme pour les riverains», explique, dans un communiqué, la mairie de Montreuil. Les Roms, une soixantaine selon une association de soutien, se rendent alors devant la mairie de Montreuil pour demander un hébergement d’urgence, avant d’investir une salle municipale, place du marché, pour y passer la nuit.

La préfecture de Seine-Saint-Denis affirme qu’un «diagnostic social complet» avait été réalisé le 8 avril dans le campement>. Des «capacités d’accueil en hôtel avaient alors été réservées» à destination de quelques familles le jour de l’évacuation. «Cette possibilité de bénéficier d’un logement d’urgence leur a bien été notifiée. Mais aucune famille ne s’est manifestée entre le 8 avril et jeudi, le jour de l’expulsion, pour en faire la demande», assure la préfecture. Affirmation que réfutent Saimir Mile, président de l’association La Voix des Roms et Riva Gherchanoc, une des responsables du Parti de gauche de Montreuil. […]

Le Figaro

Paris : Des Maliens manifestent leur reconnaissance à la France (Vidéo)

Quelque 200 Maliens résidant en France ont manifesté samedi devant l’ambassade du Mali à Paris pour afficher leur reconnaissance après l’intervention de l’armée française dans leur pays, a constaté un journaliste de l’AFP. Dominique Voynet, maire (écologiste) de Montreuil où vit une importante communauté malienne (estimée à 10.000 personnes) a participé au rassemblement.

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Les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire du pilote d’hélicoptère tué au premier jour de l’engagement français le 11 janvier tandis que des drapeaux français étaient disposés devant l’ambassade.

«Les Maliens de France sont tous soulagés, parce que les nouvelles qui nous parvenaient depuis l’occupation du Nord (par les groupes islamistes) n’ont jamais été des bonnes nouvelles avant le déclenchement des opérations appuyées par la France», a déclaré Hamedy Diarra, président du Haut Conseil des Maliens de France. «L’intervention de la France est à à saluer, et vraiment, c’est une guerre légitime pour moi, il faut libérer le nord de tous les terroristes», a déclaré à l’AFP un manifestant, Gaousso Diallo.

Dominique Voynet a souligné que «l’inquiétude avait atteint des sommets» avant l’intervention française. «Ca fait des mois que les familles envoient de l’aide alimentaire, de l’aide sous forme de vêtement, de médicaments dans les villes du nord», a-t-elle témoigné. «Les Maliens de France sont tous soulagés et inquiets à le fois devant cette situation où on ne peut pas ne pas être avec eux aujourd’hui».

20 minutes

Chez les écolos aussi, le bal des prétendants est ouvert

Pas un, ils n’en loupent pas un. Depuis le soir du premier tour, le 22 avril, les membres de l’état-major écologiste affichent ostensiblement leur proximité avec François Hollande, présents à tous ses meetings, de Limoges à Toulouse, en passant par Bercy. A chaque fois, ils s’arrangent pour y être placés dans le carré VIP, bien en évidence, et pour serrer le maximum de mains. Ils tentent aussi de voyager avec M. Hollande, ce qui leur est rarement accordé. Pour se rendre à Toulouse, le 4 mai, ils ont tous voyagé… avec la presse.

Il faut dire que Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et Eva Joly souhaitent tous trois être ministres et l’ont fait savoir à qui de droit. A défaut d’être l’allié puissant qu’ils auraient rêvé d’être, rêve que le score de Mme Joly (2,31 %) leur interdit pour l’instant, ils souhaitent donc montrer jour après jour leur nouvelle fidélité. (…)

Au PS, on raille le nombre élevé de prétendants à un poste ministériel, inversement proportionnel au score obtenu le 22 avril. En dehors de Cécile Duflot, Eva Joly et Jean-Vincent Placé, seraient sur les rangs les députés européens Yannick Jadot, Pascal Canfin et Michèle Rivasi, sans oublier le député de Loire-Atlantique François de Rugy, Dominique Voynet, maire de Montreuil, et Denis Baupin, patron des écologistes parisiens. Le PS et l’entourage du candidat se montrent sans indulgence envers Cécile Duflot, raillant ses « tweets débiles » plusieurs cadres du PS dénonçant un « comportement de gamine. »

Le Monde

Montreuil (93) : Un gîte au coeur d’un camp Rom

Une association propose depuis quelques mois de venir dormir dans une chambre d’hôte située au cœur d’un camp Rom, aux portes de Paris. Cette initiative, qui a déjà attiré cinq personnes, doit permettre de combattre les préjugés.

Bruno Ricordeau a l’air frais et reposé du touriste encore tout émerveillé par son périple au bout du monde. Sauf que son aventure s’est déroulée aux portes de la capitale, en Seine-Saint-Denis. « Ce que je viens de vivre est unique et inespéré à Paris ». Il est venu du Mans passer quatre jours en région parisienne dans le cadre de son travail. Plutôt que dormir dans une chambre d’hôtel, il a opté pour une chambre d’hôte peu banale, dans un bidonville rom situé dans le quartier des Murs-à-Pêches à Montreuil. Dépaysement assuré. (…)

Alex, le chef de camp, vient saluer son hôte, en lui apportant des tasses et du café. « J’ai rarement eu un tel accueil. C’est tout ce que j’aime en termes d’authenticité et de rencontres improbables avec des gens qui ont le cœur sur la main. Dire qu’un peu plus, je passais ce temps précieux dans un hôtel aseptisé, comme il en existe des centaines, des lieux sans identité », sourit ce passionné de voyages qui a découvert cette adresse pour le moins insolite par un article de presse.

Pour ce dépaysement, Bruno a déboursé 120 € pour trois nuits. Une somme qui sera reversée à la communauté. « Chacun donne ce qu’il veut. Mais vu l’accueil… j’ai même participé à l’anniversaire de l’un des enfants, où j’ai bu et mangé jusqu’à point d’heure, du coup, je ne pouvais pas faire moins », assure-t-il.

Le parisien

300 clandestins campent toujours à Montreuil

Article de David Perrotin, étudiant en journalisme, dans Libération sur des clandestins africains de onze nationalités qui campent sur le stade André-Blain à Montreuil (Seine-saint-Denis) depuis trois mois après avoir été expulsés de leur squat. Des artistes viennent les soutenir.

Hier colonisé, aujourd’hui exploité, demain régularisé. (Slogan des clandestins)

Le terrain est vague, silencieux et bien isolé. Des vélos et quelques jouets d’enfants traînent au sol. Une odeur de cuisine caresse le nez et quelques rires sont perceptibles. Depuis trois semaines, près de 300 personnes, des sans-papiers pour la plupart, dorment dans ce camp de fortune aménagé sur le stade André-Blain à Montreuil (Seine-saint-Denis).

Des travailleurs (ouvriers, plombiers, femmes de chambre…), des femmes et des enfants (dont un bébé de 9 mois), dorment dehors tous les soirs et redoutent l’hiver qui arrive. Des tentes, artisanales ou de camping, sont disséminées un peu partout. L’aménagement semble rodé : un coin cuisine, un coin salon et un coin prière, garantissent le bon vivre ensemble. […]

La particularité de ce mouvement, c’est peut-être la stratégie engagée par ces expulsés pour obtenir un logement. Ils ont en effet décidé de se défendre grâce à l’art, à travers la peinture, la musique et même le théâtre.

Des habitants de la ville et quelques artistes sont venus peindre ou dessiner les 80 expulsés. Ils ont eu envie de poser un visage sur ceux que l’on nomme les immigrés, les sans-papiers, les étrangers. Pour les identifier, les humaniser et sensibiliser les gens à leur cause. […]

Libération

Dominique Voynet : «SOS pour le logement»

Dominique Voynet, maire (EELV) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), s’inquiète des problèmes de logement et prend l’exemple de sa ville.

Parmi les mal logés de Montreuil, il faut encore compter une dizaine de foyers africains, surpeuplés et délabrés, plusieurs dizaines de familles roms et tsiganes vivant en caravane et près de quarante squats connus.

Le cas de Montreuil est loin d’être isolé. […] En deux mois, 300 personnes supplémentaires se sont retrouvées à la rue. 300 personnes pour lesquelles la ville est sommée de trouver une réponse digne et rapide.

Le tout dans une ville qui respecte la loi SRU (avec près de 40% de logements sociaux), mais qui peine malgré ses efforts de construction à répondre aux 6 000 demandeurs de logements sociaux. Entassées dans des logements trop petits, souvent insalubres ou carrément dangereux, les familles de Montreuil déboursent des sommes extravagantes – 700 euros pour un F2 vétuste, plus de 1 000 euros pour un F3 – dans l’espoir de se voir enfin, six, sept ou dix ans plus tard, attribuer un logement social. […] Si chaque cas est particulier, l’origine de toutes ces situations est identique : la pénurie de logements, la dégradation du parc ancien, la précarité des familles et l’impossibilité pour elles d’accéder au locatif privé, voire même au parc social. Il ne s’agit plus de cas isolés que la solidarité familiale habituelle, un arrangement ou un simple coupe-file suffiraient à traiter. […]

Libération

Apartheid à Montreuil ?

Montreuil (110.000 habitants), la ville de Seine-Saint-Denis administrée par Dominique Voynet, se divise en deux zones distinctes : le haut Montreuil, zone à forte « diversité »**, et le bas Montreuil, « véritable paradis pour les bobos ». Voici un reportage réalisé par Cap 24 en 2009 : « Montreuil, la ville aux deux visages ».

http://www.dailymotion.com/video/x9qmpi

**Montreuil-sous-bois est surnommé « le petit Bamako », « la seconde ville malienne après Bamako » ou « Bamako-sur-Seine ». La ville accueille une importante communauté malienne. Wikipedia

Dominique Voynet menacée de mort

Depuis novembre, les menaces se multiplient à la mairie de Montreuil. Hier soir, la sénatrice-maire verte, Dominique Voynet, a découvert dans son courrier une lettre datée du 7 février contenant des menaces de mort et une balle de 9 mm. « Je refuse de me taire face à de tels actes de violence. C’est inadmissible », s’enflamme l’élue sous le choc mais « pas inquiète ».

Elle doit déposer plainte dès aujourd’hui au commissariat de police de Montreuil. Dominique Voynet promettait hier que les accès à l’hôtel de ville allaient être renforcés par de plus grandes mesures de protection. Des mesures qui ne sont pas encore arrêtées.

Le troisième courrier reçu par la sénatrice-maire

C’est en fait le troisième courrier de menaces que la sénatrice-maire reçoit. Comme les deux autres, cette lettre a été postée depuis les Hauts-de-Seine. Les trois missives contiennent chacune un tract du Front national et surtout des détails très précis sur la vie de la commune. « Je pense que c’est un habitant de Montreuil qui se rend régulièrement sur les sites du Front national des Hauts-de-Seine. Les trois adresses sur la lettre correspondent à des adresses du FN », poursuit l’élue.
Ces menaces sont d’autant plus troublantes qu’elles s’inscrivent dans une série noire qui frappe Montreuil ces derniers mois. En novembre déjà, un des adjoints de la maire avait reçu une lettre comportant des menaces de mort. « Ce n’est vraisemblablement pas le même auteur », précise la maire. Et peu avant Noël, un incident grave avait perturbé la ville : un incendie s’était déclaré dans la tour administrative, retardant le déménagement des employés municipaux. Aucun lien n’est établi entre ce sinistre et les menaces à répétition. Mais l’enquête vient de révéler qu’il s’agit d’un acte criminel, avec quatre départs de feu.

source : le parisien

Zemmour Vs Voynet

Face-à-face hier soir chez Ruquier entre le journaliste du Figaro Magazine et le maire de Montreuil (93), ville surnommée « le petit Bamako »… Egalement invités : Christophe Willem, Bruno Solo et Jacques Weber.
http://www.dailymotion.com/video/xbb91q
http://www.dailymotion.com/video/xbb9by(merci à FullHDReady)

« Je trouve dangereux de toujours vouloir contester les choses. »

Christophe Willem, chanteur à la mode, 28 novembre 2009