Hier soir, la cour a reconnu El Hassane Oumrani coupable de viol et de vol. Il est aussi interdit de séjour à Nîmes.
Au second jour du procès pour viol sur une quinquagénaire, perpétré à Nîmes en juillet 2010, El Hassan Oumrani a entendu, hier, depuis le box, la plaidoirie de la partie civile qui a rappelé ce que la victime, agressée à son domicile, avait enduré. Rose (1) est restée comme la veille, les mains serrées sous son menton à l’énoncé des faits. Son avocat, Me Frédéric Mansat-Jaffré, a souligné le courage de Rose, venue à l’audience supporter le poids d’un procès. « Rarement, une victime d’un viol ne vient témoigner de cette façon devant la cour (…). La femme qu’elle était avant le 20 juillet est morte. »[...]
L’avocate générale, Bénédicte Bertrand, a rappelé à la cour et aux jurés la longueur de ce viol. Il lui a imposé « deux rapports vaginaux très longs. Tout cela a duré trois heures ». Pour l’accusation, la théorie d’une pulsion sexuelle ne tient pas la route. D’abord, à cause de la durée. Ensuite, parce que l’accusé a masqué les fenêtres pour ne pas être vu et a mis un torchon sur son visage pour ne pas être reconnu. Il a enfin jeté la batterie du téléphone de la victime pour empêcher la malheureuse de prévenir la police. Le ministère public estime enfin que El Hassan Oumrani a volé avant de violer.[...]