Marignane (13) : grosse opération de police dans les cités

Aux dires des « anciens », cela faisait bien longtemps que les cités du Florida Parc et de la Chaume n’avaient été autant la cible des forces de l’ordre. Tout au long de la semaine, celles-ci ont (ré)investi les lieux au cours d’une opération d’envergure, identique à celle qui a été menée il y a quelques semaines du côté des Pins, à Vitrolles.

Contrôles routiers, visites des parties communes, tentative de démantèlement d’un point de vente de résines de cannabis, recherche d’armes, etc… tout y est passé avec un résultat que les policiers ont jugé plutôt satisfaisant.

Lundi, les forces de l’ordre ont reçu le renfort de chiens renifleurs spécialisés dans la détection d’armes et de produits stupéfiants. Au cours d’une visite de cave, les policiers ont découvert une arme type fusil de chasse avec des dizaines de cartouches en parfait état de fonctionnement. Trois véhicules volés – dont une moto de grosse cylindrée – ont été saisis et la police municipale a procédé à l’enlèvement de neuf véhicules épaves.

Tout au long de la semaine, les policiers ont donc occupé le terrain, à des heures différentes et sous des formes différentes, histoire de surprendre ceux qui auraient quelque chose à se reprocher… « En règle générale, cela se passe bien, il n’y a aucune zone de non-droit à Marignane, on rentre partout », certifie le commissaire Brua dont les hommes ont contrôlé mercredi les commerces du Florida, pour effectuer des contrôles administratifs et veiller à ce qu’aucun ne vende par exemple du tabac sans autorisation.

« L’objectif prioritaire est de se montrer, d’être présents en effectuant des patrouilles et des contrôles. Là, nous avons bénéficié d’un dispositif particulier afin d’effectuer un travail ciblé sur une semaine avec des objectifs bien précis. Nous allons continuer à être présents le plus possible et on reviendra régulièrement », promet le commissaire Brua, visiblement satisfait de cette semaine.

Le butin peut paraître bien maigre. Mais pour le commissaire Jean-Noël Brua, « trouver, en moins d’une semaine, trois véhicules volés, une centaine de munitions, un fusil de chasse et procéder à une dizaine d’interpellations dans un périmètre aussi restreint est un bilan très correct ».

La présence policière accentuée dans le quartier semble, elle, diviser les habitants. Si pour certains jeunes un tel déploiement a des allures de « provocation », certains habitants voient d’un bon oeil cette reconquête du territoire. « Je vis dans ce quartier depuis près de quarante ans et les choses ont beaucoup changé… et pas en bien, témoigne un vieil homme. C’est bien que la police montre qu’il y a certaines limites. »

Avant de quitter la zone les policiers tombent sur un jeune homme en scooter conduisant sans casque et qui les insulte vertement. Il est intercepté quelques mètres pus loin par deux motards « ninjas » de la Compagnie de sécurisation et d’intervention. La loi va s’appliquer pour lui aussi.

La Provence

En Flandre, des vols de métaux, gasoil, matériel, mais pas de coupables

En février, une série de vols a touché des agriculteurs et des artisans de Flandre, à Steene et Steenbecque. Au fil de leurs visites, le ou les voleurs se sont emparés de cuivre, de tuyaux de plomb, de 50 kg de câble électrique, de batteries de tracteurs et de camions, des robinets en laiton, des portières de camionnette, des outils, du gasoil…

L’enquête a amené trois Roumains à être jugés. Un seul se trouve à la barre du tribunal correctionnel, vendredi matin. Ils sont mis en cause après avoir été pistés à plusieurs reprises dans le secteur où ont été commis les vols par les gendarmes qui, une fois, ont trouvé des morceaux de câbles électriques dans leur voiture, une autre fois un tournevis et un démonte-pneu que les enquêteurs pensent compatibles avec les traces d’effraction relevées sur les lieux des cambriolages.

Le seul membre du trio qui comparaît a réponse à tout. Leur présence autour de Steene, en pleine nuit ? Ils s’étaient trompés de sortie d’autoroute ? Une autre fois non loin de Wormhout, vers 2 h du matin ? Ils ramenaient des couvertures et des vêtements suite au démantèlement du camp rom de Lille. Les outils ? Le prévenu les utilise pour faire de la mécanique, ce qui lui permet de gagner « 600 à 700 € par mois ». Le billet de 500 € retrouvé sur lui ? Un prêt effectué par un ami pour qu’il puisse retourner en Roumanie refaire sa carte d’identité.

Alors que les parties civiles, toutes présentes – chose rare – réclament des dédommagements allant jusqu’à près de 17 000 € pour un artisan, et que la substitut du procureur les estime coupable en requérant des peines de prison avec sursis ou ferme, l’avocate de la défense reprend point par point le dossier et sa « procédure mal ficelée. Il y a beaucoup d’approximations, d’erreurs. On n’a rien cherché et sur trois éléments on vient vous dire qu’ils ont commis ces faits. » Elle plaide la relaxe, que le tribunal prononcera. Malgré le pardon demandé par le prévenu avant que les juges ne délibèrent. Mais c’était juste parce qu’il était mal rasé, précisera-t-il ensuite…

La Voix du Nord

Colmar (68) : un réseau de cambrioleurs démantelé

En deux vagues d’interpellations, le 18 mars et ce jeudi, les gendarmes de la brigade de recherches (BR) de Colmar et de la section de recherches (SR) de Strasbourg ont mis fin à un réseau de cambrioleurs qui agissait depuis plusieurs mois dans la région de Colmar et en Allemagne.

Les enquêteurs comprennent rapidement qu’il s’agit d’un réseau bien structuré, dans lequel chacun à son rôle, notamment les cambrioleurs et les pourvoyeurs de faux papiers pour les véhicules volés…

Car en plus des bijoux et du numéraire qui sont ciblés lors des cambriolages, ces personnes volent parfois des véhicules, toujours des grosses cylindrées, pour les revendre ensuite, après avoir établi de faux papiers. Une trentaine de faits (cambriolages, vols de voiture, recels) ont été commis dans la région colmarienne et de nombreux délits, non encore chiffrables, en Allemagne.

L’enquête permet de déterminer que le groupe est composé d’une douzaine de personnes, toutes originaires des pays de l’Est, et domiciliées à Colmar. Certains membres du réseau repartent en Belgique ou au Luxembourg. Le 18 mars, lors de la première série d’interpellation, six personnes sont arrêtées. Pour cette opération, la gendarmerie a mobilisé une trentaine d’hommes, de la compagnie et de la section de recherches. Trois autres personnes ont été interpellées avant-hier.

Lors des perquisitions, les gendarmes ont notamment saisi quatre véhicules de standing, que les membres du réseau s’étaient achetés avec le fruit de leur larcin : une Audi A6, un 4×4 Hyundai, une BMW 525 et une Audi RS6. Des faux papiers ont également été retrouvés par les enquêteurs.

Les neuf suspects, huit hommes et une femme, ont été présentés au jugé d’instruction à l’issue de leur garde à vue. Tous ont été présentés au juge d’instruction et mis en examen. Cinq ont été écroués, deux placés sous contrôle judiciaire et un mineur a été placé dans un centre éducatif fermé. Sur les neuf personnes mises en cause dans ce dossier, cinq appartiennent à la même famille.

L’Alsace

Narbonne (11) : trois mois ferme pour les siphonneurs roumains

Les routiers roumains indéliquats avaient volé 800 litres de carburant dans la nuit du 1er avril sur l’aire de Fitou. Ils comparaissaient hier, jeudi.

L’action n’a duré que 25 minutes. Il est 1h 25 du matin sur l’aire d’autoroute de Fitou, la nuit du 1er avril. Deux hommes, âgés de 32 et 43 ans, à bord d’un semi-remorque espagnol se garent entre deux camions. « Sans aucune nervosité » (pv des gendarmes), avec une attitude « quasi professionnelle », l’un d’eux fracture le bouchon du réservoir du poids lourd voisin (« j’ai juste eu à tourner le bouchon », dira le prévenu), et ensemble ils déploient le dispositif de tuyaux accessible grâce à une découpe de la tôle sur leur camion, actionnent la pompe scellée dans un coffre sur le côté du semi-remorque et se servent. « 800 litres », dira la société victime du vol. « 400 litres », diront les prévenus.

Les gendarmes du peloton autoroutier de Narbonne sont là, ils voient tout. Attendent que le poids lourd reparte, l’arrêtent et interpellent les deux hommes.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, même si, dans ce cas précis, il s’agit de « primo-délinquants ». « C’est un phénomène qui prend une ampleur effrayante », constatera le procureur. Phénomène que les gendarmes prennent très au sérieux effectuant des surveillances renforcées sur l’axe Narbonne – frontière espagnole. Depuis, les flagrants délits s’accumulent et finissent en comparution immédiate.

Les deux chauffeurs routiers roumains ont écopé, pour le plus jeune d’un an d’emprisonnement dont 9 mois de sursis avec mandat de dépôt. Le plus âgé a été condamné à 8 mois de prison dont 5 mois avec sursis, avec mandat de dépôt. Leur poids lourd a été confisqué. Le ministère public avait requis 8 mois ferme et la confiscation du camion ainsi que de la carte grise.

L’indépendant

Vols de carburant et de bijoux dans la Somme: les gendarmes appellent à la vigilance

La gendarmerie de la Somme signale l’augmentation de deux formes de délinquance dans le département: les vols de bijoux sur personnes vulnérables et les vols de carburant dans le réservoir des poids lourds. Elle incite les particuliers et les chauffeurs routiers à être vigilants.

Les vols de carburant, dans les réservoirs des poids lourds sur les aires d’autoroute ou de repos sont en augmentation depuis plusieurs mois. Selon les gendarmes de la Somme, cette délinquance est actuellement pratiquée par des chauffeurs de poids en provenance de Roumanie voire de divers pays de l’est de l’Europe.

Le modus operandi des voleurs est le suivant : profitant des « coupures » effectuées par les chauffeurs routiers, ils stationnenent leur propre camion à côté de celui de la victime, en ouvrant les réservoirs et les siphonnent à l’aide de pompes électriques dont le débit permet, dans le plus grand silence, de récupérer plus de 500 litres de carburant en moins de 5 minutes. Le préjudice peut atteindre 800 à 1000 euros en une seule opération.

Les vols de bijoux sur personnes vulnérables, tendent à faire leur apparition depuis quelques semaines dans le département de la Somme. Cette forme de délinquance est pratiquée par des gens issus des pays de l’Est. Les délinquants agissent en équipe de deux femmes ou en groupes de trois à quatre individus. Les victimes sont essentiellement des personnes âgées ou vulnérables.

Les malfaiteurs abordent leur victime en prétextant la recherche d’un renseignement ou l’obtention d’une aide quelconque. Après l’avoir obtenu, ils remerciement la personne en l’embrassant ou en lui remettant un collier ou une médaille qu’ils lui attachent autour du cou. Au même moment, ils en profitent pour subtilser les bijoux portés par la victime. Les objets volés sont ensuite fondus ou revendus par des individus qui se positionnent pendant de cours moments sur les rond-points du département et plus particulièrement sur ceux situées à la périphérie d’Amiens.

France 3

Excedés, Ils menacent de créer une milice dans leur quartier

Après trois cambriolages commis en plein jour dans l’immeuble le plus imposant du Mont Saint-Michel, la gronde des riverains fait vibrer les murs. Dans une lettre adressée à l’union, ils menacent de créer « une milice intérieure pour la surveillance des lieux ».

Parmi eux, Nicolas (Le prénom a été changé) est le symbole de ce profond ras-le-bol. Et un témoin privilégié. « Le 17 mars, il y a eu des cambriolages au 12e étage. Le 20 mars, on en a comptabilisé un autre à mon niveau. À chaque fois, cela s’est déroulé en pleine journée. J’ai même vu une bande de jeunes descendre », assure le Châlonnais, précisant que la police nationale est intervenue à chaque fois.

« La peur prend de l’ampleur dans le quartier » « Vous imaginez si les malfaiteurs tombent sur des enfants ou des jeunes femmes ? Quelles auraient été leurs réactions ? Les gens ont très peur. Ce sentiment prend de l’ampleur dans le quartier », alerte Nicolas.

Les accès à l’immeuble sont précisément pointés du doigt. « Il y a deux portes devant et une derrière. Elles sont censés toutes s’ouvrir vers l’extérieur pour faciliter l’évacuation en cas d’incendie. Ce n’est pas le cas pour celle à l’arrière. On a déjà vu des gamins l’ouvrir à coups de pied », dénonce le locataire.

Un ensemble de raisons qui ont poussé les habitants de la tour à envisager « une milice ». Un terme fort de part ses différentes connotations. « Oui peut-être même un peu trop. Mais nous étions énervés au moment d’écrire la lettre », avoue Nicolas. S’il cherche à nuancer son propos, l’homme confirme l’éventualité de la formation prochaine d’« une brigade de surveillance dans les différents étages pour que les gens se sentent enfin en sécurité. Ce n’est pas normal que l’on soit effrayé à l’idée de quitter son domicile. Beaucoup de personnes dans la tour son prêtes à nous rejoindre », dévoile-t-il.

Une perspective évidemment prise très au sérieux par Châlons habitat, le bailleur social qui est en charge de l’immeuble. La direction étudie actuellement les éléments avant de communiquer sur l’attitude qu’elle va adopter.

Quoi qu’il en soit, la menace d’une milice est révélatrice de l’état d’esprit général. « Les gens ne respectent plus rien. On ne peut même plus laisser son vélo deux minutes dans le hall d’entrée sans se le faire piquer », lance avec amertume un habitant de la rue de Saint-Malo.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une voiture a été brûlée sur le parking du HLM. Une preuve de plus des actes de malveillance qui rythment la vie du quartier.

L’Union – L’Adrennais

L’inquiétante impunité des mineurs récidivistes

« On dénonce depuis un certain temps l’impunité des récidivistes, il faut en particulier revoir le schéma concernant la justice les mineurs. Le projet de loi Taubira, qui consiste à vouloir supprimer les peines planchers même lorsqu’il s’agit de faits graves, est inquiétant », alerte Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de police Alliance.

Hebergeur d'imageLes chiffres sont édifiants. Presque un vol avec violence sur deux est commis par un mineur… Et 5 % des délinquants sont à l’origine de près de la moitié des délits, en état de récidive ! Toutes les études font le même constat : les mineurs sont de plus en plus souvent impliqués dans des faits de plus en plus graves. Tous les voyants sont au rouge, ce qui démontre un laxisme aberrant pour les forces de l’ordre sur le terrain : « Il n’est pas rare, par exemple, de voir des mineurs interpellés dix, vingt, quarante fois, sans subir la moindre sanction », précise une source judiciaire, avant de conclure : « En effet, bien souvent, au lieu de sanctionner rapidement les auteurs des faits par une peine exemplaire, la justice laisse ces adolescents s’enfoncer dans la délinquance jusqu’à leur majorité. » [...]

Non seulement la part des mineurs dans la délinquance sur ces dix dernières années a fortement progressé, mais ils sont, de surcroît, de plus en plus impliqués dans de violentes agressions. Pour les vols avec violence commis avec une arme blanche, ils représentent ainsi 35,52 % des prévenus. La part des mineurs dans les vols à main armée est, elle aussi, en recrudescence. À l’heure actuelle, ils représentent 17,28 % de ces délits. Un chiffre qui ne cesse de grimper. [...]

Autre statistique alarmante, la part des mineurs impliqués dans des affaires de violences sexuelles : 30 % des affaires de violences, de viols et de harcèlement sexuels seraient le fruit d’une délinquance juvénile.  [...]

Le Point

Saint-Malo (35) : Les voleurs de moteurs venaient des pays de l’Est

En filigrane, les pointillés d’un réseau de voleurs de moteurs de bateaux, dont la piste met à jour un trafic vers l’Europe de l’Est. Elle conduira les enquêteurs de la gendarmerie directement des régions Bretagne à la région parisienne, point de départ et plaque tournante d’un trafic qui se termine, officiellement en tout cas, aux frontières de la Moldavie.

Les trois prévenus à la barre, en détention provisoire depuis presque un an, des Moldaves installés en France depuis 2010, ne sont pas du genre coopératifs et les questions répétées de la présidente du tribunal ne permettront pas de préciser les ramifications de ce réseau tissé en Europe de l’est.

Les faits remontent à la saison 2012, où entre avril et octobre, le gang se montrera particulièrement actif avec un mode opératoire toujours identique. Pour pouvoir démonter les moteurs qu’elle va devoir ensuite charger, l’équipe de malfaiteurs guette les nuits de marées basses qu’elle met à profit, d’abord, pour sectionner les amarres des bateaux, ensuite, les câbles d’alimentation des moteurs, qui seront démontés puis chargés.

«Combien de moteurs par nuit ? Et pour quel prix ?», s’enquiert le tribunal. «Entre quatre et six moteurs», répondent les naufrageurs de la plaisance, «pour 400 à 900 euros la nuit…». Une Volkswagen grise, frappée d’un autocollant «Bébé à bord», souvent repérée aux environs des lieux des vols, a été saisie par les enquêteurs. On y retrouvera 5 200 euros en liquide, «ce qui donne une idée des sommes qui ont pu transiter dans cette affaire », remarque la présidente.

Le trio moldave donne aussi dans le cambriolage, comme dans cette propriété du Viviers-sur-Mer, où, en plus d’un canapé, de tableaux ou d’une machine à laver, des bijoux sont dérobés, recelés et blanchis par Diana, la compagne d’Oleg, qui est la seule à avoir un compte en banque permettant de récupérer les sommes d’argent.

Les traces ADN relevées sur des mégots, cordages, gobelets ou boulons et pinces retrouvés dans les parages des vols ont permis l’identification des prévenus, ainsi que différentes localisations géographiques à l’aide d’un portable retrouvé. L’enquête aboutira donc vers la mise en examen d’une équipe dont le mode opératoire ne relève en rien de l’amateurisme, contrairement à ce que plaide la défense.

En tant que «chef» de bande, Victor écopera de 3 ans de prison avec maintien en détention. Oleg récolte lui aussi 3 ans d’emprisonnement, dont un avec sursis et maintien en détention ; sa compagne Diana s’en tire avec 6 mois avec sursis et Ion avec un an de prison.

Les parties civiles n’ont jamais retrouvé leurs moteurs, mais l’ensemble des dédommagements réclamés, soit plus de 80 000 euros, ont été validés par les juges.

Le Petit Bleu

Carcassonne (11) : un réseau de voleurs de métaux roumains

De mars à décembre 2012 un réseau de voleurs Roumains a fait la razzia sur les métaux dans une quarantaine de caves coopératives. 4, 4 t pour un montant de plus de 56 000,00 €.

Les vols de cuivre, un véritable fléau, la SNCF est en première ligne pour ces actes de délinquance. Les trois prévenus (deux étaient présents) qui comparaissaient, hier, devant le tribunal correctionnel, s’étaient spécialisés, eux, dans les caves coopératives. De mars à décembre 2012, ils ont écumé pas moins d’une quarantaine de caves coopératives à un rythme digne d’un Stakanov. À leur tableau de chasse, les caves de Rouffiac d’Aude, Lézignan-Corbières, Capendu, Aigues-Vives, Azille… leurs proies : les robinets, vannes, tuyaux en cuivre, bronze, laiton, étain… tout était bon pour se faire de l’argent.

Les deux Roumains, Gheorghe Cazamir, âgé de 45 ans, et Liviu-Lonut Turic, 24 ans, comparaissent pour ces cambriolages qu’ils reconnaissent en partie mais aussi pour association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. Car leur affaire tournait plutôt bien. En l’espace de quelques mois ils ont ainsi pu dérober quelque 4, 4 t de métaux avec un bénéfice estimé à pas moins de 56 000,00 €.

Car aussitôt le méfait perpétré, ils revendaient leur butin à une société spécialisée dans la récupération des métaux ; l’América-fer qui leur versait sur des comptes des sommes rondelettes qu’ils s’empressaient d’encaisser. Les deux prévenus n’ont guère été très bavards sur leur trafic, se chargeant mutuellement.

Les avocats de la défense tenteront de minimiser le rôle de leurs clients chargeant mutuellement l’autre, indiquant qu’une organisation qui les dépasse existe bel et bien. Après délibérations le tribunal a condamné Liviu-Lonut à 4 ans de prison ferme et Gheorghe Cazamir à 5 ans et le troisième prévenu à un an. Les prévenus devront également rembourser les parties civiles, très nombreuses, à hauteur de près de 1 000 000 € au total.

La Dépêche

Le nouveau visage des gangs itinérants

Artificiers kosovars, voleurs serbes, « vory v zakone » géorgiens… Ils sillonnent la France et s’adaptent à tous les terrains.

Commandos kosovars qui cambriolent les supermarchés ou font sauter les distributeurs de billets, gangs roumains qui pillent les hangars agricoles, voleuses professionnelles achetées à prix d’or par de puissants clans internationaux, redoutables voyous géorgiens placés sous le joug des «vory v zakone», les «voleurs dans la loi»… En quelques années, la délinquance traditionnelle issue des gens du voyage cède le pas devant les mafias venues de l’Est et des Balkans. À elles seules, elles représentent désormais 68 % des bandes ciblées par les gendarmes.

Rondes de surveillance pour éviter les siphonnages sauvages de gasoil, milices armées de fusils de chasse pour lutter contre le pillage massif des récoltes, caméras infrarouges et détecteurs de mouvement pour surprendre les voleurs de tracteurs… Alors que les paysans lorrains étaient au bord de la crise de nerf, les gendarmes, sous l’égide de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), ont mené plusieurs mois d’une enquête très serrée débouchant sur le démantèlement d’un gang aux ramifications internationales.

Les moteurs de bateaux, les montures de lunettes ou encore les pots catalytiques font l’objet de razzias nationales… Leurs méthodes glaçantes et leurs cibles sont passées au crible par les experts de la gendarmerie travaillant sous l’égide de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Selon nos informations, ces derniers ont fait aboutir le travail de pas moins de 36 cellules d’enquête débouchant sur 321 interpellations en 2013.

Le Figaro

Sète (34) : des trafiquants de panneaux solaires arrêtés

Les agents de la Police de l’air et des frontières (PAF) ont intercepté quinze fourgonnettes pleines à craquer de 300 panneaux solaires.

Les policiers ont mis la main jeudi 27 mars sur une impressionnante cargaison de… panneaux solaires volés. La scène s’est déroulée sur le port de Sète, dans l’Hérault. A l’occasion d’un contrôle, les agents de la Police de l’air et des frontières (PAF) ont intercepté quinze fourgonnettes pleines à craquer de 300 panneaux solaires.

Ils avaient été dérobés peu de temps avant en Italie. Les autorités transalpines avaient, dans la foulée, alerté les pays voisins. Les suspects, d’origine marocaine, ont été interpellés et placés en garde-à-vue. Ils s’apprêtaient à embarquer à bord d’un paquebot avec leur précieuse cargaison, direction le Maghreb.

RTL

Savoie : une vache dépecée au milieu de son champ

C’est une scène inhumaine et surréaliste qu’a endurée Julien Lison, mercredi. Vers 6h30, l’éleveur de vaches Hérens installé au hameau des Gabelins, à Chamousset, assure la tournée quotidienne de son cheptel. À son arrivée au lieu-dit « La plaine d’Aiton », près du centre de détention construit sur la commune, il aperçoit une forme étrange au milieu de son champ. Alors qu’il se rapproche, Julien Lison réalise l’horreur à laquelle il assiste. L’une de ses vaches a été dépecée en plein champ. Ne subsistent de l’animal que la tête sectionnée, les pattes et… la cloche. À côté de ces restes, gît le corps meurtri du veau auquel elle allait donner naissance sous quinzaine. Révulsé et attristé, l’éleveur alerte la gendarmerie.
Sur place, les enquêteurs ne tardent pas à saisir ce qui aurait pu être le scénario. Un véhicule semble s’être stationné en bordure d’une voirie limitrophe au parc.

Le Dauphiné - merci antibarbare