Victimes de raids organisés, les commerçants et les élus d’Arc-et-Senans ont manifesté ce week-end. Continuant à se propager dans les grandes villes, le fléau du cambriolage gangrène désormais les campagnes et les petites agglomérations.
Selon un dernier état des lieux de l’Observatoire national de la délinquance, le nombre de villas et résidences «visitées» en zone gendarmerie a bondi de 65 % entre 2007 et 2012.
Jusqu’alors épargnés par les vols, les commerçants, mais aussi les élus, les artisans et les habitants ont décidé de descendre dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol après une vague de cambriolages.
Au début du mois, plusieurs boutiques du centre ont été attaquées au pied-de-biche pendant la nuit. Boucherie, parfumerie, fleuriste ou encore salons de coiffure: les voleurs ont ciblé tous azimuts.
Les malfaiteurs, qui circuleraient dans un 4 × 4 transformé en véhicule bélier, s’en sont aussi pris au buraliste, déjà dévalisé à huit reprises. Le système de vidéosurveillance mis en place dans le secteur ne semble pas avoir calmé les cambrioleurs.
Plus globalement, la France a été le théâtre de 352 600 cambriolages en tout genre en 2012.
Sébastien, Avignonnais de 40 ans, a été laissé pour mort sur le bitume. Hospitalisé à La Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), il n’a toujours pas été entendu par les enquêteurs. L’état de ses blessures ne le permet pas.
Car, malgré son taux d’alcoolémie exceptionnel, qui pourrait être fatal à la grande majorité du commun des mortels, c’est la violence des coups qui a failli lui coûter la vie.
Cet employé de “Total”, sur une station pétrolière installée en Angola, souffre de plusieurs traumatismes à la tête.
Ses agresseurs se sont acharnés. Il ne sera pas entendu avant le milieu de la semaine prochaine. Deux individus sont activement recherchés. [...] Les deux malfaiteurs auraient repéré Sébastien, alors qu’il était attablé dans un bar avignonnais.
Après avoir confirmé le chiffre de 200 viols par jour, c’est dans son édition du 12 avril que le JT de France 2 confirme un autre chiffre de La France Orange Mécanique : 76000 vols de pickpockets cette dernière année en France.
Le phénomène est national et notre région n’y échappe pas. En Poitou-Charentes comme partout en France, les vols de ruches se multiplient. Pour les apiculteurs qui en sont victimes, c’est une catastrophe économique et l’anéantissement d’un long travail. (…) ces vols peuvent aussi alimenter des marchés clandestins en particulier à l’étranger.
Les millions de touristes qui transitent chaque année dans la capitale se retrouvent être la cible de groupes organisés de pickpockets. Les auteurs de ces vols sévissent en bande organisée et appartiendraient à des gangs de mineurs venus de l’Est.
Le Louvre a rouvert jeudi mais en présence d’une vingtaine de policiers en uniforme. Cinq d’entre eux étaient postés jeudi matin sous la Pyramide, principale entrée du musée.
« Nous espérons qu’ils vont rester le plus longtemps possible, plusieurs mois, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale », a affirmé à des journalistes l’administrateur général du Louvre Hervé Barbaret.
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« Quand les visiteurs ont été volés, ils se dirigent vers nous et on se retrouve face à des personnes qui sont en grande détresse parce quand on arrive de l’étranger, qu’on se retrouve sans papiers, sans passeport, sans argent, c’est un petit peu la catastrophe », a dit Elise Muller, du syndicat Sud Culture au Louvre. « On a aussi des réactions d’extrême colère et qui peuvent dégénérer », a-t-elle ajouté, expliquant que certains touristes exigent des agents qu’ils leur remboursent les sommes volées.
Face à cette tension, les agents de surveillance et d’accueil se sentent démunis, dit Elise Muller qui fait état de « crachats, d’insultes racistes, de menace verbales et d’intimidation physique ». Pour la déléguée syndicale, le renfort policier est
insuffisant à l’heure où le taux de fréquentation du musée est en constante progression. « Le problème bien plus vaste qu’uniquement une question de maintien de l’ordre », souligne-t-elle. « Le Musée du Louvre a une fréquentation qui a augmenté de 50% sur la dernière décennie et dans le même temps les effectifs ont baissé. Plus on a de gens moins on a de salariés », a-t-elle indiqué.
Le château de Versailles, le musée d’Orsay et le Centre Pompidou seraient également confrontés à une recrudescence des vols,
une situation qui pour l’heure semble n’avoir pas d’effet dissuasif pour les touristes.
Selon les syndicats CGT-FO-SUD, depuis plusieurs mois maintenant, les pickpockets sont « de plus en plus présents » et « de plus en plus agressifs ». « Près des entrées, à la sortie du métro Palais Royal musée du Louvre, et dans le musée même, ils sont partout et ne se cachent même pas, indique un employé qui a souhaité garde l’anonymat. Ils ne paient pas l’entrée, pénètrent dans les salles et se servent dans les poches ou les sacs des visiteurs. On ne peut rien dire. La plupart sont mineurs, ce sont toujours les mêmes mais on ne peut rien faire… La police est au courant, mais rien ne se passe ».
En off, plusieurs employés parlaient de « jeunes Roms » clairement identifiés » et regrettaient de ne pouvoir leur refuser l’entrée de peur d’être « accusés de délit de faciès« .
Selon les agents qui se disent « victimes de ces adolescents », les pickpockets n’hésitent pas à les « narguer ». « Les insultes sont quotidiennes, les crachats fréquents et les menaces récurrentes, nous avons tiré plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme au cours des derniers mois mais rien n’a été fait » regrette cet employé.
Le musée du Louvre a dû fermer mercredi suite à un arrêt de travail des agents d’accueil qui protestent contre «les pickpockets, de plus en plus nombreux et agressifs» dont ils se disent victimes au même titre que les visiteurs, nombreux à être dévalisés dans le plus grand musée du monde.
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Selon Christelle Guyader (SUD), «les agents expriment un ras-le-bol. Ils viennent parfois la peur au ventre au travail parce qu’ils se trouvent confrontés à des bandes organisées de pickpockets qui sont de plus en plus agressifs dont des mineurs, qui entrent gratuitement dans le musée et qui, même interpellés par la police, reviennent quelques jours plus tard».
Dans Bourdin & Co, Frigide Barjot dénonce les agressions commises sur les homosexuels, et annonce porter plainte contre le mouvement « Printemps français ».
« Le Printemps français sera poursuivi, je vous le dis solennellement aujourd’hui ! Poursuivi pour vol d’affiches, pour agression effectivement ! Vol de nos affiches, vol de notre logo, vol de notre slogan « On lâche rien », qui était aussi à M. Mélenchon… » – Frigide Barjot