Vlaams Belang : l’ex-conseiller de Dewinter était une « taupe » de la Sûreté de l’Etat

Bart Debie, ancien commissaire de police et conseiller de Filip Dewinter au sein du Vlaams Belang, affirme avoir été « une taupe » au sein du parti flamand d’extrême droite.

Bart Debie aurait en effet fourni durant trois ans des informations sur le fonctionnement interne du Vlaams Belang à la Sûreté de l’Etat, a-t-il déclaré aux quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

« J’ai été recruté comme informateur en 2007. Jusqu’à ma démission du parti en 2010, j’ai rencontré presque tous les mois une personne des services de renseignements », a déclaré M. Debie qui était à cette époque une figure-clé du Vlaams Belang.

Bart Debie aurait notamment fourni des informations concernant les soutiens financiers du Vlaams Belang. (…)

Le Vif

Belgique : la fin de 20 ans de « cordon sanitaire » autour du Vlaams Belang ? (MàJ + Vidéo)

Addendum du 10/01/2013 :

Dans cette petite ville de 18.000 habitants, les passants ne se montraient pas très concernés par la rupture du cordon sanitaire. Ici, on est loin des réactions outrées des politiques.
RTL

Addendum du 08/01/2013 :
Avec le soutien du VB, Koen D’Haenens a reçu six voix contre cinq. « Nous regrettons que Denderleeuw soit la première commune de Flandre dans laquelle le cordon sanitaire a été consciemment rompu », a réagi Elke De Greef (sp.a-Open).

Le Vif

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A Denderleeuw (25 km de Bruxelles), plus de deux mois après les élections, les habitants ne connaissent toujours pas le nom de leur maire. Deux coalitions récoltent chacune 11 sièges et le Vlaams Belang est en position d’arbitre avec ses 3 sièges.

L’ancien maire redoute l’issue de ce vote : « Vu l’impossibilité de trouver une solution concertée avec la NV-A et le CD&V, je ne peux que constater qu’ils comptent sur les voix du Vlaams Belang. Cela signifie la rupture immédiate du cordon sanitaire. C’est une triste première en Flandre. »

Pour combler le vide du pouvoir, faut-il, oui ou non, faire usage des votes du Belang ? La N-VA est-elle prête à se voir associée au Vlaams Belang ? C’est peut-être à Denderleeuw que se joue l’avenir du cordon sanitaire.

Louis Michel : « Le nationalisme conduit toujours à l’exclusion »

Louis Michel, député européen libéral, s’est distancé des propos tenus par Rik Torfs (CD&V) qui s’est prononcé en faveur de la fin du cordon sanitaire. Invité de Matin Première ce jeudi, l’ancien ministre a également défendu le bienfondé du discours royal de Noël et estimé que le nationalisme était, par essence, une idéologie d’exclusion.

Ce mercredi dans le studio de Matin Première, le sénateur CD&V Rik Torfs avait estimé que le cordon sanitaire était une erreur, si l’on en jugeait par les conséquences qu’il a eues sur le paysage politique flamand. Ce partisan historique du cordon sanitaire a dès lors appelé à y mettre fin.

Louis Michel (MR) s’est distancé de cette analyse. Il s’est dit inquiet de voir le cordon sanitaire ainsi remis en question en paroles et en acte.

Car en effet, à Denderleeuw, un collège minoritaire CD&V- N-VA, devrait bénéficier du soutien du Vlaams Belang pour diriger la commune.

« Je ne comprends pas la sortie de Rik Torfs, qui sont des propos dangereux« , a commenté l’ancien commissaire européen.  »Cela m’inquiète parce que j’ai toujours été favorable au cordon sanitaire, j’estime qu’il y a des partis avec lesquels il n’est pas possible de faire une coalition parce que ce sont des partis mortifères pour la démocratie« . (…)

RTBF

Belgique : La ministre de l’Intérieur veut interdire les «mouvements radicaux»

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet propose d’interdire les milices privées et les associations et groupements qui provoquent la haine ou la violence. Un projet de loi non réfléchi, pour La Ligue des droits de l’homme, qui pourrait mener à de nombreuses dérives. Ce projet de loi fait suite aux événements survenus à Molenbeek et aux propos du groupe islamiste Sharia4belgium mais pourrait concerner des mouvements comme Nation ou le Vlaams Belang.

Pour Alexis Deswaef, de la Ligue des droits de l’homme, c’est une «réaction précipitée et non réfléchie». Il en a parlé avec les internautes. Relisez le chat ci-dessous. Notamment il pointe le fait que le projet de loi n’est pas assez clair.

«Dans son projet de loi, la définition des associations qui pourront être interdites par la ministre est tellement générale que des groupes extrémistes nationalistes qui prônent la haine et la discrimination peuvent aussi être visés. La ministre va-t-elle interdire des groupes extrémistes comme Nation (qui manifestait dimanche dernier avec le Parti Populaire (P.P.) dans les rues de Bruxelles [contre Sharia4belgium]) ou le Vlaams Belang ? Comment choisira-t-elle quel groupe devra être dissout et quel groupe pourra poursuivre son discours de haine ? Voilà une raison pour laisser la dissolution au pouvoir judiciaire, dans le cadre d’un procès équitable et après une condamnation. Et puis la dissolution d’un groupe ne solutionne pas tout le problème, comme on l’a vu avec le Vlaams Blok qui a juste changé de nom (…) On voit les dérives possibles et il ne faut pas laisser le pouvoir exécutif empiéter sur le pouvoir législatif ou judiciaire dans un Etat de droit. Chacun son rôle. On ne sait pas qui sera le prochain ministre de l’Intérieur. Quid s’il provient d’un parti nationaliste ? Quel usage fera-il de pouvoirs si étendus ? »

Pour lui, le gouvernement devrait laisser le Parlement travailler et pousser plus largement sa réflexion. «Museler le messager n’empêche pas le message de passer. Dissoudre une association de fait ne résoudra donc pas tout. La réflexion mérite d’être plus large. L’intégration est un réel enjeu. Il est consternant de voir l’énergie des politiques sur le ‘tout au sécuritaire’ et le peu d’initiatives pour créer des emplois, ce qui reste une des meilleures voies d’intégration dans notre société».

rtbf.be

Belgique : Des enfants « forcés » à manger du porc lors d’un BBQ scolaire halal « multiculturel »

Trois membres du Vlaams Belang, le parti de l’extrême-droite flamande, font l’objet d’une procédure judiciaire pour violation de domicile après s’être introduits mardi à l’Athénée de Schoten pour partager des saucisses avec des enfants participant à un barbecue halal, ont rapporté ce jeudi les quotidiens Het Laatste Nieuws et Gazet van Antwerpen.

Les élèves de première année de l’enseignement secondaire professionnel organisaient un barbecue dans le cadre de leur projet de fin d’année.

De la viande halal y était exclusivement servie. L’école voulait mettre en contact les enfants âgés de 12 et 13 ans avec la société multiculturelle.

Trois militants du Vlaams Belang ne partageaient pas ce désir et ont passé les murs de l’école pour gâcher la fête. « Ils ont intimidé des élèves et les ont forcés à manger des saucisses », a expliqué le directeur-adjoint de l’établissement scolaire, Jacques Gits. « Les élèves étaient choqués par leur raid inopiné et brutal », a-t-il ajouté. Un des quinze élèves l’a confirmé. « Ils nous ont dit que la viande halal n’était pas vraiment de la nourriture et qu’ils étaient venus pour remplir nos estomacs. »

Le leader du parti trouve ça tout à fait normal

La direction de l’école s’est rendue à la police pour déposer plainte contre les militants. Selon Filip Dewinter, chef de file du Vlaams Belang, les trois hommes n’ont pas dépassé les bornes. « C’était de l’humour. Les écoles devraient plutôt arrêter d’exposer les enfants à de telles activités culturelles. »

RTL.be

Le gouvernement belge appelé à condamner « la prime à la burqa » du Vlaams Belang (MàJ)

Les organisations anti-racistes européennes ont appelé mercredi le gouvernement belge à condamner la proposition d’un parti d’extrême droite d’accorder une prime de 250 euros à quiconque dénoncerait à la police une femme portant la burqa.

[...] « Nous appelons le gouvernement belge à prendre toutes les mesures nécessaires afin de condamner cet appel à la délation », qui « est en violation flagrante des lois belge et européenne interdisant l’incitation à la haine et les discriminations », a déclaré Chibo Onyeji, président du Réseau européen contre le racisme (Enar), qui représente plus de 700 ONG en Europe. [...]

Le Midi Libre

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Le parti d’extrême droite flamand Vlaams Belang a proposé ce mardi de créer une prime de 250 euros à quiconque signalerait en Belgique le port d’une burqa ou du niqab à la police. Le port du voile intégral enflamme les débats dans le pays.

Filip Dewinter, l’une des principales figures du Vlaams Belang, a déclaré à Reuters que les policiers craignaient de faire appliquer la loi sur l’interdiction du voile intégral depuis que des émeutes ont éclaté la semaine dernière dans un quartier de Bruxelles, Molenbeek-Saint-Jean.

L’introduction d’une prime devrait selon lui permettre de faire pression sur les autorités pour que les agents de police fassent appliquer l’interdiction, en vigueur depuis l’an dernier.

Un porte-parole de la police bruxelloise a dit ne pas être au courant de l’initiative du Vlaams Belang tout en soulignant qu’un policier devait faire appliquer la loi et infliger une amende à toute femme portant la burqa ou le niqab en public. En Belgique, les femmes portant le niqab ou la burqa sur la voie publique sont passibles d’une amende maximale de 150 euros. […]

20 minutes (Merci à amidala et Lilib)

Belgique : un membre du Vlaams Belang condamné pour incitation à la haine raciale

Frans Wymeersch (Vlaams Belang), qui siège au conseil communal de Saint-Nicolas (Flandre orientale), a été condamné lundi par le tribunal de Termonde à une déchéance de dix ans de ses droits civiques pour incitation à la haine raciale et discrimination. L’ancien président de la formation flamingante Frank Vanhecke a, quant à lui, été acquitté.

L’affaire concerne un article, publié en 2005 dans le bulletin local du Vlaams Belang, selon lequel des jeunes allochtones étaient responsables de dégradations au cimetière de Saint-Nicolas. Frans Wymeersch, l’auteur de l’article, a été condamné pour ces faits à quatre mois de prison avec sursis. (…)

RTBF.be