Bavures, corruption, dérapages : Quand les flics enquêtent sur les flics (Vidéo)

Corruption, violences illégitimes, « bavures » et incompétences: les policiers eux-mêmes ne sont pas au-dessus de tout soupçon. Lorsqu’ils dérapent, c’est l’affaire des « bœufs-carottes », le surnom donné à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Pour la première fois, l’IGPN a accepté que des journalistes suivent ses investigations. Habituellement ces super-flics enquêtent sur leurs collègues dans le plus grand secret, loin des caméras.

Du simple blâme à l’exclusion définitive, chaque année, 3.000 fonctionnaires de police sont sanctionnés. La police des polices a à son actif des affaires retentissantes comme la chute de Michel Neyret, l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon ou celle des policiers ripoux de la BAC Nord de Marseille.

Comment ces limiers chevronnés mènent-ils leurs recherches ? Comment parviennent-ils à faire craquer des collègues rompus aux techniques d’investigation et aux interrogatoires ? Pourquoi sont-ils détestés par leurs confrères ? Arrestation de policiers corrompus, gestion délicate des émeutes urbaines, et même contrôles surprises dans les commissariats : un document exceptionnel au cœur de la police des polices.

Partie 1:

Partie 2:

«L’insécurité a amené les Martiniquais à s’armer pour se protéger»

Grenades, munitions, fusils de chasse et revolvers. En deux mois, les Martiniquais ont rapporté dans les commissariats et les gendarmeries du département plus de 460 armes à feu et environ 22 000 munitions. Une récolte considérable, fruit de la campagne «Déposez les armes» menée par la préfecture depuis le 1er février. Pour parvenir à une telle collecte, la préfecture a promis de ne pas poursuivre ceux qui rendaient leurs armes aux autorités, même si celles-ci étaient détenues illégalement. La plupart des meurtres commis dans le département en 2013 l’auraient d’ailleurs été par une arme à feu.

Pour le sociologue Louis-Félix Ozier-Lafontaine, la campagne «Déposez les armes» sur l’île antillaise est une «opération qu’il faudra reproduire».

Qui sont ceux qui ont rendu leurs armes ? Les citoyens ou les trafiquants ?

De manière générale, les armes ont été rendues par la population, qui comprend qu’elles représentent un danger. […]

Pourquoi une telle circulation d’armes en Martinique ?

La circulation d’armes est une caractéristique des Antilles en général, et plus particulièrement des petites Antilles. Elle est surtout liée au trafic de stupéfiants, car les produits toxiques sont des produits d’appel au trafic d’armes. Leur provenance est difficile à connaître de manière précise. Nous savons juste qu’elles ne viennent pas uniquement d’Amérique Latine. Mais ce n’est pas la seule explication à leur présence. L’insécurité, souvent engendrée par ces trafics, a amené la population à s’armer pour se protéger. Même s’il ne s’agit là que d’une faible proportion des armes en circulation.

Qu’est-ce qui peut expliquer l’importance de ce trafic ?

Il existe une corrélation de phénomènes qui concourent à cette violence. Notamment un mimétisme fort. Le monde est mené par une forte proportion de violence. Cette culture arrive dans les sociétés, dans la nôtre en particulier. Cela passe par la consommation d’images, souvent violentes, par exemple dans la cinématographie actuelle. Et en Martinique, elle trouve les conditions favorables pour se développer.

Quelles sont les conditions particulières à la Martinique ?

La principale, c’est une jeunesse désœuvrée. Les jeunes Martiniquais connaissent aujourd’hui la précarité. Nombre d’entre eux sont obligés de s’en aller pour trouver du travail. Entre 10 000 et 15 000 jeunes âgés de 16 à 35 ans se retrouvent sans emploi. Une grande partie d’entre eux se met à consommer des produits illicites, ce qui mène à la violence. C’est une jeunesse qui a le sentiment d’être abandonnée et qui vit dans une précarité matérielle et psychologique. C’est une situation dégradée et dégradante. D’autant plus que le tissu familial a changé lui aussi et ne véhicule plus le même message qu’autrefois. Depuis plusieurs décennies, le nombre de parents au chômage ne cesse d’augmenter. Et beaucoup de jeunes n’ont jamais vu leurs parents travailler. […]

Libération

Montpellier (34) : condamné à dix ans de prison pour des mutilations au sabre

Daho Ferhaoui avait grièvement blessé et mutilé l’un de ses voisins au soir du 30 juin 2011, rue de la Mouneda à Montpellier [...] lorsque, armé d’un katana, l’intéressé à grièvement blessé cet étudiant. Lui sectionnant l’index gauche et lui mutilant deux autres doigts d’un coup de lame portée avec ce sabre japonais. Tout cela pour une cigarette refusée. Ou en réponse à d’improbables visions nourries par le chaos occupant son esprit.

Et de soutenir : « Ma conviction est que sa route croisera à nouveau celle de la justice. » Interpellant enfin les jurés : « Un jour, il va sortir. Le voulez-vous comme voisin pour vous, vos enfants, vos petits-enfants ? »

Un risque quantifié par le magistrat à l’endroit de ce ressortissant d’origine algérienne. Soit treize années de réclusion, assortie d’une interdiction définitive du territoire. Treize fois non ! Le coup de Ferhaoui n’était pas volontaire ! « Il a voulu lui faire peur mais pas le toucher intentionnellement ! », soutient mordicus Me Dumont en défense. Et pour lequel le geste de son client est intimement lié à ses troubles. Tant psychologiques que psychiatriques.

« Il est malade ! » affirme la défense L’auxiliaire regrettant « les rapports des expertises pas satisfaisants. Car ils ne sont pas allés au bout des choses ». Certes. Et de poursuivre plus avant : « Moi, je dis que l’on ne peut pas condamner des fous, des demi-fous. C’est l’honneur de notre justice de ne pas condamner des gens pas bien dans leur tête. Et Daho Ferhaoui n’est pas bien dans la sienne ! Il est malade ! » Allant plus loin (trop ?) encore : « La victime a participé, par une erreur d’appréciation, à son drame. »

Chose certaine en revanche : ce lundi en fin de journée, Daho Ferhaoui a été condamné à dix années de prison. Sans interdiction du territoire comme l’avait réclamé l’accusation.

Midi Libre

A Nogent-sur-Oise, la violence gangrène le collège (+ rétrospective fdesouche)

Tentative d’évasion d’un trafiquant creillois en Belgique

Un commando armé de quatre hommes a tenté hier de pénétrer dans la prison de Saint-Gilles, en Belgique. Selon une source proche de l’enquête, le commando aurait tenté de faire évader Mohamed Benabdelhak, l’un des plus gros trafiquants de drogue de l’Oise. « Une enquête est en cours », a assuré de son côté le parquet du procureur du Roi, à Bruxelles, qui n’a cependant pas démenti l’information.

Hier soir, peu après 20 heures, une voiture tente d’entrer dans le bâtiment en se faisant passer pour un véhicule de police. En vain. Le commando enfonce finalement la porte de la prison en fonçant dessus avec une camionnette. Bloqués au niveau du sas de sécurité, ils tentent alors d’ouvrir la porte de sécurité en tirant dessus à l’arme lourde. Là encore, la tentative échoue. Ils prennent alors en otage une infirmière, avant de prendre la fuite à bord d’une voiture et de la camionnette.

Une course-poursuite commence entre les fuyards et la police belge. Des tirs nourris sont échangés. Craignant une balle perdue, les policiers laissent finalement les deux véhicules filer. Un peu plus tard dans la soirée, la voiture, une Volkswagen Golf, est retrouvée incendiée à Waterloo (Belgique). La camionnette, qui a subi le même sort, est localisée dans la région bruxelloise. Les auteurs sont quant à eux toujours en fuite et restent pour l’heure introuvables.

Arrêté fin janvier en Belgique, Mohamed Benabdelhak, 34 ans, condamné une première fois en 2005 pour trafic de stupéfiants, avait été interpellé après six ans de cavale. Ce trafiquant bien connu des services de police français s’était en effet évadé en novembre 2008 lors d’un transfert : à l’entrée de Beauvais (Oise), la voiture de gendarmerie qui le transportait avait été percutée par une mini Cooper. Un commando de six hommes armés de Kalachnikov l’avait alors libéré. Il devrait bientôt être extradé vers la France.

Le Parisien

Saint-Denis (93) : une école primaire placée sous protection judiciaire

Les enseignants de deux écoles n’ont pas fait cours hier, excédés par les incidents™ à répétition dans le quartier. Des CRS seront présents dès lundi.

Exaspérés par les problèmes récurrents d’insécurité aux abords de leurs établissements, les enseignants de l’école primaire Jules-Guesde et de la maternelle Corbillon, à Saint-Denis, ont exercé vendredi leur droit de retrait.

Le Parisien – article payant – merci jojo2

Pakistan : chaque année, plus de mille jeunes filles mariées de force et converties à l’islam

Plus de mille jeunes filles chrétiennes et hindoues sont enlevées, converties de force à l’islam et contraintes d’épouser un musulman chaque année, révèle un nouveau rapport, paru le 7 avril dernier, du Mouvement pour la Solidarité et la Paix (MSP), un regroupement d’ONG, d’associations et … d’organismes dont fait partie la Commission ‘Justice et Paix’ de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan.

Selon ces dernières estimations, sur le millier de victimes concernées – dont le nombre augmente sensiblement chaque année –, 700 sont chrétiennes et 300 hindoues. Des chiffres qui sont très largement sous-évalués, poursuit le document du MSP, « un grand nombre de cas ne faisant pas l’objet de plaintes ».

Le rapport, intitulé « Mariages forcés et conversions forcées dans la communauté chrétienne du Pakistan », dénonce un scénario immuable : âgées de 12 à 25 ans, appartenant à des familles pauvres, les jeunes victimes sont séquestrées, converties à l’islam puis mariées de force à leur ravisseur ou à celui qui leur a été « réservé ».

Selon la Commission ‘Justice et Paix’, qui a participé à l’élaboration de ces statistiques, la plupart des jeunes filles chrétiennes enlevées viennent de familles pauvres de la province du Pendjab où se trouve la majorité des deux millions de chrétiens que compte le Pakistan.

La plupart du temps, les jeunes filles sont dans l’incapacité de se défendre face aux menaces des ravisseurs ou de la police qui tentent de les dissuader de porter plainte ou, lorsqu’elles comparaissent devant un tribunal, les forcent à se rétracter. Quant aux familles des victimes, si elles décident de porter l’affaire devant la justice, invariablement les ravisseurs portent plainte à leur tour, les accusant de s’opposer à la conversion ou au mariage spontanés de la jeune fille. De plus, seuls les rapts de mineures sont pris en compte, les femmes de plus de 18 ans étant censées être « consentantes ».

« La jeune fille peut subir des violences sexuelles, une prostitution forcée, des coups et des abus domestiques, voire même être victime de trafic des êtres humains », rapporte le document, étayé par de nombreux témoignages.

[...]

MEP

Chalon-sur-Saône (71) : un tunisien condamné pour violences et menaces de mort

Un jeune Chalonnais de 25 ans a été condamné par le tribunal, en comparution immédiate pour violences et menaces de mort sur son ex-concubine avec qui il a eu une petite fille. L’homme soupçonnait la jeune femme d‘avoir une liaison avec son oncle et s’est acharné sur la victime : coups de pied, coup-de-poing, y compris quand la femme était au sol, et de nombreux tirages de cheveux.

À la barre, le mis en cause a eu du mal à reconnaître les faits, essayant de se poser en victime. Une attitude qui n’a pas plaidé en sa faveur : 12 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec interdiction de rencontrer la victime et de paraître dans son quartier d’habitation. De nationalité tunisienne et bénéficiant d’un permis de séjour d’un an, il a été prévenu par le président du tribunal qu’à la prochaine incartade, ce pourrait être une peine de prison suivie d’une expulsion du territoire.

Le Journal de Saône-et-Loire

Mâcon (71) : Karim, Saci et Hadif condamnés jusqu’à 20 ans de réclusion

Des peines allant de 2 ans de prison à 20 ans de réclusion ont été prononcées mercredi soir à Mâcon par la cour d’assises de Saône-et-Loire à l’encontre de onze hommes jugés pour avoir participé à une expédition punitive mortelle en 2010. La peine la plus lourde, qui est au-delà des 18 ans requis par l’avocate générale, a été infligée à Karim Ben Cheick Rejeb, présenté dans cette affaire comme le commanditaire.

Le 13 mai 2010, vers 23H00, un groupe d’une dizaine de personnes avait enlevé deux jeunes gens dans la cité du Stade à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Peu après, Naem Ben Najma, âgé de 23 ans, était retrouvé mort, tué par balles et portant des traces de coups sur le crâne, en bordure de l’autoroute A6 en Bourgogne. Son cousin avait été retrouvé grièvement blessé par balles près d’Avallon (Yonne). Selon la défense, cette expédition punitive aurait trouvé son origine dans un braquage au domicile de la famille Ben Cheick Rejeb au matin du 13 mai 2010, où se trouvait un garçonnet de 5 ans.

Karim Ben Cheick Rejeb aurait alors contacté et fait contacter des connaissances, dont sept sont venus de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour infliger une « raclée » aux supposés braqueurs, tandis que la rumeur désignait notamment Naem Ben Nejma et son cousin. La justice n’a pas pu prouver l’existence de ce braquage.

Lors de son réquisitoire jeudi dernier, l’avocate générale Géraldine More avait considéré que ce dossier s’inscrivait « au coeur de la voyoucratie des cités ». Pour Mme More, ce présumé braquage était « un prétexte », rappelant que M. Ben Cheick Rejeb était impliqué « dans le business des stupéfiants ». Ayant reconnu une partie des tirs, Hadef Abdelkader a écopé de 18 ans de réclusion, à l’issue de près de quatre semaines de procès.

Saci Benabderrahmane, considéré comme le « logisticien » pour avoir, selon l’accusation, « recruté » les membres du « commando », a été condamné à 15 ans, bien au-dessus des 10 ans de prison requis. Cinq des participants à l’expédition punitive se sont vu infliger des peines de dix ans d’emprisonnement. Deux des trois accusés poursuivis pour complicité ont été condamnés à trois ans de prison et le troisième à deux ans d’emprisonnement.

Le Figaro

Pamiers (09) : un collégien tabassé à la sortie des cours à cause « de son look »

Un collégien de seize ans, scolarisé à Pamiers, a fait l’objet d’un tabassage en règle ce vendredi, après les cours. Il a été grièvement blessé, victime notamment d’une double fracture à la mâchoire. Le jeune homme, fortement charpenté, affichait ouvertement des idées racistes et se déclare d’extrême-droite.

Chez ses parents, à Foix, Kévin(1) se remet de l’agression dont il a été victime ce vendredi après-midi, à Pamiers, lorsqu’il s’est retrouvé entouré par un groupe de six jeunes gens qui l’ont violemment frappé, notamment à la tête. «Je vais mieux, même si j’ai encore du mal à parler ou à manger, explique le jeune homme, âgé de 16 ans, collégien. J’ai une double fracture de la mâchoire, le nez abîmé, un traumatisme crânien mais, avec les cachets, la douleur est supportable». Sa mère montre les radios faites à son fils : les deux fractures sont particulièrement visibles, une de chaque côté de la mâchoire.

«J’ai d’abord été frappé à la tête, et je suis tombé», reprend le jeune homme. Kévin pense avoir reçu les autres coups alors qu’il était encore debout, mais ses souvenirs sont flous. Il est possible qu’il ait été frappé, notamment à la mâchoire, alors qu’il se trouvait au sol.
«À cause de mon look»

Reste les circonstances de ce tabassage en règle. Le jeune garçon, de forte carrure, et dont le style vestimentaire – celui affiché par les militants d’extrême-droite – ne passe pas inaperçu, se trouvait dans un parc, à Pamiers, lorsqu’il a été abordé par un jeune homme en scooter. Ce dernier s’est arrêté et l’a interpellé, faisant référence à un différend survenu dans l’établissement scolaire, voici plusieurs semaines, avec un jeune élève. Le jeune en scooter invite Kévin à le suivre, et surviennent alors six autres jeunes qui l’encerclent. «Ils disaient des trucs, ils me provoquaient», se souvient le jeune homme, qui estime qu’il a été pris pour cible à cause de son apparence physique et son «look». «Ils ont profité que je sois seul», conclut-il. Ses parents, eux, font allusion à un autre incident survenu voici quelques mois : sur sa page face book, le jeune homme avait publié des propos clairement racistes, signalés par la direction de son collège au commissariat de Foix. Le jeune homme avait d’ailleurs dû s’y présenter. Mais aucune poursuite n’avait été engagée contre lui.

Parvenant à rejoindre son collège à la suite de cette agression, le jeune homme a été pris en charge par l’infirmerie de l’établissement, puis les pompiers, transféré au Chiva, puis à Toulouse, où il a subi une opération samedi matin. Une plainte a été déposée ce lundi. Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs de cette agression. Mais sans succès : la victime ne connaissait pas ses agresseurs et n’a pas été en mesure de fournir une description précise.

La Dépêche

Corbeil-Essonnes (91) : La police caillassée à Montconseil

Ils ont entre 16 et 20 ans et ont été placés en garde à vue vendredi soir. Vers 19 heures, la police est appelée dans le quartier de Montconseil, à Corbeil-Essonnes, pour une bagarre. Mais tout porte à croire qu’il s’agissait d’un guet-apens.

Le Parisien